dimanche 22 mars 2015

Magalie et Sébastien ont choisi une vie décroissante


Un jour, ce couple a pris une décision radicale : tout plaquer pour vivre autrement. En attendant que leur maison sorte de terre, ils sont heureux avec trois fois rien. 
Cela pourrait commencer par : il était une foi. La foi d’un couple en un autre mode de vie. Plus… dépouillé. Magalie, 29 ans, des Deux-Sèvres, Sébastien, 35 ans, d’Anetz (Loire-Atlantique), ont fait un choix, celui de vivre en autonomie. Licenciée de psychologie, Magalie était assistante d’éducation en collège. Sébastien, lui, avait sa propre boîte. Il y a deux ans et demi, c’est le déclic. Ils décident de tout plaquer. Sébastien vend son entreprise, la maison. Avec 50 000 €, une nouvelle vie commence. Sur un terrain, à Angrie, où le couple retape une maison. 

Moins dépendants du travail 
"Nous en avions assez d’un mode de vie lié à la consommation." Sébastien s’épuisait dans son travail, Magalie désespérait de ne pas en trouver un. Ils se sont interrogés. "Comment devenir moins dépendants du travail et, surtout, du revenu qui va avec ?" Ils ont réfléchi sur leurs besoins réels pour vivre heureux. Et ont fait un constat. "Celui que le temps prime sur l’argent." Avec un demi-salaire, ils ont réduit les prélèvements mensuels pour avoir besoin du minimum d’argent. Donc, du minimum de travail. "Plutôt que de travailler plus, nous préférons dépenser moins." 

Une future maison autonome 
Grâce à de la récupération intensive, une simplification des procédés de construction et une motivation extrême, ils espèrent emménager complètement dans leur nouvelle maison dans le courant de l’année. Une maison entièrement autonome. En attendant, ils vivent sous le hangar d’à côté. "Des panneaux solaires et une éolienne nous fournissent l’électricité ; nous filtrons sur place l’eau de notre puits ; nous utilisons des toilettes sèches, nous consommons les produits du jardin, les œufs de nos poules. Enfin, il est aisé de trouver du bois pour nous chauffer ou des vêtements à moindre coût, pour nous vêtir."