jeudi 21 juin 2018

21 juin 1464 : Inauguration en France d’un premier dispositif de « poste aux lettres

Inauguration en France d’un premier dispositif de « poste aux lettres ». Mis au point sur l’ordre de Louis XI, il comprend des relais situés dans toutes les localités d’une certaine importance. Il est à l’origine du système postal français.

Antoine Blondin par Michel Déon



« Dans le concert qui salue ces temps derniers la nouvelle édition par La Table Ronde de deux des plus beaux romans d’Antoine Blondin, je vois s’estomper les anecdotes qui ont trop fait une facile légende de sa vie de bohême. Dieu merci, il n’était pas que ce semi-clochard de Saint-Germain-des-Prés, des bistrots de la rue du Bac, il était, pour l’au-delà des hasards désolants de la vie, le délectable auteur d’une œuvre singulière, même si singulière qu’on n’a pas toujours perçu sa hauteur dramatique. Le temps est arrivé de la voir pour tout ce qu’elle apportait de rare à une époque où le roman s’enlisait dans les diktats d’école à école et même d’université à université. On imagine mal, aujourd’hui, ce que les écrits de Blondin – et en particulier L’Humeur vagabonde et Un singe en hiver – avaient d’unique à leur parution et ce que leur reparution signifie dans l’actuel chaos du roman français. Je dirais que Blondin écrivait innocemment pour lui-même et pour ses amis qui l’entendaient et l’aimaient. Si sa propre vie est un drame, il a su la raconter sous le masque de la fiction avec une apparence de légèreté admirablement trompeuse. Le héros de ses romans, c’est lui avec sa génération suicidaire, se pardonnant mal les dons accordés par les fées à sa naissance et offrant de les partager avec son proche entourage comme avec ses lecteurs. Grâce à lui, aux instants difficiles de l’après-guerre, nous avons eu moins froid, nous avons ri au lieu de fondre en larmes, nous avons pleuré de rire. Le calembour dont il était l’irrésistible maître est encore une façon de tordre le cou à toute velléité de paraître sentencieux ».
Michel Déon, de l’Académie française

Visages de la pauvreté rurale : « Ils essaient de survivre par leurs propres moyens »

A Maupas et à Vic-Fezensac, les bénévoles de la Croix-Rouge sillonnent la campagne du Gers à bord d’un bus pour ceux qui n’ont rien et demandent peu. Ils croisent les visages de la pauvreté rurale, accompagnés de handicaps, de tutelles, ou de maladies mal soignées.

« Ils ne se rendent pas compte… Je ne suis pas raciste, mais faut qu’ils nous aident plus, les Français… » 

Les fenêtres, le pull et la dentition de Paul Dupouy laissent passer les courants d’air. L’aide-ménagère qu’entendait envoyer la mairie de Maupas (Gers), elle, n’a jamais passé son seuil. Ce n’est pas à 93 ans qu’il laissera quiconque mettre le nez dans ses affaires !

Il faut dire qu’il y en a, des petites bricoles récupérées, recyclées, empoussiérées, dans la salle à manger de son ancienne ferme au confort moderne années 1950. L’intérieur de la cheminée fait office de sèche-linge. Un transat de jardin sert de canapé, et la table plastifiée de rouge, de réfrigérateur à l’air libre où les fourmis se ravitaillent en file indienne.

« Un moment que je vous ai pas vu… Ça va ? » Annie Dupeyron, une « jeunesse » de 75 ans, bénévole à la Croix-Rouge, est venue jusque chez l’ancien viticulteur, lui apportant un colis alimentaire et sa présence, en ce matin de la fin mai. Depuis trois mois, un camion de l’association sillonne la campagne du Gers à la rencontre de ceux qui n’ont rien et demandent peu. Il ne s’agirait pas que cela se sache…

Paul Dupouy se contente de 700 euros de retraite agricole, ce qui a transformé en casse-tête le remplacement récent de sa guimbarde hors d’âge. « La farine… Je m’en sers pas, gardez, vous la donnerez à d’autres. Le chocolat en poudre, oui, ça, ça plaît aux petits du coin. » 

L’inventaire des provisions ne le passionne pas. Plutôt que des spaghettis, Paul Dupouy, habitué aux haricots verts du jardin, attend une oreille bienveillante.

Plus un seul voisin avec qui commenter le rugby 
Pour raconter qu’il n’entend plus son téléphone. M. Dupouy n’est pas sourd. C’est la sonnerie, un petit gazouillis, comment voulez-vous ? Ces gars du foot, qui s’effondrent, maintenant, dès qu’on les frôle. Il les mime, les bras en croix. « Nous, on recevait un coup de pied, on essayait de le rendre. » Plus un seul voisin avec lequel commenter les résultats du rugby dans Sud-Ouest. « Les copains de l’école, ils sont morts jeunes, dans les 80 ans. » 

Les nouveaux arrivants sont loin. Et pas comme ceux d’avant. Ils ne le demandent pas, mais M. Dupouy leur arrose tout de même les pots de fleurs quand ils partent à la mer. Une heure a passé, Annie Dupeyron file. Paul la salue devant l’indescriptible fouillis de sa grange. « Comme ça, au moins, j’aurai vu du monde ce matin. »

A Maupas (200 habitants), trois personnes, toutes au moins octogénaires, bénéficient de la tournée « Croix-Rouge sur roues », cofinancée par la Fondation PSA et les collectivités locales. Le gros camion blanc se gare devant la mairie, puis une petite voiture dessert les maisons. Plus pratique dans les chemins creux. Plus discret, surtout.

« Ils essaient de survivre par leurs propres moyens » 
Des personnes âgées, ou des mères seules, de plus en plus: cela interpelle les bénévoles, qui décrivent les frigos vides, le liquide vaisselle qu’il faut économiser, les rares heures d’intérim, les nombreuses heures de « tondeuse » ou de ménage « au black », si les voisines veulent bien garder le petit.

« Si on ne va pas les voir, ils ne feront pas le pas. C’est une éducation, pas plus mauvaise que celle d’aujourd’hui, ils essaient de survivre par leurs propres moyens », dit le maire de Maupas, Michel Dayman. En tenue de chasse, devant de vieilles portes reconverties en panneaux électoraux, l’élu évoque des administrés toujours plus âgés, aux retraites indigentes (« Surtout les pensions de réversion »), leur isolement, l’absence de transports en commun.

Il y avait bien le car, à une époque, pour le marché d’Eauze. Mais c’est si vieux qu’il ne sait plus trop à quand cela remonte. Le bourg le plus proche est à 10 kilomètres, la ville à 40.

« Les roues », comme on les appelle, coûtent moins cher à la Croix-Rouge et dévorent moins de bénévoles, surtout, qu’une antenne associative. Elles permettent de mailler ce département étendu. L’ouest surtout, où la rareté de l’activité engendre une forte précarité, et la déficience des transports un grand isolement, dès lors que la voiture devient une charge financière insupportable.

« On est appelés de partout », s’inquiète Marie-José Lier, responsable départementale de la Croix-Rouge, qui fête ces jours-ci ses 150 ans. La demande d’aide s’accélère depuis trois ou quatre ans, et plus encore ces derniers mois. Il faudrait un deuxième camion, d’autres mains… 

Une fois par semaine, la Croix-Rouge vient àˆ la rencontre de Paul Dupouy pour rompre l’isolement et lui amener un colis alimentaire. Une fois par semaine, la Croix-Rouge vient àˆ la rencontre de Paul Dupouy pour rompre l’isolement et lui amener un colis alimentaire.

Dix tournées ont été dessinées après un patient repérage auprès des assistantes sociales, médecins, infirmières et autres associations. Les maires, eux, « ne sont pas toujours pressés de reconnaître qu’il y a de la précarité dans leur commune », glisse Mme Lier. Question d’image. Si « le colis fait venir », c’est finalement l’écoute qui est la plus appréciée.

Les trois bénévoles du camion y sont formés : « Ce n’est vraiment pas un bibliobus ! Les gens qui ont peu l’occasion de parler lâchent tout devant nous, comme chez le psy. Les assistantes sociales, elles sont submergées, elles n’ont plus ce temps-là. Et puis, elles provoquent parfois un mouvement de recul. Avec nous, le rapport est différent. » 

Avant la distribution des colis, il y a toujours un petit café-gâteaux secs. Le camion s’est garé, derrière la mairie, loin des regards, à Vic-Fezensac, bourgade gasconne à une trentaine de kilomètres d’Auch. Les bancs en bois du hall de la mairie accueillent les premières confidences des visiteurs, boisson chaude en main, avant même qu’ils ne pénètrent dans une salle qu’aucun panonceau ne distingue.

Un deuxième bénévole y poursuit le dialogue. Quelle est leur situation administrative ? Médicale ? Ont-ils fait valoir leurs droits ? Savent-ils où trouver gratuitement des vêtements pour les enfants ? Défilent les sigles, RSA, CMU, AAH, CDD… Les humiliations, les découragements, les angoisses. Les colères, aussi.

« C’est pas des mains de feignant » 
« Monsieur est parti, il m’a laissée avec les deux enfants de 3 ans et 19 mois ! », jette Laetitia, 30 ans, à peine assise. Elle semble toute maigre dans un gros sweat turquoise. Comme les autres bénéficiaires, elle témoigne anonymement. « Comme il a l’AAH [Allocation adulte handicapé], on m’avait fait sauter mon RSA. Maintenant, j’ai plus rien. Ici, y a pas de travail, pas d’intérim. Rien. » 

Et puis, confie-t-elle plus tard, l’assistante sociale appelle bien souvent pour demander comment elle s’en sort. « Est-ce qu’ils vont pas me ramasser les petits ? » Elle est venue avec son voisin, Stéphane, bientôt 50 ans, un costaud en blouson Harley Davidson qui jauge les provisions offertes. « Ils ne se rendent pas compte… Je ne suis pas raciste, mais faut qu’ils nous aident plus, les Français… »

Trois CAP, un boulot à 2.000 euros dans la pose de caméras vidéo, quatre enfants, tout roulait jusqu’à un grave accident de moto, suivi d’un cancer et d’une pension handicapé de 771 euros. Sa femme est partie avec « un qu’a des sous ». « Au 20 du mois, il n’y a plus rien. Je me bats pour manger. Un truc de fou ! Ici, je suis regardé comme un feignant alors que j’ai toujours bossé ! »

Il tend ses mains. « C’est pas des mains de feignant ! » Quatre ans qu’il « descend », dit-il. « Une fois, j’ai mendié mon essence dans une station-service d’Auch. Oh, putain, la honte, j’étais tout rouge. J’ai eu plus, j’ai été remplir un Caddie à Aldi et acheter des McDo pour les enfants de Laetitia. »

« C’est la spirale du chômage et de l’isolement » 
Et tous ces couples qui ont fui la ville, ses loyers exorbitants, parce qu’ils ne s’en sortaient pas, dans l’espoir, le fantasme, d’une vie de peu à la campagne. « Ils se retrouvent dans des logements inadaptés, à se ruiner en chauffage dans des maisons pleines de courants d’air, déplore la Croix-Rouge. Les frais d’essence triplent, ils ne trouvent pas de travail, doivent vendre la voiture, c’est la spirale du chômage et de l’isolement. Certains doivent nous demander d’amener leurs enfants à l’école… »

Arrivent Lucile et Cyril, la timidité de leurs 20 ans, un bébé qui gigote dans la poussette. Lui « fait » un smic à la déchetterie. Mais il faut rembourser la voiture, et le reste. « On s’est plantés dans le mur. On était partis vivre à la campagne. Le déménagement, déjà, c’est la claque. Et puis la maison s’est effondrée. » Les voilà chez un oncle. Lucile sourit. « Je sais que mon fils va pouvoir manger, même si on n’a pas de sous. Franchement, je vous remercie. » Cyril, lui, a rechigné à s’extraire de la voiture. Mais il quitte la salle requinqué. « On va s’en sortir ! »

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mercredi 20 juin 2018

Jean-Marie Le Pen : "Les puissants, je leur crache à la gueule, je leur pisse au cul"


Belle et rebelle


Révolte contre le monde moderne !


Professionnels de la politique, mais ignorants du monde salarial


ZZ Top - I Gotsta Get Paid

A lire absolument : Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression de Victor Serge

Entre les deux parties de ce texte dont le thème est la répression, l'écart est si large que leur signature par un auteur unique a quelque chose d'improbable - à moins que la notion même d'auteur soit ici sujette à particulière caution.
     La première partie (chapitres 1, 2 et 3), la plus longue, est publiée en novembre 1921 dans trois livraisons de l'hebdomadaire Le Bulletin communiste, tout juste fondé par Boris Souvarine, alors membre du comité exécutif de la IIIe Internationale. Victor Serge les a envoyées de Moscou, où il travaille au commissariat des Affaires étrangères.
     Le départ est une longue description du fonctionnement de la police secrète tsariste, l'Okhrana. Ses archives désormais ouvertes révèlent, outre des techniques qu'on pourrait dire classiques - filatures, écoutes téléphoniques, interceptions de courrier, procédés anthropométriques  -, une utilisation extraordinaire de l'infiltration et de la provocation : "La provocation, en atteignant une telle ampleur, devint par elle-même un danger pour le régime qui s'en servait et surtout pour les hommes de ce régime. On sait par exemple que l'un des plus hauts fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, le policier Ratchkovski, connut et sanctionna les projets d'exécution de Plevhe et du grand-duc Serge. Stolypine, bien au courant de ces choses, se faisait accompagner dans ses sorties par le chef de la police Guerassimov dont la présence lui paraissait une garantie contre les attentats commis à l'instigation des provocateurs. Stolypine fut d'ailleurs tué par l'anarchiste Bogrov qui appartenait à la police." A cette belle illustration de la dialectique policière, Victor Serge ajoute : "La provocation, malgré tout, prospérait encore au moment où éclata la révolution. Des agents provocateurs touchèrent leurs dernières mensualités dans les derniers jours de février 1917 - une semaine avant l'écroulement de l'autocratie."
     C'est sur cette étude de l'Okhrana que se fondent les conseils de Serge aux révolutionnaires internationaux, en cette année où l'Allemagne l'Italie et même la France sont secouées par l'exemple russe : "La science des luttes d'un demi-siècle d'efforts et de sacrifices, les militants des pays où l'action se développe aujourd'hui vont devoir, dans les conditions créées par la guerre, par les victoires du prolétariat russe et les défaites du prolétariat international [...], se l'assimiler en un laps de temps beaucoup plus court ; elle leur devient nécessaire dès aujourd'hui." On doit cesser de respecter la légalité bourgeoise ("Le fétichisme de la légalité fut et reste un des traits les plus marquants du socialisme acquis à la collaboration des classes") et se préparer à l'existence illégale/clandestine pour ne pas être pris de court et détruit par une mise hors la loi. Et les conseils pratiques que Serge détaillait il y a près d'un siècle prennent aujourd'hui comme un air d'actualité : se considérer en permanence comme filé, écrire le moins possible ("ne pas écrire est mieux"), se défier des téléphones, savoir se taire, ne répondre à aucun interrogatoire sans être assisté d'un défenseur, "ne pas céder au penchant, inculqué par l'éducation idéaliste bourgeoise, d'établir ou de rétablir 'la vérité' ", se garder de la manie de la conspiration : "La plus grande vertu du révolutionnaire, c'est la simplicité, le dédain de toute pose même... révolutionnaire."

Préface d’Éric Hazan
Ce que tout révolutionnaire doit savoir de la répression, Victor Serge

Photo de la couverture : policiers en civil lors des manifestations CPE de 2006

5 astuces très simples pour vous faire décrocher de votre smartphone


Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont littéralement accros à leur téléphone. Elles sont sans cesse accrochées à leur appareil, vérifient tout le temps qu’elles n’ont pas reçu de nouveaux messages, et ce, même lorsque leur téléphone ne sonne pas. Au lit, dans la salle de bains et même pendant le dîner, il les accompagne partout ! Pourtant au-delà d’une simple habitude, il s’agit là d’une véritable addiction, qu’il ne faut pas prendre à la légère. C’est pourquoi le DGS partage avec vous 5 méthodes simples et efficaces qui vont vous permettre de passer un peu moins de temps sur votre téléphone. 

Délicatement posé près de vous, avec un galbe parfait, des courbes qui ne demandent qu’à être effleurées. Il vous regarde, vous le regardez, et puis tendrement vous apposez votre doigt sur son écran, il s’éveille sous votre toucher, il vibre d’amour, vous le saisissez, vous l’observez… Le téléphone aux mille nuances d’applications est devenu le compagnon de vie de nombreux individus peuplant notre vaste planète. Il est beau, il est simple, il nous réveille, nous envoie des nouvelles à chaque minute : comment ne pas devenir accro ? Pourtant, certains scientifiques mettent en garde contre cette addiction qui pourrait ne pas être si anodine… 

D’après le psychologue Deepika Chopra, « trop de médias sociaux ou d’utilisation du smartphone peuvent vous coûter bien plus que temps ». « Des études montrent qu’ils peuvent mener à un retard de croissance du développement chez les enfants, et une baisse du potentiel académique et social des étudiants. ». Cette utilisation excessive du téléphone portable « est en train de tuer la capacité de notre société à interagir avec les humains dans la vraie vie… Je crois plus que jamais que nous devons travailler dur pour créer un certain équilibre – et même construire des frontières – en ce qui concerne les médias sociaux et l’utilisation du smartphone, afin de continuer à profiter et à aiguiser nos capacités cognitives et émotionnelles, à développer notre instinct et notre empathie. » 

Toutes ces capacités qui se perdent facilement lorsque notre téléphone est présent à longueur de temps à nos côtés. En termes de capacité intellectuelle, nos smartphones sont aujourd’hui capables de mâcher pour nous le maximum de travail, comme que le calcul, la recherche, la mémoire… Mais matière de communication, c’est encore pire puisqu’il construit petit à petit une barrière invisible entre nous et le reste du monde. Toujours devant son écran, en famille, entre amis, il faut donc apprendre à lâcher prise petit à petit. Et pour cela, rien de mieux que quelques conseils simples à mettre en pratique pour construire ses limites.


1. Arrêtez les notifications 
Les notifications sont de petites alertes qui vous rappellent « Eh je suis là ! ». Le problème ? Ces brèves existent pour de nombreuses applications. Que ce soit les toutes dernières informations, des posts sur vos profils Facebook ou Twitter… Ces alertes peuvent vraiment être distrayantes parfois, toutes les 5 minutes, elles font vibrer ou sonner l’appareil qui du coup en devient tout autant intrigant. Une seule chose en tête : lire la notification. La solution est assez simple et faisable sur à peu près tous les smartphones. Eteignez les notifications inutiles. Cela vous fera gagner du temps : vous ne passerez plus tous les quarts d’heure à lire des choses obsolètes. De plus, vous économiserez un peu la batterie de votre téléphone qui cessera de vous importuner pour des broutilles.

2. Prenez conscience du temps que vous passez vraiment sur votre téléphone 
Votre téléphone, vous l’adorez ! Mais savez-vous vraiment combien de temps vous lui consacrez par jour ? Ayez le courage d’enfin le savoir. Pour cela rien de plus simple, deux applications majeures peuvent calculer pour vous ce temps en partie gâché devant un écran : QualityTime pour Android ou Moment pour iOS. Ces applications vous informent à la fois sur votre utilisation du téléphone mais peuvent également vous aider à contrôler votre temps passé sur celui-ci, puisqu’elles peuvent vous alerter si vous utilisez trop votre appareil. Et si ce choc n’est pas suffisant, n’hésitez pas à comparer le temps passé en compagnie de votre téléphone et celui passé avec l’un de vos proches… Certains pourraient être très surpris !

3. Organisez-vous des moments sans téléphone un peu chaque jour 
A table, au bord de votre baignoire, en dessous de votre oreiller, votre téléphone est partout ! Déterminez donc les moments où il ne semble pas utile. Programmez alors ces moments sans téléphone, où vous faites une tout autre activité (il sera alors plus facile de ne pas penser à votre doux appareil). Mettez-le, par exemple, sur silencieux ou en mode avion, pendant 1 heure après être rentré du travail. 

4. N’utilisez pas votre téléphone comme réveil 
Combien de personnes utilisent leur téléphone comme réveil ? Eh bien, c’est une très mauvaise idée. Au plus près de vous, il vous guette en attendant le petit matin pour mieux vous séduire, enfin presque… N’est-il pas vrai que lorsque vous entendez votre alarme, vous éteignez votre réveil mais avez comme une grande envie de voir tout ce qui s’est passé dans le monde lorsque vous étiez endormi ? Cette tentation est bien normale mais offrez-vous quelques matins déconnectés, avec un réveil traditionnel, levez-vous à votre rythme et non à celui de votre téléphone. Et si vous n’arrivez vraiment pas à résister, n’hésitez pas à mettre à la porte (de votre chambre) votre téléphone !

5. Entraînez-vous à faire des « pauses techno » 
Si les conseils précédents ne fonctionnent pas pour vous, vous avez peut-être besoin des judicieux conseils de Larry D. Rosen, professeur de psychologie à l’université d’État de Californie. Son livre iDisorder : comprendre notre obsession pour la technologie et surmonter l’emprise qu’elle a sur nous, traite comme son nom l’indique de cette « drogue » technologique. 

Pour lui, il existe un « moyen facile » pour diminuer cette utilisation excessive. Il faut « se forcer lentement à prendre des pauses de technologie ». « Commencez par regarder votre téléphone pendant une minute et regardez tout : les textes, les appels et les médias sociaux. Puis verrouillez-le, réglez l’alarme pendant 15 minutes et placez-le écran caché sur la table. La prochaine fois qu’il sonne ou gazouille, vérifiez à nouveau en une minute. Continuez à faire ça jusqu’à ce qu’il semble naturel de ne pas vérifier, vous verrez à force que vous n’y prêterez plus attention. » « Augmentez votre pause tech de cinq minutes chaque semaine, et bientôt vous serez en mesure de ne pas faire attention au temps que vous passez sans téléphone », conseille Rosen. Une solution qui devrait enfin vous aider à diminuer drastiquement votre temps sur votre appareil et donc vous en laisser davantage pour partager un peu plus avec les gens qui vous entourent. 

Les téléphones sont très utiles, mais il est vrai que l’on a tendance à passer un peu trop de temps avec eux et pas assez avec nos proches. A la rédaction, accros du téléphone oblige, on a pris bonne note de ces quelques conseils que l’on ne manquera pas d’appliquer ! On se souvient d’ailleurs de ce court métrage qui dénonçait les dérives d’un monde toujours trop connecté avec humour. 

mardi 19 juin 2018

19 juin 1940 : combat des cadets de Saumur

Extrait de Saumur 1940 – LCL de Ghislain de Bontin – 1990 : croquis du génie français des ponts sur la Loire

Le colonel Michon commandant l’école de cavalerie, réunit 2500 hommes (dont les élèves officiers des écoles de cavalerie et du train et un bataillon de 350 hommes de l’école d’infanterie de Saint Maixent) issus de différentes unités) et organise la défense de 4 ponts sur la Loire. Avec peu de moyens, il arrête la progression de 40 000 Allemands pourtant appuyés par la Luftwaffe pendant près de 48 heures. Le général allemand commandant les troupes, favorablement impressionné par le courage et l’efficacité de cette poignée de soldats, leur rend les honneurs militaires à l’issue des combats.

19 juin 1864 : bataille navale américaine à Cherbourg

Durant la guerre de Sécession, le CSS Alabama (sudiste) fait escale dans le port de Cherbourg pour des réparations. Depuis sa sortie des chantiers de Liverpool, il chasse les navires nordistes et en deux ans en a coulé 68. Cette guerre de course est livrée par les Confédérés à titre de représailles puisque leurs ports subissent un blocus draconien de la part des Nordistes. Insaisissable et craint, l’Alabama a créé une psychose dans la marine unioniste, aussi lorsque le consul américain en France apprend l'escale normande, il rend compte immédiatement. Le USS Kearsarge, dépêché en urgence se poste à la sortie du port. Averti par voie de presse, l'Alabama relève le défi et sort l’affronter. Il est envoyé par le fond devant un public assez nombreux venu assister au combat (Royal Navy, marine impériale, mais aussi beaucoup de civils dont le peintre impressionniste Edouard Manet).

Eteignez votre téléviseur !


19 Juin 1940 : évasion du cuirassé Jean Bart (Saint Nazaire)

En construction depuis 1936, le sister-ship du cuirassé Richelieu n'est toujours pas achevé lorsqu'éclate la guerre. 3500 ouvriers travaillent dès lors, nuits et jours sur ce 35 000 tonnes pour lui permettre de prendre la mer. Dans la nuit du 18 au 19 juin, le Jean Bart appareille et après une série de manœuvres extrêmement audacieuses et délicates, s'échappe sous le feu de la Luftwaffe. Il arrive le 22 à Casablanca. Cette belle évasion commémore curieusement, 252 ans plus tard et presque jour pour jour, celle du corsaire Jean Bart. Héros de la Royale, Jean Bart est fait prisonnier, avec Forbin (autre corsaire célèbre) en Mai 1689 par les Anglais après un combat naval inégal en Manche. Il escortait un convoi marchand lorsqu’une escadre anglaise attaque. Pour protéger le convoi, Bart et Forbin se sacrifient et livrent combat. Battus, ils sont faits prisonniers. Quelques semaines plus tard (début juin), ils réussissent à s'échapper de la prison de Plymouth et traversent la Manche en canot. Ils sont acclamés à leur retour en France.

Idiote


Si tu ne vas pas à la démocratie, la démocratie ira à toi...


19 juin 1987 : mort de l'écrivain Michel de Saint Pierre

Mort au château de Saint-Pierre-du-Val, dans l’Eure, de l’écrivain français Michel (de Grossourdy) de Saint Pierre. Engagé comme manœuvre en 1934 aux Chantiers de la Loire, ancien résistant, il commença sa carrière de journaliste à Témoignage chrétien, puis évolua vers la droite traditionaliste. Proche ami de Montherlant et de Jean de La Varende, il collabora dans les années 1950 à La Nation française et se rendit célèbre avec La mer à boire. Il publia en 1954 Les aristocrates, qui fut porté à l’écran par Denys de la Patellière, avec Pierre Fresnay dans le rôle principal.

Arctic Monkeys - Do I Wanna Know ?

dimanche 17 juin 2018

C'est ça aussi l'enracinement


Les rêveurs de jour sont des hommes dangereux

Tous les hommes rêvent, mais pas également. Ceux qui rêvent la nuit dans les replis poussiéreux de leurs pensées s’éveillent le jour et rêvent que c’était vanité : mais les rêveurs de jour sont des hommes dangereux, car ils peuvent agir leur rêve avec les yeux ouverts, pour le rendre possible. 

T.E. Lawrence : fragment d’une introduction supprimée des Sept Piliers de la Sagesse

Le recours aux forêts, une marche au-delà des frontières de la méditation


" Le recours aux forêts — ce n'est pas une idylle qui se cache sous ce mot. Le lecteur doit plutôt se préparer à une marche hasardeuse, qui ne mène pas seulement hors des sentiers battus, mais au-delà des frontières de la méditation. " 

Ernst Jünger, Traité du rebelle (1951).

Curtis Stigers & The Forest Rangers - John The Revelator