samedi 28 juillet 2012

Vaches sacrées, go home !


La grosse blague de la fin de la campagne présidentielle s'appelle "Roosevelt 2012". C'est le défilé du troupeau des vaches sacrées de la bien-pensance officielle. Citons les plus connus : Stéphane Hessel, Bruno Gaccio, Susan George, Edgar Morin, Patrick Viveret, Michel Rocard, Jean Gadrey, Gilbert Mitterrand, Pierre Larrouturou, Dominique Méd[i]a, Lilian Thuram, des membres de la revue Les Inrockuptibles ("Télérama des petits bobs" selon PLPL), René Passet... 
Leur manifeste intitulé "Dire l'urgence et reconstruire l'Espoir" est un gloubiboulga de bons sentiments jusqu'à l'indigestion. Aucun mot sur la croissance, le développement ou l'idéologie progressiste. On y rêve d'une nouvelle politique keynésianiste et d'un "gentil capitalisme" encadré par des gentils bureaucrates et des gentils économistes. Une réflexion claquemurée dans l'économie où Michel Rocard revient comme une référence essentielle. On a trouvé mieux et moins usé pour changer le monde ! Cité aussi, Jean-Marc Jancovici, le technocrate glacé de l'écologie mécaniste dont la seule morgue surpasse son ignorance de la connaissance de la personne humaine comme être symbolique. Toutefois, les lecteurs de La Vie Catholique, de Télérama et les auditeurs de France Inter seront ravis. 
"Si nous voulons "gagner la course de vitesse" et sauver notre planète, il ne suffit pas de parler de "développement durable" ou de mettre en œuvre très lentement des Conventions internationales très peu ambitieuses. Si nous voulons gagner la course de vitesse, si nous ne voulons pas laisser à nos enfants une planète invivable, il faut AGIR. Il faut qu'un pays ou un groupe de pays passe à l'action et apporte très vite la preuve "grandeur nature" qu'on peut effectivement diviser par 4 la production de gaz à effet de serre sans pour autant renoncer à une vie agréable."
Assurément, cette joyeuse bande n'est pas prête à renoncer à la "vie agréable" des plateaux de télé et des studios de radio.

La décroissance N°89