mardi 22 août 2017

Arnaques sentimentales. « J’ai fait une erreur, mais je la paie cher »


De jeunes et beaux Sénégalais deviennent les amants d’Européennes, célibataires et plus âgées. Ces aventures intéressées aboutissent parfois à des mariages qui finissent mal. Témoignage d’une Bretonne qui s’est mariée et qui peine à divorcer. 
« J’ai rencontré Joseph (1) à Saly (station balnéaire au sud de Dakar) il y a près de sept ans. À l’époque, j’avais l’habitude de me rendre au Sénégal. J’avais entendu parler d’hommes plus jeunes qui séduisaient des femmes plus âgées. Ce n’est pas ce que je recherchais. Et puis, il y a eu Joseph, beau, séduisant, de vingt ans plus jeune que moi (2). Nous avons débuté une relation. Je me suis alors rendue au Sénégal deux à trois fois par an. À chaque fois, je restais deux ou trois semaines.

Il me traitait comme une princesse. Il ne voulait même pas que je fasse le ménage de la maison que je louais. Il n’avait pas de métier, vivait du système D, mais j’étais séduite. Au bout d’un an, nous sommes passés devant le chef de quartier qui a validé un premier mariage coutumier. Cela n’avait aucune valeur légale, mais c’était important pour sa famille. Le 30 août 2013, nous nous sommes vraiment mariés à Mbour. J’avais auparavant établi un contrat de mariage devant notaire et en sa présence pour préserver mes biens : un appartement et un bien de famille.

Lors de mes venues au Sénégal, il arrivait qu’il me demande de l’argent, que je lui paie le permis. Je n’avais pas voulu. C’était aussi ma façon de tester son attachement à moi. Lorsque je débarquais, il demandait parfois si j’avais un cadeau pour lui. Je lui répondais : c’est moi, le cadeau. Le mariage a été une suite logique de notre relation.

Une aide de 700 € par mois 
Joseph est venu me rejoindre en France en janvier 2014. Notre projet de vie était alors de vivre ici jusqu’à ma retraite - il me restait alors cinq ans à faire - et que nous retournions ensuite au Sénégal. Je l’ai d’abord emmené dans ma famille, puis à Paris. La capitale ne l’a pas tellement intéressé. Puis nous nous sommes installés dans mon appartement. Sa première réaction fut : « Tu n’as pas d’écran plat ? » 

Son attitude a alors rapidement changé. J’avais cessé d’être une princesse. Pour mon mari, je n’étais plus que vieille et moche. Au bout de trois mois, nous faisions chambre séparée. J’avais interdiction de m’habiller en robe. Il me réveillait à 2 h du matin parce qu’il avait faim, pour lui faire à manger. Ou pour que je lui donne de l’argent pour qu’il aille en boîte de nuit. Sans moi naturellement. 

Puis, je lui ai trouvé un travail dans un élevage de porc. Nous ne nous voyions alors plus que le week-end : je lui faisais les courses, son ménage… Début 2015, nous nous sommes entendus pour entamer une procédure de divorce. Mon mari a fait traîner les choses. Finalement, fin 2016, un juge aux affaires familiales a décidé que je devais lui verser 700 € par mois (il avait demandé 900 €), au titre de l’aide au secours. Et ce, jusqu’à ce que le divorce soit prononcé. Ce qui n’est toujours pas le cas. Combien de temps cela va durer ?

« Je ne peux plus payer » 
Aujourd’hui, je ne peux plus payer cette somme et j’ai du mal à subvenir à mes besoins. Il est trop tard pour faire appel et j’ai dû mettre mon appartement en vente dont je rembourse encore le crédit. Mon mari, lui, pendant ce temps-là, fait encore traîner la procédure alors qu’officiellement, puisque j’ai déclaré que nous ne vivions plus ensemble, il a l’obligation de quitter le territoire. 

Certaines personnes sont surprises que je parle de lui en prononçant « mon mari ». Mais je ne peux nier cette évidence. On a vécu sept mois ensemble. Pour moi, c’était mon premier mariage et ce sera le seul.

Je sais que j’ai fait une erreur. Je pensais pourtant avoir pris suffisamment de garanties en effectuant ce contrat chez un notaire, en testant notre relation durant deux ans… Mais finalement, cette erreur, je la paie vraiment cher ! Et si je témoigne aujourd’hui, c’est pour que d’autres femmes ne se fassent pas avoir. »
(1) : prénom d’emprunt. (2) : cette Bretonne a 58 ans actuellement.

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LA PRISE DE TOLÈDE

Dans la nuit du samedi au dimanche, quelques éléments avancés des troupes nationales font une incursion à l'intérieur de Tolède, afin de se rendre compte des risques de résistance. Mais les Rouges ont déjà presque tous évacué la ville. Le général Varela fait couper, au nord, toutes les communications avec Madrid, et l'attaque a lieu dans la journée du 27.
     Au matin, la colonne centrale attaque de face, pendant que la colonne du colonel Barron barre les routes du Nord, et qu'une troisième colonne, suivant le Tage, tient les ponts d'Alcantara et Saint-Martin.
     A 10 heures et demie, la colonne centrale du colonel Asensio Cabavilles attaque, ayant en tête le premier tabor des regulares de Tetouan et la cinquième bandera du Tercio, commandés l'un par le commandant de Oro, l'autre par le capitaine Tieden. Les troupes chargent à la baïonnette, sous une violente fusillade. Maison par maison, la lutte continue, acharnée.
     Le commandant Barcelo voulait abandonner la ville dès la veille, mais ses hommes, qui se sont défendus avec un beau courage, ont refusé de laisser la place aux nationalistes. La porte de Visagra est forcée à une heure de l'après-midi, à l'instant même où la colonne Barron atteint le Christ de la Vega. Dès que les Cadets de l'Alcazar voient entrer les soldats du commandant Muzzin (le premier qui ait franchi ses remparts), ils commencent à mitrailler les miliciens qui se trouvent pris entre deux feux. 
     A 8 heures du soir, on se bat encore dans les rues de Tolède. Les Rouges ont perdu près de mille hommes au cours de la journée ; les autres se sont enfuis par le pont Saint-Martin, où ils se sont ouvert un passage à coups de fusils.
     L'Hôtel de Ville tombe à 9 heures ; puis, à 9 heures et quart, l'événement merveilleux, inouï, à quoi le monde n'osait plus croire, le fait indicible arrive, avec la simplicité surprenante, l'humilité magnifique de toutes les choses vraiment grandes. Dans la nuit noire, les Cadets de Tolède, les gardes civils, les phalangistes, les femmes, les enfants et jusqu'aux bêtes, tous sortent en désordre des ruines encore fumantes de l'Alcazar et se jettent dans les bras de leurs libérateurs !
     Les femmes s'agenouillent, se signent, les hommes s'étreignent, se congratulent, battent des mains, en criant : Viva España ! Puis ils guident leurs sauveurs vers ces souterrains, témoins de tant de misère et de patience ! On leur montre les deux enfants nés pendant le siège, et dont l'un, fils d'un sergent de la garde civile, joint à son prénom chrétien de Ramon, le prénom espagnol d'Alcazar-Restituto.
     On voudrait que ces malheureux sortissent tout de suite de leurs tragiques catacombes, mais il y reviennent malgré eux : ils semblent ne plus pouvoir les quitter ! Habitués à vivre là depuis des jours et des jours, sous les bombardements qui brisent les nerfs, annihilent la pensée, ce calme subit, inattendu, les étourdit, les affole ! Il ne leur semble pas possible que ce soit vraiment fini ! Parmi tous ces êtres hirsutes, loqueteux, comme hébétés par ce qui leur arrive, on voit soudain surgir le cheval de course du capitaine Silio. Efflanqué, squelettique, le pauvre animal qui fut jadis un splendide pur sang, ne sait où poser ses pattes : il n'avance qu'en titubant, tourne en rond, l'air hagard, au milieu des décombres... Lui non plus ne veut pas quitter l'Alcazar !
     Les assiégés vont, ce soir, y faire le plus beau festin de leur vie. Pour ce banquet de la libération, on tue les dernières mules (il en restait quatre, qui eussent permis de tenir six jours encore, à raison de deux cents grammes de viande par personne) ; on met en perce un tonneau de cerveza, et l'on débouche la bouteille de Xérè qu'on a gardée pour l'offrir à celui qui entrerait le premier dans l'Alcazar. 
     Puis tous s'endorment, pour la première fois sans angoisse, sous la protection de leurs frères d'armes.

     Quand le colonel Moscardo a dû tout à l'heure rassembler ses officiers et ses soldats dans la cour de l'Alcazar, pour recevoir le général Varela, il s'est avancé vers lui, puis, au garde à vous, il l'a salué par ces mot :
     - Ici, rien à signaler, mon général.

Henri Massis et Robert Brasillach, Les Cadets de l'Alcazar

Police impériale, guerre sociale

La violence policière est une production rationnelle, structurée par des rapports de force économiques, politiques et sociaux, dont l’Etat assure la régulation technique. Elle est au centre d’une mécanique de gouvernement des indésirables et des misérables, des damnés et des insoumis. 
     L’Etat français déploie ses troupes et expérimente la guerre policière aux côtés d’autres armées impériales en ex-Yougoslavie, en Afghanistan ou en Libye. L’extension et la restructuration sécuritaire des grandes villes françaises constituent la dimension intérieure de ce phénomène à l’œuvre dans l’ensemble des grandes puissances impérialistes à travers le réseau des villes mondiales. « Avec leurs marchés boursiers, leurs technopoles, leurs salons de l’armement et leurs laboratoires d’Etat dédiés à la recherche sur les nouvelles armes, ces villes sont les cerveaux du processus actuel de mondialisation dans lequel la militarisation joue un rôle majeur » indique Stephen Graham. La géographie critique de l’impérialisme montre que le processus qui se développe sur le sol français procède effectivement d’un phénomène global. Les travaux de Lorenzo Veracini mettent en évidence l’emploi récurrent de techniques et d’imaginaires coloniaux dans les modes de gestion et de développement des villes mondiales d’Europe et d’Amérique du Nord. Ils mettent en question la « distinction classique entre le visage extérieur et le visage intérieur de la condition coloniale » dans les grandes puissances impérialistes. Stephen Graham fournit plusieurs observations décisives pour intégrer le cas français dans la situation globale. « Alors que les espaces et les réseaux de la vie urbaine sont colonisés par les technologies de contrôle militaire et que les notions de guerre et de maintien de l’ordre, de territoire intérieur et extérieur, de guerre et de paix, sont de moins en moins distinctes, on constate la montée en puissance d’un complexe industriel englobant la sécurité, la surveillance, la technologie militaire, le système carcéral, le système punitif et le divertissement électronique ». Graham précise : 

Le fait que ces complexes industrialo-sécuritaires fleurissent parallèlement à la diffusion des idées d’organisation sociale, économique et politique chère aux fondamentalistes du marché n’a rien d’accidentel. Les inégalités extrêmes, la militarisation urbaine et l’obsession sécuritaire alimentées par le néolibéralisme se nourrissent mutuellement. 

La conjugaison d’une industrie de la violence militaro-policière et de la restructuration urbaine semble elle aussi relever d’un processus global où les puissances impérialistes s’allient ou rivalisent entre elles. Kanishka Goonewardena et Stefan Kipfer parlent « d’urbicide » pour désigner la démolition systématique au bulldozer de maisons et de villes palestiniennes par l’État israélien, l’anéantissement de Falloujah et d’autres villes résistantes en Irak par la coalition occidentale, ou la démolition de campements, bidonvilles et quartiers populaires, partout dans le monde. 
     Mais les classes populaires ne se laissent pas balayer ou exploiter sans combattre. Nous avons vu comment, partout où elle frappe, la violence policière se montre incapable de soumettre les damnés complètement et durablement. Elle n’est pas la manifestation d’un Etat tout puissant mais celle d’un pouvoir illégitime que les insoumissions mettent dans l’impossibilité récurrente de gouverner sans contraindre. Ce pouvoir illégitime doit s’étendre et se renforcer pour ne pas s’effondrer et pour surmonter ces crises politiques et économiques. L’économiste Michal Kalecki a analysé dans les 1970 le phénomène de keynésianisme militaire qui consistait à restructurer le capitalisme sur la base des dépenses militaires, du développement de l’industrie et des marchés de la guerre et des armes. Nous pouvons considérer les aspects intérieurs de la restructuration contemporaine comme une forme de keynésianisme sécuritaire, un programme de résolution des crises du capitalisme, investissant dans l’industrie du contrôle, de la surveillance et de la répression. 
     L’impérialisme sécuritaire est conduit à poursuivre une expansion dangereuse pour lui-même. Son discours pacificateur est à la fois une propagande, une publicité et mise en scène ; ce système multiplie en réalité les champs de bataille et ses nouvelles prisons deviennent elles-mêmes des fronts de la guerre sociale
     Le géographe David Harvey observe ce phénomène sur la scène internationale : 

La poursuite des politiques néolibérales au niveau économique [...] implique une poursuite si ce n’est une escalade de l’accumulation par des moyens différents, c’est-à-dire de l’accumulation par dépossession. Le développement permanent de la résistance globale, auquel le pouvoir étatique répond par la répression des mouvements populaires, est certainement son corollaire externe. Cela implique la prolongation du conflit de basse intensité qui domine l’économie mondiale depuis une vingtaine d’années, voire plus, à moins qu’une issue au problème de la suraccumulation globale puisse être trouvée. 

Mathieu Rigouste, La domination policière

lundi 21 août 2017

Définition de l’anarchie selon Gabriele Adinolfi

« Celui qui ne supporte pas les obligations imposées par le Léviathan. Le véritable anarchiste, non un capricieux qui se fait passer pour un rebelle, est, entre tous, le plus proche du fasciste, qu’il le veuille ou non. En témoignent différents éléments : le caractère, le rejet des règles imposées et le destin commun de bouc expiatoire. 

Gabriele Adinolfi, Tortuga, l’isola che (non) ce

Naples (Italie) : 30 migrants encerclent et tentent d’agresser des militaires pour empêcher une arrestation


A deux pas de la gare centrale, une trentaine d’immigrés encerclent les militaires pour empêcher un contrôle. Les habitants qui ont posté la vidéo sur Facebook pour dénoncer l’énième épisode de violence commis par les étrangers, cette fois à l’encontre des militaires, se sentent abandonnés et trahis.

Gaspard Proust - Les religions

Gaspard Proust - Les religions from serge poznanski on Vimeo.

Pourquoi les islamistes de l'UOIF appellent à voter MACRON

D'un côté la prison pour l'esprit, de l'autre la liberté. Je choisis la liberté


En cinéma, ce n’est même pas de 1968 ou de 1963 que je daterais le schéma auquel la plupart des producteurs, réalisateurs et critiques se réfèrent, mais de 1958. Cette année-là sort sur les écrans Les Tricheurs de Marcel Carné. Un beau film qui met en scène de jeunes dandys parisiens désœuvrés fréquentant le Bonaparte et les caves de Saint-Germain-des-Prés, écoutant du jazz, buvant des scotchs, grillant les feux rouges en scooter et baisant sans complexe. Dans cette œuvre légère et tragique, les garçons sont aisés et les filles faciles.
Le film fait scandale. Le metteur en scène est publiquement pris à partie par des militants de l’Union des étudiants communistes qui l’accusent d’avoir donné de la jeunesse une image réductrice, celle d’une classe bourgeoise sans idéal, blasée, irresponsable. Ça, c’est l’argumentaire officiel. Sur le fond, la Rive gauche satello-sartrisée reproche à Carné ce qu’elle vomit à la même époque chez les hussards en littérature : un détachement politique certain, un refus de se prendre au sérieux, du cynisme, de l’humour. Mais déjà à l’époque il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas.
Quand une amie un peu nympho de l’héroïne croise le frère de celle-ci qui est garagiste, que lui dit-elle ? « Ton frère est la preuve vivante qu’il conviendrait de se pencher un peu plus sur la classe ouvrière ». Quand l’un des héros s’entend demander s’il compte se lancer dans la politique puisqu’il vient de prendre sa carte au Parti, que répond-il ? « T’es dingue ! C’est juste pour faire râler mon père. » Quand une jeune fille se voit proposer la botte avec un jeune existentialiste, que rétorque-t-elle ? « Les intellectuels, c’est jamais une bonne affaire. » Autant de répliques insupportables pour une intelligentsia dont le cri de ralliement est : « Engagez-vous, rengagez-vous. » Pour le FLN, pour le tiers-monde, contre l’Amérique, contre le patronat, etc.
Plus de quarante ans se sont écoulés depuis cette affaire, mais producteurs et critiques influents se comportent de nos jours comme les petits soldats de l’UEC. Pour eux, un film, avant d’être source de plaisir, de rêve, de détente, est un outil politique, idéologique ou social. Une arme. Un reflet, voire un prolongement de la société telle qu’elle est : dure, féroce, injuste, pleine de sexe et de drogue – ces deux voyages tant prisés par Mai 68, sans doute parce qu’ils lui ressemblent, étant sources de plaisir et de déceptions, d’illusions et d’amertume, de bonheur et de drames.
La polémique qui oppose chroniquement cinéastes et critiques français – automne 1999 avec l’affaire Patrice Leconte – n’est au fond que l’illustration de ce vieux réflexe. Quand Télérama, Libération ou Le Monde crient au génie devant Marius et Jeannette, La Vie rêvée des anges, Cités de la plaine ou Rosetta et hurlent au scandale devant La Bûche, Les enfants du marais ou C’est quoi, la vie ?, il ne faut y voir que le prolongement du débat UEC-Carné. D’un côté des films « à message » (célébration du pauvre, de l’ouvrier exploité, du marginal, de l’exclu) ; de l’autre des œuvres mettant en scène, non sans drôlerie, la famille, l’amitié, les traditions, toutes valeurs normatives d’inclusion. D’un côté une forme de militantisme, désormais plus social que politique, chute du mur de Berlin oblige ; de l’autre une forme de détachement. D’un côté réalisme froid (Baise-moi, de Virginie Despentes, en est le symbole suprême) de l’autre un esthétisme réchauffant. D’un côté la prison pour l’esprit (mauvaise conscience, compassion, etc.) ; de l’autre la liberté. Je choisis la liberté.

Maos, trotskos, dodo, Jean-Christophe Buisson

dimanche 20 août 2017

Italie : un infiltré révèle les liens troubles entre une ONG et des passeurs


Le navire "Juventa" qui vient en aide aux migrants en Méditerranée est accusé d'entretenir des rapports troubles avec les passeurs.

On connaît les raisons de la mise sous séquestre du navire "Juventa", le 28 juillet à Lampedusa (Sicile) : une "taupe" infiltrée a dévoilé les liens douteux qu'entretient ce navire sauveur de migrants, et appartenant à l’ONG allemande "Jugend Rettet ", avec les passeurs. 

Certaines ONG qui opèrent au large de la Libye et qui transportent dans les ports italiens des centaines de Maliens, Nigérians, Syriens (95.811 depuis le début de l’année) étaient déjà soupçonnées d'entretenir des rapports douteux avec les passeurs. Cette fois, les rapports de collaboration et de complicité – jamais commerciaux – ont été confirmés par cette "taupe" italienne qui a pu embarquer à bord du navire de l'organisation "Save the children". Face à la crise des migrants, un code de conduite pour les ONG Des contacts "bizarres" Luca B., 45 ans, est un policier expert en plongée sous-marine et spécialiste du secours en mer. Il s’est confié au "Corriere della sera" ce vendredi 4 août. Ses photos ont permis de retracer le trafic d’êtres humains et ont dévoilé la complicité de certaines ONG avec des réseaux de passeurs. 

Tout commence il y a six mois lorsque le SCO, le Service central opérationnel, sorte de préfecture de police nationale, est alerté par l’organisation "Save the children" de contacts "bizarres" entre le bateau "Juventa" et les bateaux des passeurs libyens. Luca B. est sollicité et accepte de monter sous couverture à bord du navire "Vos Hestia" de "Save the children". Il participe à de nombreuses incursions et de nombreux sauvetages tout en gardant le contact avec ses supérieurs. 

Le 18 juin, c’est le tournant. Il raconte : "A l’aube, le 'Vos Hestia" sur lequel je me trouvais et la "Juventa" se croisent en haute mer. Quelques minutes après, s’approche une barque de trafiquants. Elle reste à quelques mètres de la Juventa. Je vois ses hommes qui parlent de façon animée avec les bénévoles. Puis arrive une autre barque qui escorte un canot pneumatique surchargé de migrants." 

Luca B. l’infiltré s'empresse alors de prendre des photos, tout en évitant de se faire remarquer. Pendant de longues minutes, il observe les accords passés entre certains sauveurs et les passeurs. Les canots pneumatiques, une fois vidés de leurs passagers, sont aussitôt rendus aux trafiquants au lieu d’être détruits. Ils pourront ainsi resservir pour d’autres transports clandestins. 

L'Italie dépassée 
Toujours à bord du "Vos Hestia", Luca B. réussit entre autres à tirer de l’eau un bébé nigérian de 15 mois dont la mère était décédée, avant de confier ses films et ses photos aux autorités italiennes. Début août, elles rendent les informations recueillis par la "taupe" publiques. "C’est du matériel fondamental pour notre enquête", a déclaré son supérieur Alessandro Giuliano. 

Cette opération d'infiltration met en lumière la redéfinition de la politique italienne en matière d'immigration. Longtemps tolérante et accueillante, l'Italie s'inquiète du flux croissant de migrants déversés dans les ports du Sud par des embarcations de plus en plus nombreuses. Rome se plaint également de la faible solidarité européenne dans cette crise migratoire : ports fermés aux bateaux de migrants et frontières bloquées du coté français, suisse, autrichien et slovène.

L'Italie a donc décidé de prendre les choses en mains. Désormais, elle enquête pour son compte sur les trafics et souhaite contrôler le plus possible les flux vers les côtes italiennes. Le gouvernement italien a même proposé à certains garde-côtes libyens et dix organisations qui opèrent leurs sauvetages en Méditerranée de collaborer. A l'image de "Save the children", certaines ont accepté le protocole mis en place par le ministre de l’Intérieur Marco Minniti qui prévoit la présence à bord de représentants des forces de l’ordre. Luca B., en est la parfaite illustration.

Le putsch de Moscou - Aout 1991

Mythos - Camelot

Les sources occultes de la philosophie moderne & Franc-maçonnerie - Alain Pascal (Radio Courtoisie)

Pour Bernanos, le royaume passait avant l'Etat


     Avec mon idéal de l'écrivain - une vie en discorde avec le siècle, une œuvre à peu près en harmonie avec la littérature - je ne pensais aucun risque. (Qui se serait targué de n'y pas souscrire ?) Sauf celui-ci : de ne pouvoir consentir à tous ceux qui s'en réclamaient, de bonne foi et avec une volonté droite, le même capital de sympathie. Sympathie au sens étymologique : sentir et même souffrir avec. Des souvenirs plus profonds, une mémoire plus proche commandaient en moi, prédestinant ce qui me donnait la meilleure impression d'y obéir, déshéritant le reste. Gracq et Cioran, monuments classés, points de repère pour touristes littéraires amateurs de curiosités archéologiques. C'était encore une chance d'un choix estimable ; ce n'en était déjà plus une de n'avoir raison qu'avec eux. J'avais des préférences qui me touchaient davantage ; mon instinct les appelait et je récitais leurs noms comme le poème des châteaux et des cités royales, Bernanos, Giono, Anouilh, Aymé.
     Les habiles souriaient de l'éloquence bernanosienne et s'inquiétaient de l'esprit libertaire qui fermentait dans ses textes. Ils le trouvaient brouillon, confus, infréquentable. Mauriac ne lui pardonnait pas ses goguenardises polémiques. Sartre n'avait douté que de la liberté romanesque des personnages de l'illustre Girondin. Bernanos abattait sur cette œuvre une trique d'énergumène : il disait qu'elle répandait une persistance odeur de cabinet et qu'elle débauchait dans des sacristies borgnes des paroissiennes provinciales. Un pareil forcené ne pouvait qu'être un fol vomissant sans dégoût en pochard et son désespoir en nihiliste. Mauriac fit courir ce bruit au nom de la prudence du catholicisme bourgeois. 
     Du côté des athées, Bernanos n'était pas mieux pourvu. Toutes sortes d'enfantillages les révulsaient. Quand même ! Bernanos croyait au diable, à la réversibilité des mérites, à la résurrection des corps et à quelques autres babioles théologiques, dénonçait la présence du mal comme le Dostoïevski des Possédés, consacrait des curés de campagne souffreteux en héros modernes, s'émerveillait de la sainteté de Jeanne d'Arc, et - summum de l'infamie - criait : "Vive le roi !" Ce fort en gueule, empêtré dans ses anachronismes et son délire, n'était qu'un raseur - rien d'autre, rien de plus. 
     Les démocrates-chrétiens, qu'il méprisait - c'était pour lui des hypocrites bordeleux-, avaient bien tenté de l'annexer à la faveur du malentendu des Grands cimetières sous la lune. Bernanos ne s'était pas laissé travestir en militant silloniste, il avait dépiauté les progressistes chrétiens, prophétisant que le dernier marxiste de la république laïcarde serait un prêtre breton. Comme il le proclamait : ces gens-là, bande fourbue à l'arrière-garde de l'intelligence, ne l'auraient pas vivant. Nul -ni Albert Béguin, ni le comte de Paris, ni même de Gaulle - ne parvint à le colloquer. Ce n'était pas Franco qu'il haïssait : c'était la politique moderne, la religion de l’État, l'individualisme larvaire, et ce nouvel opium du peuple, la mystique égalitaire.
     Du même mouvement, il s'était séparé de la droite d'Action française parce qu'il avait soupçonné que, pour elle, l’État était une fin en soi, quelque chose qui tenait lieu de tout au légiste Maurras et à son positivisme contre-révolutionnaire. Bernanos ne faisait pas de politique, c'est-à-dire organiser tant bien que mal la société en fonction de la loi élémentaire de l'espèce. Ce qu'il voulait, contre une démocratie avilie par la consommation effrénée et contre la dictature qu'elle engendrait, c'était de refaire une civilisation. 
     Son royalisme littéraire, ébloui par un génie d'enlumineur lyrique (le bon roi, indulgent aux faibles, impitoyable pour les forts, gardien de la justice, de l'honneur, voire de l'honneur de l'honneur), renvoyait à une image, elle aussi idéalisée, de l'ancienne France. La rhétorique de Maurras l'avait un moment impressionné, sans jamais l'émouvoir. Elle parlait trop à l'intelligence abstraite, pas assez au cœur, invoquait on ne savait quelle raison nationale pour la sauvegarde de laquelle tous les sophismes de la politique machiavélique étaient à l'avance admis. Le roi selon Maurras ne se concevait que dans le XVIIe siècle de Richelieu : avant d'être un royaume, la France était un État. Pour Bernanos, réfugié dans le Moyen Age de Saint Louis, c'était l'inverse : le royaume passait avant l’État. La rupture était inévitable.
     Écartelé entre deux pulsions extrêmes et contradictoires - faire face et foutre le camp - Bernanos feuilleta toute sa vie, sous le regard de quelques-unes de ses figures votives, l'album de la sainteté et de l'héroïsme français. Il était bien cet écolier, penché sur ses livres d'histoire - dont il évoqua le souvenir dans la fabuleuse préface de La Grande Peur des bien-pensants - qui écoutait monter la rumeur glorieuse dont la race berçait les siens. La chevalerie lui collait à la peau. Il ne pensait qu'à elle, pour dominer la peur qui le ravageait ; il remettait à la douce pitié de Dieu sa colère de rebelle et sa détresse d'enfant humilié. Toute une imagerie d’Épinal, qui témoignait pour le mode de vie d'un ordre aboli, tressautait dans ses livres et parfois les égarait. Il se fia à son dégoût pour rester fidèle à ses nostalgies, jeta l'anathème sur les idolâtres du nombre pour sauver du naufrage ses illusions de réfractaire, soucieux, dans la hantise d'une agonie sans fin, de changer la vie moderne, de la restituer aux hiérarchies tutélaires d'autrefois. 
     Peut-être s'exilait-il par amour du royaume de France ; mais le scandale de sa vérité fut, pour Roger Nimier et pour moi à sa suite, la promesse d'un autre royaume, celui des insoumis dans la solitude de leur retraite, comme des protestataires sur leur barricade. Bernanos m'a immunisé contre le poison que la droite des rebouteux présente comme un remède de thaumaturge aux infections du siècle. Le maître de ma relève du matin, il l'est toujours à l'orée du soir. 

Pol Vandromme, Bivouacs d'un hussard

samedi 19 août 2017

Lutte contre l'immigration : les ONG déchantent face aux succès des Identitaires


Médecins sans frontière (MSF) vient de suspendre ses opérations de sauvetage des immigrés en mer Méditerranée suite à une circulaire des autorités libyennes qui veulent restreindre l'accès à leurs eaux internationales aux navires étrangers. Ce document crée une très vaste zone maritime dans laquelle les bateaux étrangers n'ont plus le droit de naviguer sans autorisation. Les ONG qui collaborent à l'invasion de l'Europe sont donc particulièrement touchées par cette circulaire.

Dans le même temps, le C-Star, navire affrété par des militants identitaires luttant contre l'immigration en Méditerranée, est reparti après cinq jours de blocage en face de la Tunisie. Il avait simplement arrêté ses moteurs pour résoudre un problème technique.

Bloqués depuis dimanche dernier au large de la Tunisie, où des pêcheurs et un puissant syndicat s'opposaient à leur ravitaillement, les militants du C-Star étaient sortis jeudi soir de leur silence. "Notre bateau à été ravitaillé, tout va bien, il retourne sur zone", a lancé Clément Galand, militant français à bord. 

Le C-Star navigue au large de Zouara, dans l'ouest de la Libye. Le C-Star, un navire de 40 mètres qui bat pavillon mongol, a été loué à Djibouti par le groupe "Génération identitaire". A bord, des militants allemands, français, italien et autrichien, financés grâce à un appel aux dons sur internet qui a récolté plus de 215 000 dollars depuis mi-mai, entendent s'assurer que les immigrés secourus dans les eaux internationales au large de la Libye soient reconduits en Afrique. Ils révèlent aussi les pratiques scandaleuses des ONG, qui collaborent au trafic d'êtres humains

La semaine dernière, ils ont appelé deux navires d'ONG présents au large de la Libye à quitter la zone. "Vous agissez comme un facteur incitatif pour les trafiquants d'êtres humains", ont-ils dénoncé par radio. 

Cette initiative est baptisée "Defend Europe". Dans un communiqué, l'association indique : 

"Defend Europe fait actuellement la Une des médias italiens : reportage dans les journaux télévisés, émissions de radios, articles dans la presse écrite… Notre impact est énorme dans un pays frappé de plein fouet par les activités des ONG et des passeurs d’immigrés clandestins. 

Dans le même temps, une partie de la gauche activiste italienne nous accuse d’avoir joué un rôle dans l’immobilisation du Juventa, ce navire de l’ONG Juggend Rettet’s, pris la main dans le sac il y a une semaine, en train d’échanger des informations avec des passeurs tout en embarquant des clandestins. Hier, nous avons intercepté un échange radio entre le Golfo Azzuro de l’ONG Open Arms et la marine italienne. Cette dernière ayant remarqué que le Golfo Azzuro était entré dans les eaux libyennes pour récupérer des clandestins lui interdisait de remonter vers les ports italiens. Suite à quoi, nous nous sommes mêlés à la conversation pour dire à l’équipage du Golfo Azzuro qu’il n’était plus le bienvenu au large des côtes de Libye

Enfin, une autre bonne nouvelle ! Médecins sans frontières qui refuse de signer la charte proposée par l’Italie aux ONG prévoyant notamment la présence d’un policier à bord, lance un cri d’alarme : les campagnes engagées récemment contre les ONG portent un coup très dur à ses finances. MSF parle d’une « chute verticale des dons, une véritable catastrophe sur le plan financier qui risque d’entraver notre action ». Moins d’actions des ONG, c’est moins de clandestins, et donc en bout de chaîne une baisse du chiffre d’affaires des réseaux de passeurs." 

Vidéo : quand on demande à des Américains de placer la Corée du Nord sur une carte, ça donne ça !

Solidarité avec les Karens - Orages d'acier - 07/05/2017

Appel URGENT d'un économiste viré de BFM

West Side Boys - Les années oi!

"On est vegan, vous nous conseillez de prendre quoi ?"


Comment éviter l’inculpation et le procès, raconté par un inspecteur des RG


Concernant l’affaire de la disparition d’un pasteur [probablement le pasteur Doucé lié à un réseau pédophile], un inspecteur contacte l’avocat Jacques Vergès pour le défendre. 

C’était un dossier de mœurs. Le juge, la juge plutôt, avait pourtant fait connaître son intention d’inculper mon client, puisqu’elle l’avait fait entendre au préalable par la police. Le procès-verbal d’audition avait dû réfréner ses ardeurs punitives. Aux policiers, ses collègues, mon client avait en effet déclaré : 
- Eh les gars, je suis un flic comme vous. Je connais la procédure, vous devez noter tout ce que je dis. Voilà ce que je dis : aux RG, je suis chargé des coups tordus
- On note ça ? 
- Évidemment, et le dernier coup dont j’étais chargé était de recruter un jeune prostitué mâle pour le ministre de la Justice
- On note ça aussi ? 
- Évidemment ! Et la prochaine fois que je suis convoqué, je monte d’un cran
Que croyez-vous qu’il se passa ? On n’enterra pas seulement le pasteur, mais l’affaire, ou plutôt les affaires, tant le pluriel s’impose ici. Il n’y eut pas de nouvelle convocation, pas plus qu’il n’y eût d’inculpation. Quant au ministre de la Justice, il a commodément démissionné pour raison de santé

Jacques Vergès, De mon propre aveu

vendredi 18 août 2017

Cash investigation - Les vendeurs de maladies

Zeta Zero Alfa


Le Plessis-Pâté : ils avaient volé 150 portables au Download festival

Deux quadragénaires ont été interpellés par les gendarmes au cours de la première soirée du festival Download donné sur la base aérienne au Plessis-Pâté au mois de juin. Ils avaient volé près de 150 téléphones. Ils viennent d’être renvoyés dans leur pays. 

En quelques heures, ils ont effectué une razzia parmi les festivaliers. Deux hommes ont été interpellés par les gendarmes au cours de la première soirée du festival Download, où jouait notamment Linkin Park, réunissant 120 000 spectateurs sur l’ex-base aérienne 217, au Plessis-Pâté, entre le 9 et le 11 juin. 
Ces pickpockets avaient dans leurs sacs à dos près de 150 téléphones portables… Les deux quadragénaires originaires des pays de l’Est, qui avaient payé leur entrée pour passer inaperçus, ont été renvoyés dans leur pays ces derniers jours. Tout commence vers 20 heures, en plein concert du groupe punk Blink-182. Des spectateurs viennent voir les gendarmes et racontent qu’ils se sont fait dérober leurs smartphones au milieu de la foule, devant la scène. « Le plus inquiétant c’est que certains étrangers avaient leur billet d’avion numérique à l’intérieur », précise un responsable. D’autres plaintes suivent rapidement. En tout, les militaires en recueilleront 104 en quatre heures. Mais parmi les premiers témoignages, une victime parvient à donner une description assez précise de l’homme qu’elle croit avoir vu en train de lui subtiliser son bien. 

La quarantaine de gendarmes (en uniforme et en civil), ainsi que les 250 agents de sécurité payés par l’organisation se déploient parmi les festivaliers. Trois hommes sont repérés. Deux sont interpellés. Le troisième larron est poursuivi jusqu’à 2 heures du matin, mais ne sera pas arrêté. Dans les sacs à dos des deux quadragénaires placés en garde à vue, plus de 150 téléphones sont retrouvés. 

Un stand pour récupérer son portable 
Face à cette prise record, les gendarmes décident de mettre en place un stand dédié, en périphérie du festival, avec les smartphones alignés les uns à côté des autres. Une immense file d’attente se forme rapidement. Et grâce aux réseaux sociaux, la bonne nouvelle de la saisie se répand parmi les 120 000 personnes. « Certains sont donc venus récupérer leur téléphone sans même déposer plainte », commente le colonel Jean-Marc Michelet. Des bravos et des applaudissements, viennent récompenser le travail des forces de l’ordre. Après une mesure de rétention, les deux quadragénaires interpellés ont, eux, été renvoyés dans leur pays.

Italie : Des bombes contre les migrants, nous risquons actuellement la guerre civile


De Turin à Tarante, en passant par les régions « rouges » (ndt les régions politiquement à gauche) et le Latium, de plus en plus de bombes explosent près des centres d’accueil et des hôtels qui logent les migrants 

Du nord au sud, en passant par les îles, la révolte contre le business de l’accueil des migrants envahit toute la botte. Les bombes ou les cocktails molotov, mais également des armes plus rudimentaires sont les moyens les plus utilisés par les citoyens pour stopper l’arrivée des migrants dans leurs villages. 

La Sardaigne, l’île où la crise économique favorise la révolte 
Le cas le plus récent et le plus marquant s’est passé jeudi de la semaine passée devant le centre de premier accueil de Dorgali, dans la province de Nuoro. Par chance les 64 occupants ne furent pas blessés même si l'explosion a fait un grand trou à l'extérieur du bâtiment. Ce n'est pas le premier cas en Sardaigne, en fait cette aversion envers les réfugiés a déjà connu deux précédents. Le 11 octobre passé, l'ex caserne de Monastir, dans la province de Cagliari, a subi un attentat incendiaire suite à la décision du préfet de mettre à disposition ce bâtiment pour en faire un centre d'accueil. La même chose s'est produite à Burcei, également dans la province de Cagliari, aux premiers jours de septembre, quand une maison privée qui devait accueillir 25 migrants a été dévastée. En novembre, à Buddusò, un village de 4.000 habitants, un complexe de tourisme rural qui devait héberger des réfugiés, a été pris pour cible et dévasté par une bombe artisanale

Les Sardes ont dépassé le seuil de tolérance. Ils considèrent cet afflux de migrants comme une invasion en bonne et due forme, et ceci dans une région qui a un des plus haut taux de chômage d'Italie. Le seuil de tolérance est dépassé et a eu une répercussion telle sur le Partito Democratico (ndt, le PD est le parti gouvernemental), autant au niveau national que régional, que le 4 décembre dernier, la Sardaigne a enregistré le taux le plus élevé de Non au référendum constitutionnel. 

La majorité du président PD Francesco Pigliaru, toujours plus fragile s'est effondrée le 26 juillet à l'occasion d'un vote sur le tourisme, grâce à un amendement qui avait été proposé par Forza Italia. Cet amendement refusait que des fonds régionaux aillent aux hôtels qui, plutôt que recevoir les touristes, accueillent des migrants

Devant une telle règle de bon sens, et grâce au vote secret, même des conseillers de la majorité ont pu voter conformément à leur sentiment d'appartenance sarde. Mais cela n'a pas suffit à calmer les esprits. 

 Le 30 juillet, à Sassari, une villa, qui devait devenir un centre d'accueil pour migrants, a été attaquée par quelques individus qui ont mis le feu aux matelas qu'on avait amené quelques jours plus tôt

La colère des citoyens du Latium et du Nord de l'Italie 
Et pourtant, la Sardaigne n'est pas un cas isolé. Le 25 juillet, à Rocca di Papa, aux porte de Rome, une bombe a été lancée contre le mur d'enceinte d'une structure d'accueil destinée à héberger 500 Nord-Africains. En mai 2015, toujours dans la province de Rome, des habitants de Marino, avaient fait irruption dans un immeuble qui, sur décision de la préfecture, avait été choisi pour loger 78 réfugiés

D'autres faits similaires se produisent aussi dans le Nord. En Vénétie, il y a environ une semaine, des jeunes gens ont lancé trois feux de bengale contre le centre d'accueil extraordinaire "La Verdiana di San Vito di Legnago" dans la province de Vérone. Le 17 février de cette année, à Aselogna di Cerea, toujours près de Vérone, une bombe a explosé contre le portail d'une structure qui abrite une vingtaine de requérants d'asile. A la fin octobre 2016, à Prada di San Zeno di Montagnaun, un ancien hôtel a été touché par deux bombes artisanales. En décembre de la même année, au Frioul, une lettre de menace a été envoyée au syndic de Turriaco et une bombe incendiaire a été retrouvée dans les jardins de la rue du 5 Juin, à côté de l'ancienne caserne des carabiniers où devaient être accueillis 12 migrants. 

Et, beaucoup plus récemment, des actes similaires se sont produits en Lombardie. Une attaque à coup de cocktails Molotov contre l'hôtel Eureka à Vobarno, (province de Brescia). Ces évènements ont eu lieu début juillet et ont provoqué un incendie qui a détruit le rez-de-chaussée de cet hôtel qui devait recevoir des requérants d'asile. La même méthode a été utilisée fin mars pour endommager une petite villa à Cumignano sul Naviglio (province de Cremona). 

Même au Piémont il y a eu des conflits entre Italiens et migrants. En novembre 2016 des Turinois, exaspérés par une situation qui se dégrade de plus en plus, ont lancé deux engins explosifs contre les bâtiment ex Moi, occupé depuis des années par des centaines de nord-africains lesquels sont tout de suite descendus dans la rue où il y a eu de très violents affrontements. En septembre, une enveloppe contenant un engin explosif a été envoyé à l'agence de Voyage 747 qui s'occupe d'organiser le rapatriements de migrants

Dans les régions gouvernées par la gauche, la colère contre les migrants monte au son d'engins explosifs 
La "rouge Emilie" elle aussi a prouvé qu'elle n'en peut plus de cette arrivée continue de migrants. Le 19 juillet, à Forli, deux bouteilles incendiaires ont été lancées sur le Cas (centre d'accueil extraordinaire), géré par la Croix Rouge qui hébergeait un seul migrant. En février, au centre d'accueil de Spadarolo, à Rimini, on a lancé des bouteilles : une vitre a été cassée et les ordures ont été éparpillées ce qui a sali les murs du bâtiment et le jardin. En mai 2016, à Parme, le siège d'un centre d'accueil pour réfugiés où vivaient une vingtaine de personnes, avait aussi été pris pour cible. 

Dans les Marches, la plupart des agressions ont eu lieu en 2016, l'année où, à Fermo, Emmanuel Chidi a été tué suite à une dispute. Avant cet épisode, déjà une certaine intolérance montait face à l'arrivée continuelle de migrants. Cela s'est vérifié dans les premiers jours de mai avec un incendie volontaire contre l'hôtel Mark à Frontignano, qui était fermé depuis 10 ans et devait accueillir des réfugiés. 

A Montottone, un petit village de la province de Fermo, une bombe a explosé devant l'église Santa Maria à l'endroit où sont accueilli les réfugiés. L'auteur de ce geste avait déjà sévi en avril à San Marco alle Paludi di Fermo. 

Au Sud de l'Italie 
Si on descend dans le sud de l'Italie, la situation n'est pas différente. En Calabre, à San Fernadino, un incendie probablement volontaire s'est déclaré début juillet dans un village de tentes. Toujours à San Fernandino, entre le 10 décembre et le 3 janvier 2016, 6 nord africains ont été agressés aux alentours de la date anniversaire de la révolte de Rosarno. 

Dans les Pouilles, le dernier épisode de violence a eu lieu début juin quand une bombe a explosé près d'un centre d'accueil extraordinaire à Ginosa (province de Tarente).

Immigration : “Calais est devenu une Zad”


Baromètre de la crise migratoire, Calais redoute le retour de la “jungle”, dont il a été si difficile de se libérer. Et dénonce ceux qui, sous des prétextes humanitaires, soufflent sur les braises. 

La circulation est dense sur l’A16, l’autoroute qui, de Calais à Dunkerque, à quelques encablures de la Manche, sillonne les derniers hectomètres nordistes de la terre de France. Des milliers de camions empruntent chaque jour cette voie rapide pour rejoindre le port de commerce ou l’entrée du tunnel. À intervalles réguliers, le ruban d’asphalte présente de curieuses portions récemment refaites. « Ce sont les stigmates des barrages, explique Philippe Mignonet, adjoint au maire de Calais chargé de la sécurité publique. Pour bloquer les camions et tenter d’y pénétrer, les migrants entassent du bois, des troncs d’arbres et y mettent parfois le feu. Voilà le dernier en date. » C’est là, à une dizaine de kilomètres de Calais, que le chauffeur d’une camionnette immatriculée en Pologne a trouvé la mort, le 20 juin à l’aube, en encastrant son véhicule dans un poids lourd qui avait freiné pour éviter de heurter le barrage. 

S’il n’avait encore jamais fait de mort, le procédé n’est malheureusement pas rare — et il l’était encore moins voilà un an, quand la “jungle” concentrait dans le Calaisis des milliers de migrants. Aujourd’hui, ils ne sont que quelques centaines, qui viennent d’arriver ou qui sont revenus après leur envoi dans l’un des centres d’accueil et d’orientation (CAO) bâtis à la hâte aux quatre coins du territoire. Dans les champs qui bordent l’autoroute et dans les espaces en friche qui jouxtent les nœuds du réseau routier, parfois assis sur les rambardes métalliques de sécurité, on les voit, cheminant seuls ou en groupes de quelques individus. Ils viennent du Soudan, de l’Érythrée, du Sahel ou de l’Afrique noire. Le responsable d’une unité de sécurité qui a assuré de multiples missions sur place explique : 

La municipalité a beaucoup défriché les zones qui bordent l’autoroute. Avant, il y avait des feuillus, c’était assez dense. Les gars s’allongeaient à même le sol pour échapper au regard et puis, à 2 heures du matin, ils se levaient tous et déferlaient en horde sur la route. Aujourd’hui, on est plus à même de prévenir de pareils rassemblements. 

Aux abords de la station Total de la ZI Marcel-Doret, dont personne à Calais ne s’explique qu’elle ne soit pas encore protégée efficacement — alors que toutes les infrastructures ont été soit grillagées soit, pour les aires de repos, désaffectées —, les migrants lorgnent les camions stationnés. « Vous allez voir, explique Philippe Mignonet. Trois ou quatre d’entre eux vont essayer d’entraîner les policiers à leur poursuite pour permettre à d’autres de tenter le coup. Mais les gars connaissent la manœuvre… » Un jeu du chat et de la souris qui se répète depuis des mois et épuise les forces de l’ordre au moins autant que la gestion des rixes qui opposent régulièrement certaines ethnies entre elles aux abords de la ville et impriment sur toute la région un climat délétère. Du front de mer, l’élu municipal désigne à l’horizon la ligne claire des côtes anglaises. « Vous imaginez l’effet sur ces gens, qui viennent du bout du monde, qui ont tout traversé, quand on leur dit qu’il faut faire demi-tour alors qu’ils ont sous les yeux le but de leur voyage ? Ils deviennent fous. » 

Ils le deviennent d’autant plus que, depuis deux ans, certaines associations font tout pour convaincre nombre d’entre eux qu’il est possible, moyennant un séjour plus ou moins long sur place et un peu de chance, de finir par trouver la faille. « Le but de ces personnes n’est pas que les migrants passent, mais qu’ils pensent qu’ils puissent passer », assène Philippe Mignonet, qui se décrit lui-même comme « la bête noire des No Border [militants “sans-frontièristes”, NDLR] » et autres activistes immigrationnistes, et soutient que « le maintien d’un camp est la raison d’être médiatique et fi nancière de ces associations ». 

Une situation ingérable 
Entre la Mairie, qui redoute que la mise en place d’une structure d’accueil pérenne crée un appel d’air tel que la “jungle” resurgisse, et les associations qui crient aux violences policières et dénoncent un traitement inhumain, le bras de fer dure depuis des mois. « Le public de ces associations a changé, explique le maire de Calais, Natacha Bouchart (LR). Ils sont très politisés et ils instrumentalisent les migrants. Ils combattent l’État, la Ville, avec des moyens énormes et se fichent de la réalité humanitaire. » La municipalité vient de faire appel d’une décision du tribunal administratif l’obligeant notamment à organiser des distributions de repas. « Tout ce qui était possible de faire en la matière a été fait, soupire-telle. Plusieurs dispositifs ont été testés. Tous ont été mis en échec… » Venu il y a quinze jours, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a eu un aperçu de la complexité de la situation. « Je n’ai pas peur, mais je préviens, reprend l’élue. Les associations ont besoin d’exister. Elles remettent le paquet sur Calais. Tout le système est plus rodé, plus agressif, plus endoctriné aussi. » 

Un militantisme qui n’est pas sans influer sur les migrants eux-mêmes : « Un sentiment d’impunité se développe chez eux, poursuit un policier. Les activistes les encouragent à provoquer les CRS. Ils n’ont plus peur d’être interpellés et renvoyés. » « Il y a deux ans, je pouvais aller seul dans les squats expliquer qu’on allait devoir évacuer, confirme Philippe Mignonet. Aujourd’hui, je ne m’y risquerais plus. » « Ils sont clairement dans la violence, reprend un gradé. Les No Border les manipulent pour tenter de renverser la stabilité de l’État sur le Calaisis. C’est terrible à dire mais Calais est une Zad [“zone à défendre”, NDLR]. Je suis allé à Nantes, ce sont les mêmes profils. Ils mènent quasiment des opérations commando contre les forces de l’ordre. Ils donnent aussi aux migrants des idées de manœuvre et un appui logistique opérationnel. » Selon cet expert, sans une législation nouvelle permettant de contrer les militants les plus extrémistes, Calais risque de voir des milliers de migrants affluer ces prochaines semaines. 

Que faire ? Si tous les responsables concèdent que le chemin entre fermeté et humanité est étroit, ils sont nombreux à s’agacer surtout de ce que la notion de “droits fondamentaux” ne soit mobilisée qu’au seul profit des migrants. « Et les droits des Calaisiens, qui y pense ? s’emporte Philippe Mignonet. Le type qui bosse dans la zone portuaire, qui est sur la rocade à 4 heures du matin pour gagner le Smic et qui risque de planter sa voiture sur un barrage, lui aussi a des droits, lui aussi a une famille… » 

jeudi 17 août 2017

Rappel : Émissions de CO2 : l’impasse de la voiture électrique


Le cycle de vie d’un véhicule électrique le rend aussi polluant qu’un véhicule thermique. Le subventionner n’a pas de sens, explique le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme. 

A l’approche de la COP21, le gouvernement français intensifie sa croisade en faveur de la voiture électrique, probablement parce qu’il s’agit de la seule action pouvant faire croire que le pays hôte se préoccupe du climat… 

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel. 

Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Elaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, novembre 2013). 

La donnée la plus cruciale est que la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans ! 

Sachant que ces voitures servent essentiellement à des trajets courts, il est probable que le kilométrage nécessaire pour s’estimer « vertueux » ne sera jamais atteint. De plus, tout le CO2 émis par une voiture électrique est envoyé dans l’atmosphère avant même que ne soit parcouru le moindre kilomètre, alors que la voiture thermique émet son CO2 au fil des ans… 

Par ailleurs, il est partout prétendu que la voiture électrique n’émet pas de particules fines. Mais comme le signale le magazine Science et Vie (janvier 2015), « les pneus, les freins et l’usure des routes émettent presque autant de microparticules que le diesel ». La voiture électrique émet certes moins de particules que la voiture thermique, puisqu’elle ne dispose pas d’un pot d’échappement, mais elle possède bien des freins, des pneus, et roule sur le goudron ! 

A 80 % nucléaire 
Au final, la voiture électrique n’est pas plus écologique que la voiture thermique. L’argent public consacré à son développement est donc totalement injustifié. Or, il s’agit de sommes astronomiques : 
 – le gouvernement a lancé un plan d’installation de 7 millions de bornes de rechargement à environ 10 000 euros pièce, soit un coût d’environ 70 milliards d’euros. Il est d’ailleurs poignant de voir les élus de petites communes, croyant faire un geste pour l’environnement, casser la tirelire municipale pour s’offrir une borne ; 
le bonus « écologique » à l’achat d’une voiture électrique dépasse 10 000 euros par véhicule, souvent complété par une prime de la région. La quasi-totalité des acheteurs sont des ménages aisés : une fois de plus, l’argent de tous est offert aux plus privilégiés. 

En réalité, au pays de l’atome, tous les moyens sont bons pour « booster » la consommation d’électricité, en baisse continue depuis des années. Car la voiture électrique en France peut être considérée comme une « voiture nucléaire » : la quasi-totalité des bornes de rechargement installées sont branchées sur le réseau électrique ordinaire, à 80 % nucléaire. 

Il ne faut pas se laisser abuser par les certificats mis en avant par M. Bolloré et ses Autolib (Paris), Bluecub (Bordeaux) et Bluely (Lyon), assurant qu’elles sont rechargées aux énergies renouvelables : il ne s’agit que de jeux d’écriture ; l’électricité utilisée est la même qu’ailleurs

Nous ne faisons pas ici la promotion de la voiture thermique, elle-même une calamité environnementale. Mais, justement, personne n’aurait l’idée d’offrir 10 000 euros à l’achat d’une voiture diesel, de lui réserver des places de stationnement et de remplir son réservoir à prix cassé… 

Les Triades chinoises en France

Dieudonné massacre Christiane Taubira et François Hollande sur la traite des noirs