mardi 31 mars 2015

Cinq pesticides classés cancérogènes par l'Organisation mondiale de la santé

Ce sont des produits qui peuvent provoquer des cancers. Cinq pesticides ont été classés cancérogènes "probables" ou "possibles" pour l'homme par l'Agence du cancer (Iarc) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), vendredi 20 mars. Francetv info vous en dit plus sur les pesticides incriminés. 

Trois pesticides cancérogènes "probables" 
L'herbicide glyphosate, l'un des plus utilisés dans le monde, et les insecticides malathion et diazinon ont été classés cancérogènes "probables chez l'homme". Le glyphosate constitue notamment la substance active du Roundup, l'un des herbicides les plus vendus au monde, souligne l'Agence (PDF en anglais). Outre l'agriculture, où son usage a fortement augmenté, il est également utilisé dans les forêts et par les particuliers dans leurs jardins. 

Des traces de glyphosate ont été retrouvées dans l'air, dans l'eau et dans la nourriture, selon l'Iarc, qui précise que la population générale est notamment exposée lorsqu'elle habite à côté de zones traitées. Les niveaux d'exposition observés sont toutefois "généralement bas", souligne l'Iarc. 

Pour ce qui est des risques cancérogènes des insecticides malathion et diazinon, l'Iarc note qu'il existe des "preuves limitées" chez l'homme en ce qui concerne la formation de lymphones non hodgkiniens, c'est-à-dire des cancers touchant le système lymphatique, tel la moëlle osseuse ou les ganglions. Pour le malathion, l'agence cite aussi le cancer de la prostate et pour le diazinon, le cancer du poumon. Ces risques ont été évalués en se basant sur des études d'exposition agricole menées aux États-Unis, au Canada et en Suède, ainsi que sur des animaux en laboratoires. 

Deux insecticides cancérogènes "possibles" 
Enfin, les insecticides tetrachlorvinphos et parathion ont, pour leur part, été classés cancérogènes "possibles". Ces deux insecticides sont notamment utilisés dans l'agriculture et pour traiter les jardins, précise encore l'Agence du cancer. Ils font déjà l'objet d'interdictions ou de restrictions dans de nombreux pays, notamment au sein de l'Union européenne. Le premier est encore utilisé aux États-Unis pour traiter le bétail ou les animaux de compagnie.