jeudi 18 janvier 2018

livre 10 ans des casseurs de pub

Ce livre ne mérite pas d'être placé sur une table de chevet, mais peu tout de même rester au pied du lit. Le genre d'ouvrage que l'on a toujours plaisir à feuilleter lorsque l'on cherche une distraction ou une inspiration.

 Trouvé au hasard d'une librairie de déstockage mais sûrement encore trouvable dans les librairies distributrices du Journal de la décroissance ou sur commande, ce sympathique ouvrage, fourmillant de clins d'œils, de détournements, retrace dix ans de production des "casseurs de pub" (ancêtre du Journal de la décroissance).
Si l'attaque contre la pub par l'unique prisme anticapitaliste peut paraitre parfois réducteur (nous pourrions aussi parler de la pollution de l'âme, et surtout de la défense des identités), les réponses sont souvent justes et d'une qualité graphique jubilatoire.
Les images sont agrémentées de citations des "grands de ce monde" (Jacques Seguela..) intéressantes pour décrypter les pensées et grilles de lecture de ces gens là. Ainsi, on constate que la démocratie et le capitalisme sont étroitement liés et se nourrissent l'un, l'autre. La démocratie devenant arme du capitalisme et inversement Par ailleurs, la bonne vieille stratégie de la réduction ad Hitlerum chère au communisme a encore de beaux restes; même si utilisée jusqu'à la nausée depuis 60ans, la dialectique commence à sérieusement  s'effriter.
Une double page montrant une quinzaine de manuels scolaires reprenant pour les commenter et les analyser des affiches du mouvement, nous rappelle que dix ans peuvent parfois suffire pour percer et acquérir notoriété et crédibilité nationale, même si cela entraîne attaques et critique, c'est le prix à payer pour être connu et reconnu.
Pour finir, quelques textes de qualités diverses racontent les parcours des uns et des autres et donnent l'occasion de diffuser quelques chiffres terrifiants sur la pollution physique et mentale qu'est la publicité.
Un livre à feuilleter de manière approfondie, et à trouver d'occasion, les 15€ étant peut-être excessifs pour la qualité de l'objet.

Conférence Dextra du 20/01: Syrie, la vérité du quotidien


Chers amis, chers camarades, 

Pour continuer notre cycle de conférences de 2018, nous avons la joie et l'honneur de recevoir Blandine, qui parlera de la 
"Syrie : la vérité du quotidien" 

Blandine est revenu récemment d'un séjour en Syrie, raison pour laquelle elle pourra nous parler au mieux de la situation dans ce pays, notamment des chrétiens d'Orient. 

 Nous vous attendons nombreux pour cette nouvelle conférence ! 

A vendredi !

La démocratie directe

Le lien entre la démocratie et la nation est exprimé notamment dans l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui figure dans nos textes constitutionnels : "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément."
     L'article 3 de la Constitution, lui, exprime le refus de toute oligarchie : "la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice."
     L'article 4 précise même l'intention des partis politiques : "ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie" : le font-ils réellement ? On sait que les partis sont des structures oligarchiques où la direction impose sa volonté aux militants et non l'ivresse. De plus, les partis se sont opposés souvent à la démocratisation des institutions, montrant souvent une hostilité réelle à l'égard du référendum. Quant à la souveraineté, ce n'est pas leur préoccupation première comme le montre le fait qu'ils ont accepté de contourner le référendum sur la constitution européenne où le peuple avait clairement dit "non". Le Général de Gaulle avait critiqué le régime des partis qui avait mis la France hors d'état de résister à l'armée allemande en 1940.
     Autrement dit, les principes constitutionnels de la démocratie directe existent en France mais ne sont pas appliqués. Et l'on s'étonne que beaucoup de Français montrent de la méfiance à l'égard des institutions politiques, de 40% de confiance dans le parlement à 12% seulement de confiance pour les partis politiques ! 
     Si l'on veut combler le fossé entre les gouvernants et le peuple, il faut que les gouvernants renoncent à l'oligarchie de fait et acceptent d'introduire en France la démocratie directe comme beaucoup de nos voisins.

Extension géographique
La démocratie directe qui permet au peuple, et pas seulement à ses représentants élus, d'abroger ou d'adopter des lois, est encore très minoritaire dans le monde. C'est la démocratie représentative pure, où seuls les représentants élus du peuple adoptent formellement les lois, qui demeure encore la règle de droit commun.
     La démocratie directe fonctionne depuis 1848 en Suisse (au niveau fédéral, cantonal et local) et aux États-Unis (au niveau de 27 États fédérés sur 50 et au niveau local). Le petit Liechtenstein la pratique aussi ainsi que l'Uruguay en Amérique latine. Depuis 1970, le référendum d'initiative populaire pour abroger une loi existe en Italie. Depuis la réunification allemande du 3 octobre 1990, la démocratie directe a été progressivement introduite dans tous les Länder allemands et souvent aussi au niveau communal. Peu à peu, la démocratie directe gagne en extension.

Outils de la démocratie directe
Il y a deux outils essentiels, le référendum veto et l'initiative populaire, un frein et un moteur.
     Le référendum veto consiste à permettre au peuple d'annuler une loi votée par le parlement. Il faut une pétition de citoyens (50 000 en Suisse, 500 000 en Italie) qui demande l'annulation de la loi. Si le nombre minimum de signatures est atteint, un débat est lancé et le référendum populaire a lieu environ six mois plus tard. Si le non l'emporte, la loi est annulée. Si le "oui" l'emporte, la loi est confirmée. C'est un frein pour s'assurer que les élus ne votent pas une loi que la majorité des citoyens réprouve, ce qui peut arriver compte tenu des puissants lobbies qui font aujourd'hui pression sur le gouvernement ou le parlement. C'est un moyen de redonner la parole aux citoyens non organisés en lobbies, en groupes de pression.
     L'initiative populaire est une pétition pour soumettre au référendum un projet de loi voulu par les citoyens signataires sur un sujet que le gouvernement ou le parlement ignorent ou ont peur d'aborder. En Suisse, le chiffre pour qu'une pétition soit valable a été relevé à 100 000 signatures. Aux États-Unis, le chiffre à atteindre est un pourcentage des électeurs, et il varie selon les États. Si le nombre de signatures est atteint, un débat est organisé sur les médias et le parlement donne son avis sur le projet en question. Il peut aussi rédiger un contre-projet qui sera soumis le même jour au référendum. Ainsi, le parlement n'est nullement mis à l'écart. La démocratie directe organise plutôt une saine concurrence entre les citoyens et les élus pour faire les lois : personne ne doit être exclu alors que la démocratie représentative pure exclut les citoyens de la fonction législative.

Effets
Des études universitaires très poussées en Suisse, en Allemagne, aux États-Unis notamment ont montré que les décisions du peuple étaient toujours modérées et raisonnables. Par exemple, les Suisses ont rejeté des mesures démagogiques comme l'adoption des 35 heures ou bien la suppression de l'armée. 
     Sur le plan des finances publiques, les travaux des professeurs Feld et Kirchgässner ont montré en étudiant les résultats des référendums financiers aux États-Unis et dans les cantons suisses que là où la démocratie directe existe; les impôts et les dépenses publiques sont un tiers plus bas que dans les pays où la démocratie est purement représentative. L'endettement public est de moitié plus faible. Ce résultat est d'une extrême importance à la fois pour le respect de la liberté de chacun que pour accroître la liberté de tous. 
     Plus généralement, la démocratie directe permet au peuple de faire de libres choix, hors des canaux réducteurs des consignes des partis politiques. Comme le dit Michael Barone dans sa préface au livre de Patrick Mc Guigan, The Politics of Direct Democracy : "Peut-être le meilleur argument classique en faveur de la démocratie directe est qu'elle permet de prendre en considération dans la décision politique des problèmes qui étaient ignorés pour des raisons institutionnelles ou idéologiques."

Yvan Blot, L'oligarchie au pouvoir

mercredi 17 janvier 2018

Immigration : près de 50% des Français croient au «remplacement»


Une enquête à l'Ifop concernant le rapport des Français au «conspirationnisme» a testé différentes théories. Parmi celles recueillant le plus l'adhésion des sondés figure celle d'une «immigration comme projet politique organisé par les élites». 
La fondation Jean Jaurès (proche du Parti socialiste) et Conspiracy Watch ont commandé une enquête à l'Ifop au sujet du «conspirationnisme». Publiée le 7 janvier, elle révèle que 79% des Français adhèrent à une «théorie du complot» et que près de la moitié de ceux-ci (48%) pensent qu'il existe une «immigration comme projet politique organisée par les élites».

Les personnes souscrivant à cette idée du «remplacement» de population sont plus nombreuses dans la classe d'âge la plus élevée (54% chez les plus de 65 ans) que chez les plus jeunes (44% chez les 18-24 ans). 78% des sympathisants du Front national (FN) adhèrent à cette idée, ainsi que 60% des sympathisants de droite. Cette proportion est même légèrement plus forte parmi les sympathisants de la France insoumise (FI, 32%) et du PS (35%) que parmi ceux de La République en marche (30%). 

Le détail de l'étude montre qu'une très large majorité des Français, soit 72%, considèrent l'immigration comme «un processus inquiétant, qui cause des problèmes de coexistence entre des cultures très différentes et menace à terme notre mode de vie». Parmi les sympathisants de LREM (62%) du FN (90%) ou de la FI (61%), cette opinion est majoritaire quelle que soit la frange du spectre politique à laquelle s'identifient les sondés, seuls les sympathisants écologistes ne sont «que» 49% à y souscrire. 

79% des Français «complotistes» ? 
L'étude de l'Ifop s'intéresse en outre à d'autres «théories du complot», ciblant pèle-mêle l'existence de «zones d'ombre» dans l'enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo, la croyance selon laquelle la terre est plate, que «le virus du sida a été créé en laboratoire et testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde» ou encore que «le ministère de la santé est de mèche avec l'industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins». Au total, pas moins de 79% des Français adhéreraient à l'une des théories listées par l'étude. 

Cette tendance très marquée s'accompagne d'une défiance sensible à l'égard des médias. 36% des Français pensent ainsi que ceux-ci sont «largement soumis aux pressions du pouvoir politique et de l’argent». S'ils ne sont que 17% à le penser parmi les sympathisants de LREM, ils sont 40% chez les sympathisants FN et 55% chez les sympathisants FI. 

Cette étude a été conduite auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, complété par un échantillon de 252 personnes de moins de 35 ans, qui ont été remises à leurs poids réel au sein de l’échantillon lors du traitement statistique des résultats. Au total, 1 252 personnes ont donc été sondées.

Souviens-toi de l'Indochine


Jacques Laurent, hussard puni


     Des hussards qui étaient quatre comme les trois mousquetaires, Jacques Laurent reste le moins bien considéré. C'est le hussard puni. Nimier est une icône, Antoine Blondin une idole, Michel Déon -l'unique survivant de cette fameuse troupe, prouesse qu'il doit à de longues marches sur les plages grecques et dans les pubs irlandais - un patriarche. Laurent, lui, fait grise mine au bal de la postérité. Paie-t-il un prix Goncourt qu'il est le seul hussard à avoir jamais obtenu ("Les bêtises, Grasset, 1971) ? Ou son amitié avec François Mitterrand, qui lui valut, dans les années 80 et 90, à une époque où les journaux appelaient le président socialiste "Tonton" comme "Les tontons flingueurs" ou "Dieu" comme le poème de Victor Hugo, une indulgence contrainte de la critique ? Expie-t-il la fortune et la gloire qui, sous le pseudonyme de Cécil Saint-Laurent et les tirages de "Caroline chérie", en firent, à la fin des années 40 du siècle dernier, la cible des jalousies qui peuvent enfin s'exprimer aujourd'hui dans un silence de plomb ? Ou faut-il mettre l'actuelle désaffection envers Laurent sur le compte de la biographie que Bertrand de Saint Vincent consacra naguère à l'écrivain chez Julliard, ouvrage d'excellente tenue équestre mais qui mit au jour, avec une précision meurtrière, les activités de Laurent en faveur du gouvernement de Vichy sous l'Occupation ? Sur une œuvre comptant au bas mot une centaine d'ouvrages, il n'y en a que deux ou trois disponibles, encore faut-il les chercher avec obstination dans les plus grandes librairies de France. Absent des programmes scolaires, recalé à l'université, non réédité en livre de poche, Jacques Laurent reste assis sur sa chaise quand les autres - Perec, Duras, Vian, Camus, Sartre, Gary et Sarraute - dansent dans les bras de leurs jeunes lecteurs et lectrices, ceux-ci étant dûment encouragés à se frotter contre leur prose par les profs de lycée ou de fac.

     Pendant la trêve des confiseurs, j'ai mangé des confiseries : les quatre volumes de la série des "Clotilde". Je n'indique pas l'éditeur, car il n'édite plus cette tétralogie un peu wagnérienne qui raconte, avec une exquise alacrité, la vie voluptueuse d'une jeune intellectuelle sexy de province entre 1940 et 1962. Déguisé en fille, Jacques Laurent, qui signe ici Cécil Saint-Laurent comme pour la plupart de ses romans majeurs de la même époque -"Caroline chérie", donc, mais aussi "Lucrèce Borgia" et surtout la prodigieuse série des "Hortense"-, a les jambes plus libres pour courir le monde et la langue plus déliée pour raconter ce qu'il a de gros sur la patate. Les textes sont meilleurs quand ils ont un prétexte. Ça les durcit comme un poing. Après la Libération, les écrivains de gauche ont eu des postes, deux de droite des pertes. Celles de l'Indochine, de l'Algérie. Il y en a même eu un - Déon - pour se soucier de l'Angola. Un chagrin d'amour, ça cicatrise ; un chagrin politique, ça purule. Pendant des années. Des décennies. Les femmes oublient plus vite que les déroutes, même quand on n'a pas été brillant avec elles. 

     L'ouverture de "Prénom Clotilde" (1957) : la grâce pure d'une marche de Mozart. L'intensité, la fièvre, la lucidité, l'humour. Un français ample, précis, familier. La fraîcheur de Clotilde. Son teint de rose non socialiste mais très sociale. Je n'ai rien trouvé, parmi les nouveautés romanesques de 2011, qui arrive à la cheville de ce roman. Je l'avais lu à Villers-sur-Mer, l'été de 1973, pendant mon hépatite virale, dans la collection Presses Pocket, où il est aujourd'hui introuvable. C'est encore plus beau quand c'est introuvable.

Patrick Besson pour Le Point 2052

mardi 16 janvier 2018

Réforme de l'ISF : Muriel Pénicaud s'en sort plutôt bien avec 62 000 euros économisés par an


Selon les calculs de la rubrique en ligne CheckNews de Libération, la ministre du Travail sera très avantagée par la suppression de l'ISF sur les biens mobiliers. Cette réforme lui permettra d'économiser 62 000 euros par an. 
Coup de pouce pour les Français les plus fortunés, qui commenceront l'année 2018 avec le sourire : à partir du 1er janvier, l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) vient remplacer l'impôt sur la fortune (ISF). Concrètement, cela signifie que les personnes qui étaient soumises à ce fameux impôt, mais qui avaient choisi de placer leur fortune dans les biens mobiliers (assurances vie et autres produits bancaires) et non pas dans la «pierre», seront moins taxés grâce à la réforme du gouvernement d'Emmanuel Macron... C'est notamment le cas de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. 

62 000 euros... à réinvestir ? 
Selon les informations du journal Libération, cette dernière réalisera une économie annuelle de 62 000 euros. Le patrimoine de la ministre est en effet majoritairement constitué de biens mobiliers : sur 7,7 millions d'euros de biens, seulement 1,8 million d'euros auraient été investis dans ses deux maisons. 

La fortune de la ministre du Travail est principalement répartie dans les actions, les assurances vie et les produits d'épargne : en tout 5,9 millions d'euros qui ne sont plus soumis à l'ISF

Si Emmanuel Macron avait invité les Français les plus fortunés, les «premiers de cordée», à s'engager pour la société française lors d'une interview en octobre, il reste à savoir quelle part de ces 62 000 euros Muriel Pénicaud voudra réinvestir dans l'économie hexagonale

Pour mémoire, le Conseil constitutionnel avait validé les réformes les plus attendues du gouvernement le 28 décembre, malgré plusieurs saisines de la part de parlementaires Les Républicains (LR) mais aussi de la gauche. Concernant l'ISF, les députés LR jugeaient, dans leur saisine, que la charge imposée aux propriétés immobilières était excessive et, de ce fait, «cause d'une rupture caractérisée du principe d'égalité». La gauche socialiste, insoumise et communiste dénonçait, pour sa part, un budget «pour les riches» qui allait «creuser les inégalités». La France insoumise (LFI), par la voix du député Alexis Corbière, considérait que le budget présenté créait «des systèmes réduisant drastiquement la taxation pour les plus riches».

Les cuckservateurs 1/2 - Orages d'acier -16/01/2018

Il n'est donc pas étonnant que nos sociétés souffrent d'un très haut taux de maladies psychologiques comme l'anxiété, l'insomnie et la dépression

Il est amusant d'observer une population composée essentiellement d'employés de bureau bien dociles, qui suit massivement des modes issues de cultures qui étaient dans le temps marginales. Tatouages tribaux et censés être impressionnants pour les hommes. Petits coeurs, dauphins, fleurs, caractères chinois pour les femmes, quand ce n'est pas une sorte de flèche sur le bas du dos ou au-dessus des fesses pointant vers l'anus (probablement voulant dire entrez ici ?). Tatouages donc, piercings, fringues, sorties, vacances originales, appartenance à des tribus... Il faut être différent, comme tout le monde !
     Tout est fait pour le divertissement immédiat : amusement constant, pornographie, drogues. La culture de la consommation nous focalise sur l'avoir au lieu de l'être, sur la possession au lieu des relations, sur les apparences au lieu du bien-être. Cela pousse à l'égoïsme, à l'égocentrisme, à la concurrence constante. Dans tous les domaines, on se compare toujours au niveau le plus haut, idéalisé, impossible à atteindre. La confusion et la frustration engendrées sont considérables. Résultat : des problèmes comme les maladies mentales, le taux de divorce, l'addiction aux drogues et à d'autres substances, et même les taux de criminalité n'ont fait qu'augmenter partout en Occident depuis les années 1950.
     En 1970, 79% des étudiants américains avaient comme objectif une vie qui ait plus de sens. En 2005, ce même sondage montre que l'objectif de 75% des étudiants était de bien gagner leur vie, mais 81% de ceux-ci avouaient ressentir un vide existentiel. 30% des travailleurs admettent être des workaholics, accoutumés à leurs emails, blackberry, iphones et autres gadgets électroniques censés les rendre plus productifs. 50% des travailleurs disent ne pas passer assez de temps avec leurs enfants et leur famille et 40% disent ne pas avoir assez de temps pour eux-mêmes et leurs loisirs. 
     Il n'est donc pas étonnant que nos sociétés souffrent d'un très haut taux de maladies psychologiques comme l'anxiété, l'insomnie et la dépression. Un ami médecin m'a bien résumé le problème : "Nous sommes prisonniers d'un cercle vicieux : nous faisons un travail aliénant et sans sens, créant un état dépressif chez le travailleur ; un médicament permet au travailleur de continuer à travailler ; le travail permet au travailleur d'avoir les moyens de se payer ce médicament ; le docteur qui prescrit le médicament est obligé de le faire et de rester dans le système, car il doit rembourser l'emprunt qu'il a fait pour financer ses études de médecine, sans parler de sa cotisation annuelle au club de golf."
     Les médias zappent d'un sujet sensationnel à l'autre, sans arrêt, sans jamais faire une analyse de fond ou donner le temps de réfléchir. Si pour la plupart des téléspectateurs, à l'esprit émoussé, voire lobotomisé depuis longtemps, ce divertissement suffit, l'esprit aiguisé perçoit de manière évidente l'influence de qui possède le média en question : marchand d'armes, groupe industriel d'un Etat. Dans ce monde matérialiste où l'on vénère l'argent, la moindre critique du système marchand-consumériste et de l'accumulation de la richesse à outrance est devenue une forme d'hérésie. Tout politicien, professeur ou citoyen parlant contre la société de consommation met sa carrière en danger et doit s'attendre à être chahuté, accusé d'extrémisme, ridiculisé et ignoré. Les rares résistants ou dissidents travaillent hors du système des médias, comme un Beppe Grillo en Italie, par exemple.

Piero San Giorgio, Survivre à l'effondrement économique

lundi 15 janvier 2018

Loi anti Fake News: d'Ornellas rappelle l'infiltration de DAESH parmi les migrants (CNEWS, 04/01/18)

Téléphone dans le métro, tumeur au cerveau


Aide au retour et effet d’aubaine


La proposition d’une aide au retour n’est donc pas à la hauteur du problème qui se pose. L’explication en est très simple : 2 000 euros ne représentent rien au regard des avantages sociaux susceptibles d’être perçus chaque mois en France... 

On voit mal, par ailleurs, pourquoi des gens qui ont payé plus de 2 000 euros à des passeurs pour venir clandestinement en France repartiraient gentiment dans leur pays pour cette somme. 

Ces 2 000 euros ont donc simplement été touchés par 3 000 étrangers qui avaient décidé de retourner dans leur pays et pour qui les services administratifs ont rempli un dossier. C’est ce qui s’appelle un effet d’aubaine. Un petit pécule que l’on ramasse au passage à toutes fins utiles. Si la nostalgie de revoir Paris ou Marseille les prend, ils auront les moyens de le faire sans se fouler : c’est en fait une aide au retour chez nous. 

L’aide au retour n’est pas seulement inutile, elle a eu des effets pervers. Par exemple avec certaines populations roms, avant que ces dernières acquièrent un droit permanent de séjour dans les différents pays de l’Union européenne. Certaines familles percevaient l’aide au retour, partaient... puis revenaient. Le cas échéant, sous une identité légèrement modifiée

L’aide au retour n’est donc pas une solution, ni sur le plan des principes ni sur un plan pratique

Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?

dimanche 14 janvier 2018

Nature et rupture


100 000 demandes d'asile en 2017 : un chiffre «historique» en augmentation de 17%


Venus d'Albanie, d'Afghanistan ou du Soudan, les demandeurs d'asile ont été 17% de plus en 2017 qu'en 2016, selon l'Ofpra. Son directeur estime qu'il ne s'agit pas d'un afflux massif mais parle d'un record depuis au moins 40 ans. 
C'est un record historique, selon le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). En 2017, plus de 100 000 personnes ont fait une demande d'asile en France. Alors que le gouvernement prépare un texte de loi sur l'immigration et l'asile qui suscite déjà la controverse, les chiffres témoignent d'une hausse de 17% des demandes d'asile dans le pays par rapport à 2016. A titre de comparaison, entre 2015 et 2016, la hausse du nombre de demandeurs d'asile s'était élevée à 6,5%.

Pascal Brice, directeur général de l'Ofpra, assure certes qu'il ne s'agit pas d'un «afflux massif» et que la France est en mesure d'y faire face. Mais il a toutefois concédé sur CNews qu'il s'agissait d'un record depuis «au moins 40 ans». Les pays de provenance de ces demandeurs d'asile sont d'ailleurs bien différents qu'à cette époque : en tête, l'Albanie avec 7 630 demandes, soit une hausse de 66%. L'Ofpra n'a cependant accordé sa protection qu'à 6,5% des demandeurs d'asile albanais, leur pays étant considéré comme sûr. 

Suivent l'Afghanistan (5 987 demandes, soit une hausse de 6%), Haïti (4 934 demandes, un chiffre stable), le Soudan (4 486 demandes, en baisse de 24%) et la Guinée (3 780, en progression de 62%). Les ressortissants de pays d'Afrique de l'Ouest, notamment les Ivoiriens (dont les demandes d'asile ont doublé) ou les Congolais (hausse de 15%), sont de plus en plus nombreux à demander l'asile en France. On dénombre en revanche peu de Syriens. Arrivés via des programmes de réinstallation, leur nombre est en baisse de 10% alors que leur situation, considérée comme prioritaire, donne lieu à un fort taux d'acceptation. 

«Cela confirme que la France est dans les tous premiers pays de la demande d'asile en Europe», explique Pascal Brice, qui rappelle toutefois dans les colonnes du Monde que l'Allemagne a reçu près du double de demandes l'an passé.

L’île de Nauru : du rêve au cauchemar


Il y a moins de 20 ans, l’île de Nauru était l'un des pays les plus riches du monde. Aujourd'hui, l'État est en faillite, la population est obèse et le chômage a atteint 90% des actifs. L'île a essayé de se transformer en paradis fiscal pour attirer des capitaux, mais sans succès. 

Successivement colonisée par l’Allemagne, puis l’Australie, Nauru connaît une prospérité sans précédent. La petite île, située au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, présente en effet un développement très important grâce à l’exploitation et l'exportation du phosphate. Ce minerai, très utile pour fabriquer l’engrais agricole, alimente l'agriculture australienne et britannique.

Commence alors une longue période d’exploitation : les Australiens, qui possèdent l’entreprise construisent les infrastructures indispensables à l'extraction de la matière phare. Et en quelques années, l’entreprise connaît des profits «records». Mais les Naruans souhaitent désormais jouir eux-mêmes de leurs ressources naturelles. L’île accède donc à son indépendance le 31 janvier 1968 et devient ainsi la République de Nauru.

Dès lors, l’entreprise est rachetée et nationalisée. Pendant 30 ans, de 1968 à 1998, la richesse s'empare de la population et la vie des Nauruans n'est plus la même. La période est faste, le cours du phosphate s'envole. L'année 1974 bat tous les records : le pays fait 225 millions d'euros de bénéfice et le PIB par habitant est le 2e au monde. Un PIB trois fois plus élevé qu’aux États-Unis.

Nauru investit alors sa fortune dans l'immobilier. Des buildings sont construits à Melbourne et à Washington, des terres sont achetées dans divers pays du pacifique, des spectacles sont entièrement financés par l’État, un golf luxueux est construit sur l’île. La compagnie aérienne nationale est aussi créée, Air Nauru, couvrant la majeure partie de l'Océanie.

La descente aux enfers 
Cependant, dès les années 1990, l'épuisement des réserves minières, une mauvaise gestion des finances publiques et la dégradation de la santé publique caractérisée par l'apparition de maladies liées à une mauvaise hygiène de vie entraînent une paupérisation de la population et du pays en général, aboutissant à une faillite nationale.

Autrefois pays au plus haut revenu annuel moyen par habitant juste derrière l'Arabie Saoudite, Nauru connait une chute vertigineuse. Les dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’entreprise nationale ont mené une gouvernance extravagante, matérialisée par des investissements douteux et n'ont pas assuré l'avenir du pays. Avec une gestion sérieuse, même avec l’épuisement des ressources de phosphate, l'argent accumulé aussi facilement aurait suffi à pérenniser le futur de l'État.

Quant à la population, l’opulence des années de richesse a engendré de mauvaises habitudes alimentaires. Le pays recouvre aujourd’hui le plus fort taux d’obésité de la planète. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 95% de la population est en surpoids. Les habitants se plaignent aujourd'hui de ne plus manger que du poisson, nourriture du «pauvre» pour les îles du Pacifique. La nourriture est de moins en moins disponible, détruisant la notion de solidarité entre les citoyens nauruans, pourtant très présente il y a encore quelques années. L’État ne semble pas informer la population sur un mode de vie sain et le seul organisme public fonctionnant correctement est l’hôpital.

Aujourd'hui, la quasi-totalité du territoire de Nauru ressemble à un désert de pierres. La surexploitation du phosphate sur l’île a dégradé l’environnement : 80% de la surface du territoire a été creusée et la déforestation a tué des espèces entières d’oiseaux. 


Paysage lunaire terre inexploitable ce qui reste î Nauru Un paysage lunaire, c'est ce à quoi ressemble l'île de Nauru depuis la fin de l'extraction du phosphate © REUTERS PHOTO 

Symbole de la déchéance du petit pays, le célèbre building que l’État avait acheté à Melbourne en Australie a dû être vendu en 2004 pour essayer de rembourser ses dettes. La République de Nauru commence alors à blanchir de l’argent et à vendre des passeports. La mafia russe de Saint-Pétersbourg a blanchi à Nauru près de 70 milliards de dollars. Le pays a même appartenu à la liste noire des paradis fiscaux. Des activités illégales qui n'ont jamais bénéficié aux habitants de l’île. 

Aujourd’hui, le système de sociétés-écrans n’existe plus et l’île de Nauru a été retirée de cette liste noire, mais les faux passeports circulent encore dans le monde. 

Survivre ou partir 
Nauru s’applique dorénavant, pour survivre, à prendre soin de ses relations diplomatiques. Taïwan a racheté pour 10 millions de dollars la ligne faisant quelques allers-retours entre Nauru et Australie, le tout avec le carnet de chèques de banques créancières. En échange, Taïwan est soutenue par Nauru sur la scène internationale, et notamment dans sa lutte pour obtenir un siège à l’ONU. Pour preuve, la seule ambassade présente sur l’île est celle de Taïwan. 

L’île abrite également une prison, à disposition non pas de l’État, mais de l’Australie. Ce camp d’internement est habité par des clandestins que l’Australie capture dans les eaux internationales, près de leurs côtes. Le fait que ces clandestins soient directement amenés à Nauru ne leur permet pas de demander le statut de réfugiés politiques en Australie. Ce système, plus connu sous le nom de «Solution du Pacifique», rapporte à Nauru plusieurs millions de dollars chaque année. Mais devant un début de polémique, le nouveau Premier ministre australien, Kevin Rudd, a stoppé les acheminements de clandestins vers Nauru. 

Les habitants de Nauru auraient dû être riches, il ne leur reste plus rien. Une lueur d’espoir est cependant apparue. Des géologues affirment qu’il existerait sous les anciens gisements de nouvelles sources de phosphate. Des explorations ont été lancées, financées par de grands entrepreneurs australiens mais c'est une fausse bonne nouvelle, car compte tenu des dettes encore en cours, Nauru et ses habitants ne profiteront plus jamais de leurs ressources naturelles. 

La plus petite République du monde, en apparence semblable à des dizaines d’autres, est aujourd’hui une île complétement dévastée, qu'on a même envisagé d'abandonner en préparant l’exil de ses habitants. Pour l'heure, près de 9.000 personnes vivent encore sur l'île mais son avenir est compromis. Entre surexploitation écologique, faillite économique et hyperconsumérisme : l’histoire de Nauru est l’exemple parfait du rêve qui vire au cauchemar.

samedi 13 janvier 2018

Expulsion ou incarcération : Israël laisse le choix à des dizaines de milliers de migrants africains


Les autorités israéliennes lancent un programme à l'encontre de près de 40 000 migrants, principalement erythréens et soudanais. Ceux-ci ont jusqu'à la fin du mois de mars pour quitter Israël, faute de quoi ils seront emprisonnés. 
En matière de contrôle de l'immigration, Israël n'a pas les états d'âme des pays européens. Tel-Aviv a annoncé ce 3 janvier 2018 le lancement d'un programme destiné à imposer à près de 40 000 migrants en situation irrégulière de choisir entre leur expulsion ou leur incarcération. 

S'exprimant en amont d'une réunion de son cabinet, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est félicité de la mise en place de ce projet destiné à «faire partir les migrants entrés illégalement». Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 38 000 personnes sont concernées, en majorité des Erythréens et des Soudanais. 

Les migrants qui accepteront de partir se verront remettre un billet d'avion et près de 3 000 euros, avec pour date-butoir mars 2018. Ceux qui refuseront d'être déportés seront incarcérés pour une durée indéterminée. Après la date du 1er mars, il sera encore possible pour ces personnes de quitter volontairement Israël, mais une somme inférieure leur sera remise. Le ministère de l'Intérieur a prévenu que ceux qui refuseront seraient emprisonnés. 

Dans un communiqué distinct, le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, chargé de l'application du programme, a souligné qu'Israël était «déterminé à renvoyer des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement». Selon des chiffres officiels, 4 012 migrants en situation irrégulière ont déjà quitté Israël en 2017, dont 3 332 originaires d'Afrique subsaharienne. 

Des migrants en danger dans leurs pays d'origine 
Pour autant, le gouvernement israélien reconnaît tacitement que les Soudanais et les Erythréens ne peuvent pas retourner chez eux dans le cadre de ce programme. Le gouvernement érythréen a en effet été accusé par l'ONU de crimes contre l'humanité, «généralisés et systématiques». 

Quant au Soudan, son président Omar el-Béchir fait l'objet de mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide. Excepté la prison en Israël, il n'y a qu'une seule solution : Israël a signé des accords avec des pays tiers, en l'occurrence le Rwanda et l'Ouganda, qui doivent accueillir les migrants volontaires. 

Ces migrants sont pour la plupart entrés illégalement en Israël via le Sinaï égyptien à compter de 2007. Ce flux a été stoppé avec la fin de la construction par l'Etat hébreu d'une clôture électronique le long de la frontière avec l'Egypte

Les autorités israéliennes ont ouvert des centres de rétention dans le sud, où près de 1 500 migrants sont soumis un régime de semi-liberté. Ces établissements vont fermer leurs portes et les migrants qui refuseront de partir seront envoyés en prison. Benjamin Netanyahou s'était rendu fin août 2017 dans le sud de Tel-Aviv, où résident des milliers de migrants africains, et s'était engagé à rendre ce secteur «aux citoyens israéliens».

Editions Le Polémarque


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Les textos et les mails, ça rend idiot !


Une étude publiée en Angleterre montre que les SMS et les courriers électroniques font diminuer le quotient intellectuel. Sont concernés :les accros aux minimessages, incapables de s'arrêter, quitte à faire dix choses en même temps. 

«TXTO REN 1 peu idio » : traduit en « français » cela donne : « envoyer des textos rend (un peu) idiot. » C'est mauvais pour votre quotient intellectuel. Tapoter avec son pouce sur son téléphone portable ou se ruer à tout moment sur son clavier d'ordinateur pour répondre au dernier e-mail arrivé diminue deux fois plus vos performances intellectuelles qu'un joint de marijuana ou une nuit sans sommeil. Selon les psychologues de l'Institut de psychiatrie de King's College à Londres, ces activités font baisser votre quotient intellectuel de 10 points, alors que la diminution n'est que de 4 points après avoir fumé un joint. 

Explication : c'est le fait de maintenir toujours son esprit en éveil, à l'affût du moindre message venu de l'éther qui diminue votre capacité de concentration. Les spécialistes ont trouvé un mot pour ce nouveau mal des temps modernes : l'infomania. « En fait, ça signifie ne jamais vraiment être débranché de son travail. C'est souvent vrai pour les cadres qui n'arrêtent jamais vraiment de travailler », explique David Smith, directeur commercial de Hewlett Packard qui a commandité l'étude. Quatre-vingts volontaires ont pris part aux essais cliniques sur la détérioration de leur QI. 1 100 adultes ont été interviewés : 62 % d'entre eux reconnaissent vérifier leurs messages de travail chez eux ou en vacances. La moitié y répondent immédiatement et un sur cinq (21 %) interrompra une réunion pour renvoyer un message. Selon le Dr Glenn Wilson, le psychologue qui a dirigé cette étude, « l'infomania est un phénomène très répandu, qui altère les performances du travailleur si elle n'est pas contrôlée, en réduisant son agilité mentale. On est moins concentré parce que l'esprit reste prêt en permanence à répondre à un nouveau message plutôt que de se concentrer sur la tâche à accomplir. Le cerveau est moins efficace parce qu'il doit jongler avec plusieurs tâches à la fois. » Répondre aux textos est aussi « considéré comme très impoli » par neuf personnes sur dix qui voient leur interlocuteur répondre à un message pendant qu'il leur parle. Plus de 50 milliards d'e-mails sont envoyés chaque jour dans le monde. 88 % sont des « junk-mail » (courrier sans intérêt). Une personne en reçoit en moyenne 32 par jour. En Grande-Bretagne, 1 035 millions de textos sont envoyés chaque mois. Le Britannique moyen en reçoit 37 par mois. Mais le plus étonnant, c'est pourquoi un constructeur d'ordinateur et de téléphone a commandé une telle étude... Comme si un constructeur de bolides de F 1 disait à ses clients de ne surtout pas dépasser 90 km/h. « Nous voulons aider nos clients à profiter au maximum de la technologie des téléphones mobiles et des ordinateurs que nous mettons à leur disposition. Ces outils sont un formidable plus pour les compagnies mais devant l'utilisation massive des textos pendant nos réunions, nous soupçonnions que cela pouvait gêner le travail. Nous voulions une confirmation scientifique. » Ils l'ont eu.

vendredi 12 janvier 2018

Passez une bonne fin de semaine !


Les migrants : des «envahisseurs musulmans», selon le Premier ministre hongrois


Connu pour son opposition frontale aux quotas européens de migrants, Viktor Orban s'est livré à de nouvelles déclarations fracassantes. Qualifiant les réfugiés d'«envahisseurs», il estime que des «sociétés parallèles» ont émergé en Europe. 
Dans un entretien au journal allemand Bild le 7 janvier, Viktor Orban s'est livré sur les raisons du refus de Budapest d'accueillir des réfugiés. «Nous ne considérons pas ces gens [les migrants] comme des réfugiés musulmans», a lancé le Premier ministre hongrois, précisant les voir plutôt comme des «envahisseurs musulmans»

«Si quelqu'un veut venir dans votre maison, il frappe à votre porte et demande : "Pouvons-nous entrer, pouvons-nous rester ?" Ils [les demandeurs d'asile] ne font pas cela, ils ont franchi la frontière illégalement», a encore déclaré Viktor Orban. 

«Sociétés parallèles»
Poursuivant son raisonnement, le Premier ministre hongrois a qualifié le multiculturalisme d'«illusion», jugeant que les sociétés musulmane et chrétienne «ne s'unir[aient] jamais». Quant à l'arrivée d'un grand nombre de musulmans sur le Vieux continent, elle aurait résulté selon lui en l'apparition de «sociétés parallèles»

Viktor Orban a aussi estimé que les personnes tentant de rejoindre la Hongrie depuis la Syrie ne risquaient «pas leur vie» car elles traversaient des pays relativement stables : la Turquie, la Grèce, la Macédoine et la Serbie. «Ce sont plutôt des migrants économiques en quête d'une vie meilleure», a conclu le Premier ministre. 

Estimant que le but de la plupart des réfugiés était de s'installer en Allemagne, il a taclé la politique d'accueil des demandeurs d'asile de la chancelière Angela Merkel. «Je n'ai jamais compris comment le chaos, l'anarchie et le franchissement illégal de frontières étaient considérés comme des choses positives dans un pays comme l'Allemagne, que nous considérons comme le meilleur exemple de discipline et de respect de la loi», a lancé Viktor Orban. 

Critique acerbe de l'immigration et des quotas de répartition de migrants obligatoires prévus par l'Union européenne, Viktor Orban multiplie les sorties fracassantes sur le sujet. Il avait déjà notamment qualifié les demandeurs d'asile de «cheval de Troie pour le terrorisme»

Le renforcement de la frontière de la Hongrie avec la Croatie et la Serbie, par la construction d'un mur, a valu de nombreuses critiques de pays européens à Budapest. 

La Hongrie n'infléchit pourtant pas son discours et s'est trouvée des alliés européens refusant eux aussi les quotas, comme la Pologne et la République tchèque, et ce malgré les mises en garde de la Commission européenne.

Une démission à la Commission nationale des comptes de campagne qui risque de faire du bruit


Le Parisien révèle les raisons qui ont poussé un rapporteur de la Commission nationale des comptes de campagne à démissionner. Il juge l'instance «opaque» après avoir étouffé des irrégularités sur les dépenses d'un candidat à la présidentielle. 
Dans son édition du 7 janvier, Le Parisien a interrogé l'un des rapporteurs de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements publics (CNCCFP), Jean-Guy de Chalvron. Ce dernier a démissionné de l'instance après avoir établi «de nombreuses divergences de fond» avec la CNCCFP. 

A partir du 3 août 2017 et pendant cinq mois depuis la publication des comptes au Journal officiel, il a été chargé d'éplucher les factures de Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle 2017. Après avoir déniché plusieurs dépenses litigieuses, «des anomalies», qui ne devaient pas, selon lui, ouvrir droit à un remboursement par l'Etat, Jean-Guy de Chalvron écrit une «lettre des griefs» destinée au député des Bouches-du-Rhône. 

Vous ne m'offrez d'autre alternative que celle de me soumettre ou de me démettre 

Après avoir examiné sa missive, la Commission lui aurait opposé un refus «extrêmement brutal». Elle lui aurait alors recommandé de revoir nettement à la baisse ses propositions de régularisation, selon les propos rapportés par Le Parisien. 

Des «dysfonctionnements» entre la Commission et les rapporteurs 
Plutôt que de transiger avec ses convictions, ce haut-fonctionnaire a préféré démissionner, refusant de cautionner d'éventuelles irrégularités. «Vous ne m'offrez d'autre alternative que celle de me soumettre ou de me démettre», écrit Jean-Guy de Chalvron dans une lettre adressée au président de la CNCCFP, François Logerot, dont Le Parisien a obtenu copie. 

Ses réserves portaient sur 1,5 million des 10,7 millions d'euros de dépenses totales du candidat insoumis. Jean-Guy de Chalvron veut dénoncer au-delà de sa démission de «graves dysfonctionnements» de la CNCCFP dont il juge le fonctionnement «opaque et fort peu démocratique». 

La CNCCFP a affirmé au quotidien que «les rapporteurs savent que la Commission ne suit pas forcément leurs recommandations». Dans tous les cas, Jean-Guy de Chalvron s'est senti «bâillonné», «en colère» et «révolté». 

Si sa tâche était de passer au peigne fin les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon uniquement, il se refuse à cibler personnellement le leader de La France insoumise. Du fait de sa tâche de rapporteur, il ne sait pas lui-même si de tels dysfonctionnements ont eu lieu sur les comptes de campagne d'autres candidats à la présidentielle 2017. 

Toutefois, selon Le Parisien, «deux, voire trois, autres rapporteurs» auraient aussi claqué la porte de la commission... 

Il nous faut accepter que la lutte, en ce monde, est essentiellement criminelle, puisque tout y est devenu criminalisable

Il y a une asymétrie fondamentale entre police et révolutionnaires. Tandis que la police nous prend pour cible de ses opérations, nos visées l’excèdent de très loin. L’outrance des prérogatives policières et l’inflation des moyens technologiques de contrôle dessinent un nouveau cadre tactique. Une existence purement publique accule les révolutionnaires soit à l’impuissance pratique, soit à une répression immédiate. Une existence purement conspirative laisse certes une plus grande liberté d’action, mais rend très vulnérable à la répression et politiquement inoffensif. Il s’agit donc de tenir ensemble une capacité de diffusion de masse et un nécessaire échelon conspiratif. S’organiser révolutionnairement implique un jeu subtil entre le visible et l’invisible, le public et le clandestin, le légal et l’illégal. Il nous faut accepter que la lutte, en ce monde, est essentiellement criminelle, puisque tout y est devenu criminalisable. 

Comité invisible, Maintenant

jeudi 11 janvier 2018

#BalanceTonPorc : Catherine Deneuve et un collectif de femmes provoquent l'ire de féministes


Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, une centaine de femmes dont Catherine Deneuve et l'écrivaine Catherine Millet s'inquiètent d'une stigmatisation de la gente masculine. Sur Twitter, la réaction de certaines féministes n'a pas tardé. 
«Nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une "salope" ni une vile complice du patriarcat», expliquent les auteurs d'une tribune publiée dans Le Monde ce 9 janvier 2017. 

Un collectif d'une centaine de femmes, qui comprend Catherine Deneuve et l'écrivain Catherine Millet, dénonce ce qu'il considère comme une dérive puritaine faisant suite aux révélations et accusations d'agression sexuelles à l'encontre du producteur américain Harvey Weinstein. «De fait, [la campagne sur Twitter] #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délations et de mises en accusation publiques d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels», déplorent les signataires de la tribune. 

Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste 

«En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité», argumentent-elles encore après avoir pris soin de distinguer drague et agression sexuelle. «Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste», prennent-elles le soin de préciser. 

Volée de bois vert sur Twitter 
Néanmoins l'exercice délicat ne semble pas avoir convaincu nombre d'utilisatrices de Twitter, lesquelles ont vivement réagi. La féministe Caroline de Haas dénonce ainsi une défense, d'après elle, du «droit d'agresser sexuellement» les femmes. «2018 s'annonce bien», ironise-t-elle encore. Une journaliste d'Europe 1 pointe quant à elle la catégorie sociale des signataires de la tribune, souvent des artistes et des personnes de profession libérale, évoquant une «complainte des femmes riches».

Le Sénat fait bondir de 40% le salaire des maires des grandes villes


Les sénateurs ont voté une augmentation de 40% de la rémunération des maires des grandes villes, des présidents de région et de département, durant l’examen du budget 2018, à rebours des économies souhaitées par le gouvernement. 
Les maires des villes de plus de 500 000 habitants peuvent le remercier. Le sénateur Les Républicains Jean-Marc Boyer (LR) a déposé un amendement autorisant la création d'une «indemnité de sujétion spéciale», entraînant une augmentation de rémunération plus que substantielle. Grâce à elle, le salaire des maires de départements ou de villes de plus de 500 000 habitants passerait de 5 512 euros à 7 716 euros. 

Le Sénat a modifié le projet de loi de finances pour 2018 et agit ainsi à rebours des souhaits du gouvernement. En juillet 2017, Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, avait annoncé que les collectivités locales allaient devoir faire des économies s'élevant à 13 milliards d'euros d'ici 2022.

Alors, comment justifier cette augmentation ? Dans la fonction publique, une indemnité de sujétion spéciale est attribuée pour compenser des contraintes subies dans l'exercice de ses fonctions. Les sénateurs expliquent que cette hausse inattendue s'explique par l'importance croissante des responsabilités. Le sénateur LR Pierre Cuypers, rapporteur du texte, a déclaré à Public Sénat : «Après les réformes territoriales comme la loi NOTRE, les présidents de régions ont vu leurs compétences augmenter avec l’économie, les transports l’aménagement du territoire. Les présidents de départements sont responsables des politiques de solidarité, de haute importance pour notre cohésion sociale.» Selon lui les salaires des maires, présidents de départements et de régions doivent être alignés sur ceux de la haute fonction publique. 

Cette augmentation, qui fait débat, devra être validée lors du vote solennel sur le budget le 12 décembre. Puis l’Assemblée devra trancher. 

Sur le projet de loi de finances 2018, le Sénat a déjà supprimé l’impôt sur la fortune immobilière, a voté une nouvelle réserve parlementaire pour supprimer celle qui avait été supprimée par la loi de moralisation de la vie publique. Et les frais de mandat des sénateurs compteront plus de 500 euros de plus que ceux des membres de l’Assemblée.

Maurice Barrès : Confident

« Ce que j’appelais mes pensées sont en moi de petits cailloux, ternes et secs, qui bruissent et m’étouffent et me blessent. . 

« Je voudrais pleurer, être bercé ; je voudrais désirer pleurer. Le vœu que je découvre en moi est d’un ami, avec qui m’isoler et me plaindre, et tel que je ne le prendrais pas en grippe. . 

« J’aurais passé ma journée tant bien que mal sous les besognes. Le soir, tous les soirs, sans appareil j’irais à lui. Dans la cellule de notre amitié fermée au monde, il me devinerait ; et jamais sa curiosité ou son indifférence ne me feraient tressaillir. Je serais sincère ; lui affectueux et grave. Il serait plus qu’un confident : un confesseur. Je lui trouverais de l’autorité, ce serait « mon aîné » ; et, pour tout dire, il serait à mes côtés moi-même plus vieux. Telle sensation dont vous souffrez, me dirait-il, est rare même chez vous ; telle autre que vous prêtez au monde, vous est une vision spéciale ; analysez mieux. Nous suivrions ensemble du doigt la courbe de mes agitations ; vous êtes au pire, me dirait-il ; l’aube demain vous calmera. Et si mon cerveau trop sillonné par le mal se refusait à comprendre, et, cette supposition est plus triste encore, si je méprisais la vérité par orgueil de malade, lui, sans méchantes paroles, modifierait son traitement. Car il serait moins un moraliste qu’un complice clairvoyant de mon âcreté. Il m’admirerait pour des raisons qu’il saurait me faire partager ; c’est quand la fierté me manque qu’il faut violemment me secourir et me mettre un dieu dans les bras, pour que du moins le prétexte de ma lassitude soit noble. Dans mes détestables lucidités et expansions, il saurait me donner l’ironie pour que je ne sois pas tout nu devant les hommes. La sécheresse, cette reine écrasante et désolée qui s’assied sur le cœur des fanatiques qui ont abusé de la vie intérieure, il la chasserait. A moi qui tentai de transfigurer mon âme en absolu, il redonnerait peut-être l’ardeur si bonne vers l’absolu. Ah ! quelque chose à désirer, à regretter, à pleurer ! pour que je n’aie pas la gorge sèche, la tête vide et les yeux flottants au milieu des militaires, des curés, des ingénieurs, des demoiselles et des collectionneurs. » 

M. Barrès, Sous l’œil des Barbares 

Désir de confident, de conseiller, d’aîné, désir de relation à sens unique, loin de l’amitié ici invoquée. S’il parle d’ami, Barrès se raccroche encore à des notions, des rites chrétiens, pour les mettre au seul service de son Moi, de la connaissance de soi, de l’accomplissement personnel pourrait-on dire aujourd’hui. Il chercher en réalité une direction spirituelle, mais non pas pour l’aider dans sa relation à Dieu, disparu, si ce n’est sous la forme d’une idée abstraite qui lui permettrait d’agréger et d’ennoblir son sentiment, comme la poussière de laquelle se formera la goutte de pluie. S’il veut être aidé, éclairé, c’est dans sa relation à lui-même, voire dans sa relation aux autres. Dans Sous l’œil des Barbares, dans Un Homme Libre, et encore dans Le Jardin de Bérénice, à s’observer, s’analyser, il se retrouve dans un cercle fermé et stérile, tautologique, duquel il cherche à s’échapper, en changeant de lieu. Il a besoin d’un changement extérieur de circonstances pour progresser dans sa réflexion, dans sa méditation sur lui-même. Il a également besoin de la relation à l’autre, Bérénice ou Charles Martin, mais à travers ces relations il ne fait que se retrouver lui-même. Charles Martin est son double négatif, son opposé dans leur vision respective du monde, Charles Martin c’est l’extrême de la rationalité, qui ne peut rien croire de ce qui n’est pas démontrable, quand Barrès croit d’abord en l’âme, en la race au sens culturelle plus qu’ethnique, à son génie propre, on pourrait presque dire à sa vocation, entendu au sens de capacité propre, unique à elle. En Bérénice il croit justement retrouver l’âme d’un peuple, en résonance avec l’âme d’un pays, d’une terre. Bérénice est la confirmation de ses théories. Elle n’a d’identité que par cette âme, l’âme de son peuple, l’âme de sa terre, parce qu’elle est toute projection des théories de Barrès ; elle est son fantasme. Il dit lui-même que Bérénice n’est peut-être pas à distinguer de sa propre âme, en particulier dans le passage où il la nomme « Objet ». Cet « Objet », comme un « dieu » de plus dans ses bras, catalyseur de son sentiment et de ses passions. Âme de sa race et fantasme de Barrès, elle ne pouvait que dépérir au contact de « l’Adversaire », la rationalité de Charles Martin. 

Barrès est encore trop chrétien pour pouvoir se passer de Dieu, et du Salut. Il use des rites chrétiens au seul service de son Moi, pour mieux le cerner, le dégager, le conserver et l’affermir. Cette démarche répond à une inquiétude primaire sur l’identité et à un besoin d’indépendance, d’autonomie plus précisément ; il faut se connaître pour être capable de développer sa propre loi, qu’il est nécessaire de développer pour ne pas se voir imposer des lois extérieures. Les lois dont il est question ici ne portent pas tellement sur les convenances que sur les conceptions du monde imposées par la mondanité. L’âme se doit de s’en préserver, et de rester elle-même. La préservation de l’âme et de ses conceptions propres face au monde est tout le sujet de l’extrait que j’ai précédemment mis en ligne ici. Mais l’âme ne tient pas son principe en elle-même, elle ne tire ni son origine ni sa fin d’elle-même et c’est là que l’on touche à la limite du système barrésien.

PLL

Las des journalistes, le Premier ministre thaïlandais se fait remplacer par un double en carton

Text neck : Passer trop de temps sur son téléphone cause de sérieux problèmes de santé

Passer trop de temps sur votre téléphone pourrait engendrer de graves problèmes de santé. Voilà une mauvaise habitude qu'il faut gommer. 
Selon une étude du quotidien The Economist, les jeunes de 16 à 24 ans passent environ 4 heures par jour sur leur téléphone. Un chiffre dangereux selon de nombreux médecins. En effet, les jeunes sont de plus en plus touchés par une déformation de la colonne vertébrale, au niveau du coup. 

Ce problème a été baptisé le "text neck". Il est causé par la tête trop souvent baissée sur vers l’avant sur le téléphone. Cette mauvaise habitude peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. 

A long terme, cela ne se limite pas qu'aux simples problèmes de posture. Ce problème peut gêner la distribution de certaines hormones et provoquer des migraines, des troubles de l'humeur et même des dépressions. Il ne faut donc pas le prendre à la légère... 

mercredi 10 janvier 2018

Entre ciel et terre


Entre ciel et terre (B.A) par moidixmois

0% hipster


La «version officielle» de l'attentat de Charlie Hebdo ne convainc pas un Français sur cinq


Un sondage mené par l'institut Ifop montre que 19% des personnes interrogées doutent de la version officielle de l'attentat de Charlie hebdo, estimant qu'il subsiste des zones d'ombre. 3% pensent que les services secrets sont impliqués. 
Trois ans après les attentats de Charlie Hebdo, toute la lumière sur les événements n'aurait pas été faite selon près d'un Français sur cinq. C'est une enquête menée par l’institut de sondages Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès et Conspiracy Watch, dont les résultats ont été révélés par Libération le 6 janvier qui le dit.

Réalisée sur un échantillon de 1 252 personnes via un questionnaire en ligne les 19 et 20 décembre 2017, cette étude montre que 19 % des personnes interrogées doutent de la «version officielle», estimant qu’il subsiste des «zones d’ombre». Ils considèrent en outre que les informations relatées par les médias sur le sujet depuis les événements ne sont «pas vraiment certain[es]»

Au-delà de la simple remise en question de la version officielle, 3% des personnes interrogées jugent qu'il y a eu «une manipulation dans laquelle les services secrets ont joué un rôle déterminant». Ces derniers penchent donc pour des théories qualifiées de complotistes, qui veulent que l'attaque ait été attribuée à des terroristes islamistes pour masquer les véritables commanditaires et leur mobile. 

Des résultats qui prouvent que la théorie du complot «a échoué», selon Rudy Reichstadt, le fondateur du site Conspiracy Watch cité par Libération, puisqu'ils n'ont pas progressé par rapport à une étude similaire menée en 2015. Rudy Reichstadt note cependant que les thèses remettant en doute la version officielle résonnent davantage auprès des jeunes générations : «30% des 18-24 ans y souscrivent, 27% des moins de 35 ans, contre 8% pour les plus de 65 ans.» 

Il y a trois ans, les frères Kouachi pénétraient dans les locaux du journal satirique Charlie Hebdo, et menaient une attaque meurtrière, tuant douze personnes dont de nombreux membres de la publication. Ce 7 janvier, Emmanuel Macron ainsi que d'autres personnalités politiques se rendent devant les anciens locaux du journal à Paris, mais aussi devant l'Hyper Casher, autre cible d'une attaque terroriste, et sur le boulevard Richard Lenoir, où un policier avait été tué par les terroristes.