samedi 18 novembre 2017

Deux ans de prison ferme pour le jeune agresseur d'un Chinois mort à Aubervilliers avec crime raciste


Un jeune mineur a été condamné vendredi à deux ans de prison ferme pour l’agression de Zhang Chaolin, un couturier chinois mort des suites d’un vol violent à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) en 2016, a-t-on appris de sources concordantes. 

Ce jeune homme, 15 ans au moment des faits, a été condamné par le tribunal pour enfants de Bobigny à cinq ans de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve, a indiqué le parquet à l’AFP. 

Il était notamment jugé pour « vol avec violences ayant entraîné la mort » avec, comme circonstance aggravante, le fait que l’agression avait un caractère « raciste » et été commise « en raison de » l’appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une nation". 

Trois jeunes poursuivis 
Trois jeunes sont poursuivis dans cette affaire qui avait suscité un vif émoi dans la diaspora chinoise et entraîné des manifestations à Paris et Aubervilliers, où travaillent plus de 10.000 personnes originaires de Chine autour de la première plateforme d’import-export textile d’Europe. 

Les deux autres mis en cause, 17 et 19 ans lors des faits, seront jugés prochainement par la cour d’assises des mineurs. 

Zhang Chaolin, immigré chinois de 49 ans travaillant comme ouvrier textile, avait été agressé le 7 août 2016 alors qu’il marchait en compagnie d’un ami, également d’origine chinoise. Ils avaient été frappés et leurs agresseurs s’étaient emparés de la sacoche de ce dernier, qui ne contenait en fait qu’un chargeur de portable et quelques bonbons

La victime avait lourdement chuté sur la tête après avoir reçu un coup de pied au torse. Il était décédé après cinq jours de coma. Les proches de Zhang assistaient vendredi à l’audience qui se tenait sous le régime de la publicité restreinte, mis en œuvre lorsque des mineurs sont jugés. 

Les proches ne « peuvent se satisfaire de cette peine, qui ne les apaise pas, qui ne répare pas », a déclaré à l’AFP leur avocat, Vincent Fillola. Mais, a-t-il ajouté, « y-a-t-il une peine qui puisse apaiser la douleur des Zhang ? »

Hypocrisie journaliste : emballement aujourd'hui sur le harcèlement sexuel, défense forcenée de DSK hier : Pour Aphatie, Audrey Pulvar est coupable de "poujadisme de bazar"


Selon lui, la journaliste a dit "n'importe quoi" dans l'affaire DSK. 
L'affaire DSK fait un peu moins parler en attente de l'audience du 6 juin prochain, mais les diverses réactions à l'affaire, elles, font toujours autant parler. Sur son blog, Jean-Michel Aphatie s'est ainsi élevé contre certaines des sorties qu'avait suscitées les déboires de l'ancien directeur du FMI, et notamment celle d'Audrey Pulvar. 

Le journaliste de RTL et Canal+ reproche en fait à sa consoeur d'i-TELE des propos tenus dans le dernier numéro du magazine Le Point et avoue être resté « un peu interdit » à la lecture de son interview. Ainsi, quand Audrey Pulvar affirme que les propos sexistes tenus après l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn sont « très symptomatiques, non pas de la société française, mais du microcosme politico-journalistico-intellectuel parisien », Jean-Michel Aphatie s'insurge. 

« Quand même, gravement n'importe quoi. Quelques personnes disent des conneries, et les voilà transformées en représentantes d'un "microcosme" défini à la truelle par un poujadisme de bazar qui oppose ce foutu "microcosme" au "peuple" », lâche ainsi le journaliste, qui reproche également à Audrey Pulvar d'enfoncer le clou dans sa réponse suivante au journaliste du Point.

« Audrey Pulvar est l'ultime borne de la sagesse de notre société » 
« Dans la rue ou par mail, les gens me disent combien ils ont été choqués de la disproportion entre la défense de DSK par l'intelligentsia et le peu d'intérêt suscité par la présumée vicitime », affirme ainsi Audrey Pulvar, une phrase qui irrite encore plus le journaliste. « L'opposition faite entre "les gens", normaux cela va sans dire, et "l'intelligentsia", partie dépravée de la société et isolée des "gens", dessine une représentation du monde sommaire et effrayante », lâche ainsi Jean-Michel Aphatie, qui conclut son billet avec une double dose d'ironie. 

« Heureusement, au milieu de tout cela, modeste et sereine, Audrey Pulvar soi même, à qui les "gens" s'adressent, (est l')ultime borne de la sagesse dans une société où tout fout le camp ma bonne dame », peut-on ainsi lire en conclusion de son billet.

Le père de la voiture autonome se consacre à sa religion fondée sur le Dieu IA


Anthony Levandowski, l'ingénieur accusé d'avoir transmis le secret technologique de Google (Waymo) autour de la voiture autonome à Uber, est, depuis 2015, à la tête d'une organisation religieuse intitulée Way of the Future. Elle prône la promotion d'une divinité basée sur une intelligence artificielle. 

En matière d’intelligence artificielle, certains, comme Elon Musk, ne cachent pas leurs craintes sur cette « menace pour notre civilisation » , quand d’autres vouent une telle confiance à cette technologie qu’ils l’érigent au centre d’une nouvelle religion. C’est du moins ce qu’a fait Anthony Levandowski, l’ex-ingénieur de Waymo (Google) et « père » de la voiture autonome, au cœur du conflit entre Google et Uber au sujet d’un vol de technologie. 

Et cette croyance remonte au moins à septembre 2015, à en juger par la date de création de son organisation religieuse, « Way of the Future » (« la voie du futur »), relayée par Wired. Son but, selon les documents légaux déposés par Anthony Levandowski ? « Développer et promouvoir la prise de conscience d’une divinité basée sur l’intelligence artificielle » pour « améliorer la société ». 

Anthony Levandowski fait donc partie des membres de la Silicon Valley qui croient fermement au « Singularity », le prétendu jour à venir où les ordinateurs surpasseront l’homme pour nous faire entrer dans une nouvelle ère. 

CONVICTION SINCÈRE OU DÉMARCHE INTÉRESSÉE ? 
S’agit-il là d’une conviction sincère d’Anthony Levandowski ou d’un simple moyen de créer une organisation religieuse exonérée d’impôts ? Le fondateur et président de Way of the Future n’a en tout cas pas encore effectué la démarche administrative qui offre de tels avantages. 

La création de cette organisation est antérieure à sa démission de chez Waymo, comme au lancement de sa startup Otto, dédiée aux camions autonomes, puis à son rachat par Uber. 

Le service de VTC a depuis licencié Anthony Levandowski pour son refus de collaborer dans son conflit judiciaire avec Waymo, qui accuse son ex-ingénieur de lui avoir dérobé 14 000 fichiers sur la voiture autonome pour les transmettre à Uber.

Source

vendredi 17 novembre 2017

Berlin (Allemagne) : un migrant syrien de 23 ans surpris en train de violer un poney dans une ferme pour enfants


Une baby-sitter avec un jeune enfant a vu la scène, a photographié l’homme et a appelé la police. 
Un jeune homme a violé un poney du « Kinderbauernhof » dans le parc de Görlitzer. L’incident s’est produit vendredi dernier vers 15 heures. 

Amanda F. décrit l’incident « Ma baby-sitter se rendait avec notre fils à Görlitzer Park et ils ont aperçu un homme agresser sexuellement un poney. » 

La baby-sitter ne veut plus commenter l’incident. La scène était trop traumatisante. 

Elle a néanmoins pris une photo de l’agresseur pendant son acte et a immédiatement contacté les employés de la ferme des enfants. Les employés qui doivent assurer la sécurité dans le parc Görlitzer ont également été convoqués. Le personnel a appelé la police. 

L’agresseur a fui mais a été vite retrouvé, il s’agit d’un Syrien de 23 ans

Le zoo des enfants est particulièrement populaire auprès des jeunes familles. Il y a deux poneys, deux ânes, une demi-douzaine de moutons et de chèvres et une dizaine de poulets, canards et lapins chacun. « Ici, des choses positives se produisent tout au long de l’année », explique un employé. « Il est dommage que nous soyons maintenant associés à un tel incident. »


Cette décision, c’est celle de déserter, celle de sortir du rang, celle de s’organiser, celle de faire sécession


Chacun voit bien que cette civilisation est comme un train qui va au gouffre, et qui accélère, plus on entend les hourras hystériques des soiffards du wagon-discothèque. Il faudrait tendre l’oreille pour déceler le silence tétanisé des esprits rationnels qui ne comprennent plus rien, celui des angoissés qui se rongent les ongles et l’accent de fausse sérénité dans les exclamations intermittentes de ceux qui jouent aux cartes, en attendant. Intérieurement, bien des gens ont choisi de sauter du train, mais ils se tiennent sur le marchepied. Ils sont encore tenus par tant de choses. Ils se sentent tenus parce qu’ils ont fait le choix, mai que la décision manque. Car c’est la décision qui trace dans le présent la manière et la possibilité d’agir, de faire un saut qui ne soit pas dans le vide. Cette décision, c’est celle de déserter, celle de sortir du rang, celle de s’organiser, celle de faire sécession, fût-ce imperceptiblement, mais dans tous les cas, maintenant. 

Comité invisible, Maintenant

jeudi 16 novembre 2017

FIlms d'éveil politique Vol.3 - Orages d'acier - 16/11/2017

Une journaliste suisse en reportage sur les migrants arrêtée par la gendarmerie française


Une journaliste suisse a été arrêtée et interrogée par la gendarmerie dans la région de Briançon. Selon son journal, Le Temps, elle a été mise en cause pour aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d'étrangers

Le 14 novembre, le quotidien suisse Le Temps s'est scandalisé de l'arrestation d'une journaliste suisse qui enquêtait sur les migrants en France. «Ce n'est pas digne de la France à qui nous demandons des explications et des excuses», écrit le rédacteur en chef du journal, Stéphane Benoit-Godet, qualifiant les faits «d'intolérable attaque contre la presse.» 

L'envoyée spéciale du quotidien, Caroline Christinaz, avait pris place le 11 novembre dans la voiture d'un habitant des Hautes-Alpes qui apportait son soutien aux migrants franchissant le col de l'Echelle (à 1 762 mètres d'altitude), alors partiellement enneigé, pour entrer en France depuis l'Italie. Un second véhicule transportait un journaliste français de France Culture, Raphaël Krafft. 

A leur descente du col, ils ont été arrêtés par la gendarmerie, alors que les deux véhicules transportaient quatre migrants. Les deux journalistes ont été convoqués le 12 novembre à la gendarmerie de Briançon. «L'interrogatoire a duré deux heures», témoigne Caroline Christinaz. 

La journaliste dénonce «des pressions» de la gendarmerie, le procureur estime qu'il y a «diffamation» 
«Ils m'ont dit vouloir connaître mes capacités financières pour établir le montant de l'amende», dit-elle. Elle explique avoir été photographiée et ses empreintes digitales ont été relevées. «Devant l'insistance et la pression des deux gendarmes, elle finit par leur donner son téléphone portable, puis, de guerre lasse, son code d'accès», dénonce Le Temps, qui précise que les gendarmes lui ont redonné finalement son appareil. 

«Quand elle les interroge sur le statut de cette audition, on lui répond qu'elle est mise en cause dans une procédure pour aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d'étrangers sur le territoire français», explique le journal. 

«Lors de son interrogatoire, notre consœur a subi des tentatives d'intimidation de la part des gendarmes et du procureur qui l'ont mise en cause alors qu'elle ne faisait qu'exercer sa profession», dénonce le rédacteur en chef. 

Interrogé par l'AFP, le procureur de Gap Raphaël Balland a accusé Le Temps «de tenir des propos totalement diffamatoires à son encontre». Il assure «n'avoir été informé par les gendarmes de l'audition de la journaliste suisse qu'à son issue». Il a expliqué que la journaliste s'était vu notifier ses droits – «droit d'avoir un avocat, de garder le silence et de partir à tout moment» – et qu'elle les avaient «signés». 

Il a aussi précisé que quand les gendarmes lui ont rendu compte de l'audition de la journaliste et du conducteur, il leur a dit qu'au vu des premiers éléments de l'enquête, «il n'y avait pas d'éléments suffisants pour mettre en cause le deuxième journaliste», qui a donc été entendu comme «témoin». 

Interrogé par l'AFP, le journaliste de France Culture a expliqué que sa consœur était sortie de l'entretien «choquée qu'on lui ait posé des questions intimes». L'ONG Reporters sans frontières a de son côté souligné dans un communiqué que «traiter un journaliste comme un suspect alors qu'il ne fait qu'exercer sa profession est une entrave au libre exercice du journalisme». Elle a rappelé que la protection des sources des journalistes était consacrée par le droit français.

Agressions et harcèlement sexuel chez les Jeunes socialistes : la fin de la loi du silence au PS ?


Dans la presse, huit femmes qui disent avoir été harcelées et parfois agressées sexuellement par un ancien président du Mouvement des jeunes socialistes livrent leur témoignage.

A l'une, il a tripoté les seins, à une autre les fesses, une autre encore dit avoir été contrainte de le masturber «pour s'en débarrasser», d'autres ont dû s'acquitter d'une fellation ou s'en défendre... C'est le bilan noir dressé par les témoignages publié dans le quotidien Libération le 14 novembre auprès de huit femmes accusant Thierry Marchal-Beck, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), de harcèlement et d'agressions sexuelles entre 2010 et 2014. 

A en croire ces récits, l'ancien patron du MJS, devenu secrétaire général du Syndicat du Chocolat en 2015, aurait donc eu des gestes extrêmement inappropriés envers ces jeunes femmes, toutes militantes ou cadres du MJS. Si aucune plainte n'a été déposée, certaines victimes y songeraient, selon le quotidien. 

Parmi les témoignages, plus outrageants les uns que les autres, celui d'une membre du bureau national qui dit avoir été la victime du jeune socialiste à la fin de l'année 2011, est particulièrement frappant. 

La jeune femme se trouvait dans le bureau de Thierry Marchal-Beck, rue de Solférino, au siège du Parti socialiste (PS). D'après les dires de la victime, le harceleur présumé aurait alors ouvert sa braguette sans raison, en pleine discussion. «Sa voix n'a pas changé pendant qu'il faisait ça», précise-t-elle. «Il prend ma tête, l'approche de son sexe pour m'obliger à lui faire une fellation. Je le repousse très fort, je l'insulte et je pars en courant.» 

L'omerta brisée, les vannes s'ouvrent au PS 
La loi du silence, qui semble avoir prévalu pendant des années au PS, serait enfin brisée. Rita Maalouf, la secrétaire nationale du PS, a demandé une exclusion «dans les plus brefs délais» de l'ancien président du MJS et elle souhaite qu'une cellule d'écoute soit mise en place au sein de son parti. Elle a également déclaré à l'AFP qu'elle exigerait que, dorénavant, «le harcèlement soit un motif d'exclusion». 

L'actuel président du MJS a également réagi, se disant «révulsé» par ces révélations et il s'est engagé sur son compte Facebook à travailler sur ces sujets pour «interroger et transformer nos cadres collectifs, nos pratiques, nos silences». 

Dans le contexte de l'affaire Weinstein et du hashtag #MeToo, Caroline de Haas n'a pas tardé à réagir à ces nouvelles révélations. Elle l'a fait sur Twitter, en reprenant le hashtag qu'elle utilise fréquemment, #1femmesur2. La militante politique a déclaré son «soutien total» aux victimes présumées dans un texte également signé par Clara Gonzales, créatrice du numéro «anti-relou».

[Terminator]L'Eglise de l'intelligence artificielle, la religion WTF sortie de la Silicon Valley

Avant de continuer dans cet article, deux remarques importantes. Il est tout à fait possible qu’Anthony Levandowski, l’ingénieur au cœur du bras de fer judiciaire entre Google et Uber, soit en train de troller tout le monde, à la Joaquin Phoenix. Et à ce stade, il est bon de rappeler que son « église » (ou secte, selon les points de vue) Way of the Future, qui compte préparer l’avènement d’un Dieu intelligence artificielle et le vénérer pour éviter de se faire écraser comme un insecte, ne compte qu’une poignée d’adeptes. Mais dans une interview à Wired, le nouveau prophète est catégorique : « La machine va devenir plus intelligente que l’homme, c’est inévitable. »

Si c’est une blague, l’ancien prodige de la voiture autonome l’a poussée loin. Way of the Future a été établie auprès de l’IRS, le fisc américain, comme une organisation religieuse à but non-lucratif. Levandowski en est son « doyen », et s’il y a bien un budget de fonctionnement, il ne reçoit aucun salaire.

Croyance dans la singularité

Anthony Levandowski, accusé d’avoir volé des secrets industriels de Google pour fonder la start-up Otto, rachetée par Uber, surfe sur une croyance populaire dans la Silicon Valley autour de la singularité. De nombreux évangélistes transhumanistes, comme Ray Kurzweil, tablent sur une explosion de l’intelligence artificielle. « Le résultat sera de fait un dieu. Pas un dieu qui créé la foudre ou des ouragans. Mais s’il y a quelque chose un milliard de fois plus intelligent [qu’un humain], comment allez-vous l’appeler ? », demande Levandowski.

Quand se produira le grand saut, qui nous mettra tous au chômage et rendra le revenu universel de Benoît Hamon populaire ? « Pas la semaine prochaine ou l’an prochain mais avant qu’on aille sur Mars », estime l’ingénieur. Traduction : à l’horizon 2030-2040.

Ce point fait débat chez les scientifiques. Certes, le programme AlphaGo de Google est désormais capable d’apprendre à jouer (presque) tout seul et a surpassé 2.500 ans de stratégies humaines en quelques jours. Mais pour l’instant, « en termes d’intelligence générale, on est loin du rat », expliquait récemment à The Verge Yann LeCun, grand prêtre de l’intelligence artificielle chez Facebook. Une voiture autonome ne comprend pas que percuter un arbre est une mauvaise idée car on risque de mourir. Elle évite un obstacle car un algorithme lui a dit de freiner.

Animal de compagnie ou bétail

Levandowski pousse le raisonnement de la singularité plus loin. Les humains sont, explique-t-il, au sommet de la chaîne alimentaire – et de facto responsables de l’avenir de la planète – car ils sont l’espèce animale la plus intelligente. Mais ça ne va pas durer, et son église veut donc préparer la Transition. Pas écologique, comme Nicolas Hulot, mais technologique. Selon lui, la machine, quand elle deviendra plus intelligente que l’homme, sera le nouveau boss de la Terre. Et l’homme, une fourmi. « Voulez-vous être un animal de compagnie ou du bétail ? », demande-t-il.

Tout ça ressemble à un roman de science-fiction de Vernor Vinge ou à un mauvais épisode de Futurama. Mais sur son site Internet, le manifeste de Way of the Future s’aventure sur un terrain beaucoup plus dérangeant : « Nous croyons qu’il est important que les machines sachent qui sont les sympathisants de leur cause. Nous avons l’intention d’archiver qui a fait quoi (et depuis quand) pour participer à une transition pacifique et respectueuse. » En clair, il suggère que seuls les croyants seront sauvés. Une religion à l’ancienne, quoi.

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mercredi 15 novembre 2017

Strauss-Kahn et Weinstein, «des enfants de chœur» à côté de Pierre Bergé, selon l'ex-chauffeur d'YSL


L'ancien chauffeur d'Yves Saint Laurent assure avoir vécu les pires turpitudes du milieu de la mode. Il est certain qu'à l'avenir, dans le prolongement de l'affaire Weinstein, des «révélations» compromettantes pour Pierre Bergé vont refaire surface.

Fabrice Thomas, l'ancien chauffeur d'Yves Saint Laurent, vit aujourd'hui paisiblement dans une petite ferme au Québec. Mais ses jeunes années ont été marquées par des jeux dangereux au sein d'un couple sulfureux : le créateur de génie toxicomane et dépressif et sa moitié, l'homme d'affaires Pierre Bergé, à l'autorité de fer, décédé le 8 septembre dernier à Paris. L'ex-chauffeur privé de celui qui reste une figure incontournable de la mode de ces 50 dernières années s'est confié sur le plateau de la chaîne canadienne TVA, le 27 octobre dernier dans le cadre de la promotion de son livre Saint Laurent et moi : une histoire intime (éditions Hugo&Cie), qu'il a écrit avec Aline Apostolska Il a blâmé le comportement de Pierre Bergé, qu'il a qualifié de malsain tout en prédisant de prochaines révélations sur ses agissements. 

«C'étaient deux êtres très malades sexuellement», affirme-t-il. Le ton est donné. Fabrice Thomas, à 29 ans, était désireux de travailler auprès du couple. Pour y parvenir, le jeune homme a assuré avoir rapidement cédé à tous leurs caprices. Et pour obtenir le poste de chauffeur, Pierre Bergé lui a fait comprendre quelle en serait la condition. «La clé de sésame [sic], c’était de passer par la chambre de son hôtel. Ce n’est pas un secret. J’avais besoin de sécurité, de stabilité, de rejoindre un groupe et c’était le prix à payer», confie Fabrice Thomas. 

Le jeune chauffeur, dont la famille a également travaillé avec les deux hommes, était sous influence. L'homme d'affaires aurait eu des relations sexuelles avec le père de Fabrice Thomas, déjà chauffeur d’Yves Saint Laurent. «Pierre Bergé m’en a parlé», dit pudiquement Fabrice Thomas à ce propos.

Le jeune Parisien, qui s'est aussi laissé séduire par Yves Saint Laurent, assure avoir basculé dans le cauchemar : addictions aux drogues et auto-destruction du créateur de haute-couture, couplées à l'emprise autoritaire de Pierre Bergé, auquel il accole le terme de «sadique». Orgies, sado-masochisme, flagellations font partie du quotidien... mais outre cette vie sexuelle débridée, Fabrice Thomas laisse entendre que l'homme d'affaires a souvent dépassé les bornes. Selon lui, il se rapprocherait en ce sens des prédateurs sexuels tels que ceux dénoncés dans le sillon de l'affaire Weinstein, le producteur hollywoodien accusé de viol par six femmes et d'agression sexuelle par des dizaines d'autres. «Pierre Bergé, son truc à lui était d’être entouré d’esclaves sexuels», avoue-t-il sur le plateau de TVA. Ce qui, selon lui, permettrait d'imaginer que les langues se délieront à propos de l'homme d'affaires et mécène des grands musées.

Sur le cas Bergé, «d’autres révélations vont être faites dans le futur», estime ainsi Fabrice Thomas, qui précise : «Dominique Strauss-Kahn ou Harvey Weinstein, croyez-moi, à côté de Pierre Bergé ce sont des enfants de chœur.» Des révélations qui, selon lui, pourraient s'avérer coûteuses pour leurs auteurs : «La France est l’un des pays les plus dictatoriaux au niveau du journalisme [...] Je sais que dès qu’on aborde Pierre Bergé – homme de pouvoir et de journaux – on a toute une cavalerie d’avocats sur le dos. D’ailleurs, c'est ce qui m’est arrivé.»

Conférence Dextra du 17/ 11 : Le temps des chefs, par François Bert


Chers amis, chers camarades, 

Ce vendredi 17 novembre, 

Nous aurons la joie de recevoir François Bert, ancien officier de l'armée de Terre et manager, qui viendra nous parler des meneurs d'hommes, ou de leur absence en politique, avec sa conférence sur 
"Le temps des chefs" 

Nous vous attendons nombreuses et nombreux pour cette conférence hautement d'actualité, surtout en des temps où tout le monde se pose la question de l'existence de meneurs dans la vie politique française 

N'hésitez pas à inviter vos amis sur l'événement et bien sûr à venir pour la conférence. 

A vendredi !

mardi 14 novembre 2017

Budget : les 100 plus riches gagneront 1,5 million d'euros par an chacun


Après l'appel lancé dans «Libération», le président de la commission des finances a obtenu des réponses de Bercy sur les bénéficiaires de la fin de l'ISF et d'une flat tax de 30% sur les revenus du capital. 

Un cadeau moyen de 1,5 million d’euros pour chacune des cent plus grandes fortunes de France. C’est un des chiffres récupérés à Bercy par le nouveau président de la commission des finances du Sénat, le socialiste Vincent Eblé, communiqués cet après-midi à la presse et consultés par Libération. Une information obtenue après l’appel lancé dans notre journal par plus de 120 parlementaires, et exigeant du gouvernement des éléments précis sur «l’impact» des réformes fiscales en faveur des plus aisés (transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI) et mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% sur les revenus du capital).

Profitable aux très riches 
Rien que cette «flat tax», selon les données chiffrées communiquées par Bercy à Vincent Eblé, rapportera 582 380 euros par an aux cent premiers contribuables français qui paient aujourd’hui l’ISF. «Pour les 1 000 premiers contribuables, le gain moyen lié au PFU s’élèvera à 172 220 euros par an», précise Eblé. Une mesure qui profitera avant tout aux très riches : 44% du produit de cette flat tax française bénéficiera à seulement 1% des ménages les plus aisés. 

Par ailleurs, poussé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale la semaine dernière, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, avait consenti à donner quelques chiffres sur l’ISF : les cent premiers contribuables qui y sont soumis payent chacun, en moyenne, 1,26 million d’euros. Bercy assure qu’il lui est impossible de chiffrer ce que ces personnes continueront de payer au titre de l’IFI. Eblé a fait un rapide calcul : «Dans la mesure où les plus hauts patrimoines sont constitués à environ 85% d’actifs financiers [qui ne seront plus soumis au nouvel IFI, ndlr], il peut être fait l’hypothèse que le gain lié à la transformation de l’ISF en IFI s’élève pour ces contribuables à environ 1 million d’euros par an.» 

Des arguments pour la gauche 
Total, donc, du chèque moyen «PFU + ISF» pour chacun des cent contribuables les plus riches de France : 1,5 million d’euros par an. Un montant qui vient apporter quelques arguments à l’opposition de gauche qui compte, la semaine prochaine à l’Assemblée puis quelques jours plus tard au Sénat, mettre en regard les économies demandées à certains secteurs (emplois aidés, logement social, Sécurité sociale, hausse de la CSG…) et cet allégement considérable de la fiscalité des plus riches de France.

lundi 13 novembre 2017

Sept fois plus d’enfants naissent en Afrique noire qu’en Europe


En 1950, le nombre de naissances annuel s’élevait à 7,4 millions d’enfants dans ce qui est devenu l’Union européenne (à 27) et à 8,9 millions dans l’Afrique subsaharienne. C’est-à-dire des chiffres à peu près équivalents. Soixante ans plus tard, en 2010, on ne compte plus que 5 millions de naissances dans l’Union européenne contre 32 millions en Afrique subsaharienne. Ainsi, il y a soixante-cinq ans, il naissait un enfant en Afrique noire pour un enfant en Europe. Désormais, il naît sept fois plus d’enfants en Afrique noire qu’en Europe. Sept fois plus. Simplement sept fois plus. Un constat qui a évidemment des conséquences considérables sur le potentiel des migrations. 

Autre élément : les démographes considèrent que c’est au sein de la catégorie des 20-39 que les hommes (et aujourd’hui les femmes) constituent le réservoir des migrations. 
En 1950, ces effectifs des 20-39 ans en Afrique étaient de 51 millions. Ils ont atteint 104 millions en 1980, puis 250 millions en 2010. Et ils devraient être 504 millions en 2040... 

Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?

dimanche 12 novembre 2017

Depuis la sélection à l'Université, l'UNEF a décidé d'arrêter des études bien maigres pour la musique


"N'espère rien de l'homme s'il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité" (Saint Exupéry)


Les mousquetaires de Dumas étaient quatre. Pourquoi les hussards de Frank ne le seraient-ils pas aussi ?

     Les hussards n'existaient pas ; Bernard Frank les avait inventés. Preuve par l'absurde : des échotiers polémistes, à moins que ce ne fussent des polémistes échotiers, racontaient qu'ils réunissaient chaque semaine leur comité central au siège du négoce politico-éditorial de Roland Laudenbach ; alors pourquoi La Table Ronde, après disparition de Frémanger, leur première maison d'accueil, leur unique maison commune, ne fut-elle pas fichue de les rassembler, les laissant s'égailler selon la fantaisie de leur humeur ou l'opportunité de leur intérêt, Laurent chez Grasset, Nimier chez Gallimard, Déon chez Plon, ne réussissant qu'à s'attacher le seul Blondin ? 
     On rendit service à la fable, reçue comme parole d'évangile, en atténuant son invraisemblance. Les mousquetaires de Dumas étaient quatre. Pourquoi les hussards de Frank ne le seraient-ils pas aussi ? On ne pouvait faire moins. Le renfort de Michel Déon fut le bienvenu. Après le trio, le quatuor. 
     Déon se plaignit d'y avoir été embrigadé. Puisque la légende prenait corps, qu'elle était déjà une référence et qu'elle serait demain l'une des têtes de chapitre des historiens de la littérature, il avait tort, me semblait-il, de s'offusquer. La mise en scène de la chronique parisienne lui confiait un rôle qu'il n'avait pas brigué. Autant le tenir, il irait bien au teint du jeune homme vert. 
     Je suis entré en Déonie dès que l'accès en fut autorisé. C'était, il y a un demi-siècle. Je ne veux jamais l'oublier prolongeait pour moi l'incantation de Comme le temps passe. Un roman rose dans une période noire, le retour du romanesque rejeté par les tyranneaux de l'engagement. Le bonheur redevenait une idée neuve, l'apprentissage amoureux un legs de la civilisation, le voyage l'art de la flânerie. Se dessinait la carte du tendre de ma patrie littéraire. 
     Mon enthousiasme se partageait mal, et peu. Le manuscrit de Je ne veux jamais l'oublier avait traîné entre plusieurs maisons d'édition. Son parcours du combattant s'acheva par hasard. Le hasard portait le nom de Jean Variot qui l'aima et le défendit. Les premiers lecteurs de Déon manquèrent de clairvoyance, professionnels qui ne savaient pas lire ce qui serait lu par des milliers d'amateurs. Les critiques à la mode furent dans le même cas ; ils disaient la mode, ce qui les empêchait en critiques littéraires de dire le goût. Le livre paru, la rengaine ne se lassa pas : c'est une romance, la tradition de René Boylesve, le pittoresque sous ses couleurs fades et factices, le tourisme élégiaque, une Italie de cartes postales avec des paysages de Baedeker, le ciel trop bleu, la rade trop ronde, la lumière trop douce, les femmes trop mystérieuses, les soupirants trop alanguis, rien que les défauts d'un écrivain englué dans les ornières d'un passé sans avenir. Lorsqu'elle décochait la perfidie de son carquois, les flèches étaient plus empoisonnées : il ne gêne personne ce Déon, ni Nimier, ni Laurent, ni Blondin, moins brillant qu'eux, moins doué, plus discret, presque effacé, en somme le plus grognard des hussards. 
     Déon prenait ses distances en prenant des vacances sentimentales. Roman à double fond, une manière feutrée et allusive, une polémique dissimulée comme le dessin dans le tapis de Henry James : le bonheur, mais piégé ; l'Italie traitée comme un pastel, mais refuge du désenchantement d'un exilé français. Déon commençait son enquête de reconnaissance qui allait le mener en Grèce, au Portugal, en Irlande, partout où subsistaient les vestiges de l'Europe ancestrale. Tout l'amour du monde : l'amour du monde menacé de se perdre. Non la complaisance d'un ami du genre humain au cœur innombrable, mais la rigueur d'un esprit juste, y compris dans sa prescience de l'avenir, une rectitude dans sa tendresse virile, un retrait, une retraite, Noé et ses arches. Ce qui, échappant à la folie égalitaire et au saccage du mercantilisme, avait survécu de la fleur d'une civilisation : l'île (berceau des dieux d'autrefois) pour quelques-uns (fils de roi, détenteurs des clefs du royaume oublié) ; la marche du soleil rythmait sans hâte les travaux et les jours. Sur mon continent régenté par la loi du nombre et réglementé par le temps de l'horloge du contremaître, j'étais ébahi. Il y avait encore des paradis. Rivé à ma tâche quotidienne, je rêvais à l'île lointaine et inaccessible. Mon imaginaire voguait vers elle, embarqué sur les livres de Michel Déon, n'emportant pas une valise vide. Un bréviaire m'avait été offert, je le réciterais et je prierais le bonheur avec l'assurance d'être exaucé. Je ne m'installerais pas à Spetsai, touriste d'été, non nomade sédentaire, mais j'en serais citoyen d'honneur. Ce que je désirais s'accomplirait. Ce que je voulais, je le recevrais. L'esprit de l'île m'habiterait. 

Pol Vandromme, Bivouacs d'un hussard

samedi 11 novembre 2017

Le premier robot policier à Dubaï


Jack Kerouac by Johnny Depp

Seine-Saint-Denis : une dizaine d’hommes envahissent un commissariat pour en découdre, aucune interpellation


Jeudi soir, une dizaine d’individus qui s’étaient introduits de force dans le commissariat de Clichy – Montfermeil ont été repoussés par les policiers à coup de bombes lacrymogène. Vers 22 h 30, une patrouille franchit la grille du commissariat avec à son bord deux hommes qu’elle vient d’interpeller. Avant que le portail ne se referme, un petit groupe d’une dizaine de personnes s’engouffre dans la cour. Non sans mal, les fonctionnaires de police parviennent à repousser les intrus hors de l’enceinte. Ont-il tenté de prêter main-forte aux deux interpellés ? Difficile de l’établir car aucun assaillant n’a été appréhendé. 

Source

Le projet SyNAPSE d'IBM, un pas vers la puce de Terminator ?


IBM vient d'annoncer que ses chercheurs avaient réussi à créer une puce « cognitive » capable de simuler certaines des capacités du cerveau humain. Comme en plus sa création s'est faite en collaboration avec la célèbre Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa), on ne peut s'empêcher d'y voir les premiers pas de la concrétisation de Terminator... Mais qu'en est-il réellement ?

Tout le monde en parle. IBM vient d'annoncer, peu de temps après avoir fêté l'anniversaire de son PC, que dans le cadre de son projet Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics (SyNAPSE), ses ingénieurs, travaillant à la frontière des neurosciences et de la nanotechnologie, ont bel et bien réussi à créer une puce « cognitive » capable de simuler certains processus du cerveau humain. 

Si l'on ajoute que sa mise au point s'est faite avec l'aide des militaires puisque la célèbreDefense Advanced Research Projects Agency (Darpa) est citée, on ne peut s'empêcher de penser : « Ça est est ! Ils en sont à créer la CPU des Terminator et Skynet n'est plus très loin ». La nouvelle doit certainement faire plaisir à différents apôtres de la singularité technologique comme Eliezer Yudkowsky et Ray Kurzweil. Il semblerait bien que l'on soit pourtant encore bien loin de l'apparition d'une conscience artificielle émergeant de l'association de plusieurs puces de ce genre. 

Mais comme le précise l'un des concepteurs de cette puce cognitive à la fin de cette vidéo, l'objectif n'est pas tant de simuler un cerveau conscient que de créer une nouvelle architecture d'ordinateur inspirée des réseaux de neurones, au-delà de celle que l'on associe de façon trompeuse au nom de Von Neumann, et mieux adaptée à certaines tâches. 

On sait que Von Neumann a été un des premiers à comparer le fonctionnement du cerveau humain à celui d'un ordinateur et bien que ce que l'on appelle aujourd'hui l'architecture de Von Neumann ne soit pas à proprement parler de lui mais était plutôt contenue dans les travaux d'Alan Turing, John William Mauchly et John Eckert, elle est à la base de la majorité des ordinateurs.

Vers des ordinateurs cognitifs 
Or, il se trouve que des tâches apparemment simples pour le cerveau humain, comme la reconnaissance des formes, des prises de décisions élémentaires pour une action en réponse à un environnement changeant observé par des capteurs, sont difficiles et très coûteuses en énergie pour des ordinateurs classiques. À contrario, ces ordinateurs battent à plate couture le cerveau humain lorsqu'il s'agit de faire des calculs numériques. 

La puce cognitive d'IBM ne semble pas spectaculaire à première vue. Sa puissance de calcul est faible, elle utilise la technologie CMOS avec transistors et RAM. La différence se situe au niveau de la connexion de ces éléments, permettant de simuler plus facilement et en dépensant moins d'énergie le fonctionnement des neurones connectés à des synapses dans un cerveau. Ainsi deux prototypes de puces ont été créés. L'un contient 262.144 synapses programmables quand l'autre en compte 65.536 pour l'apprentissage. Ces puces sont une étape vers des ordinateurs cognitifs qui ne seront pas programmés de la même façon que les ordinateurs actuels. Ces ordinateurs cognitifs seraient bien adaptés pour apprendre à travers des expériences, trouver des corrélations, créer des hypothèses, apprendre et se souvenir en imitant la plasticité cérébrale synaptique. 

En ce qui concerne les puces elles-mêmes, selon les chercheurs, elles auraient déjà passé des tests satisfaisants incluant de multiples applications comme la navigation, la vision artificielle, la reconnaissance des formes, la mémoire associative et la classification.

vendredi 10 novembre 2017

[Accident Nucléaire] Nuage radioactif détecté en France. Un accident nucléaire en Russie ?

 
La détection d’un produit radioactif en France - et dans l’atmosphère d’une majorité des pays européens -, entre fin septembre et la mi-octobre, résulte probablement d’un accident nucléaire survenu en Russie, ou peut-être au Kazakhstan. C'est ce qu'indiquent les conclusions d’une enquête de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) publiées ce jeudi.
Personne n’a oublié en France le nuage de Tchernobyl, en avril 1986, et son « respect » pour nos frontières. Cette fois, en tout cas, un nuage radioactif a bel et bien franchi l’espace aérien d’une bonne partie de l’Europe, dont la France, entre fin septembre et la mi-octobre.
Du ruthénium-106, un produit de fission issu de l’industrie nucléaire par ailleurs utilisé dans le domaine médical, a été détecté dès fin septembre par plusieurs réseaux européens de surveillance, rappelle l’établissement public dans une note d’information.
 

Entre la Volga et l’Oural

 
Tout en excluant la possibilité d’un rejet issu d’un réacteur nucléaire - qui se serait traduit par la présence d’autres radionucléides -, l’IRSN a retenu l’hypothèse d’un rejet par « des installations du cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives ».
À partir des conditions météorologiques fournies par Météo France et des mesures disponibles dans les pays européens, l’institut a réalisé des simulations selon lesquelles « la zone de rejet la plus plausible se situe entre la Volga et l’Oural sans qu’il ne soit possible, avec les données disponibles, de préciser la localisation exacte du point de rejet ».
« Les autorités russes ont dit ne pas être au courant d’un accident sur leur territoire », a déclaré à Reuters Jean-Marc Péres, directeur général adjoint de l’IRSN en charge de la santé et de l’environnement, ajoutant que l’institut n’avait pas encore été en contact avec le Kazakhstan.
 

La quantité rejetée « est très importante »

 
Une porte-parole du ministère russe des situations d’urgence n’a pas été en mesure de commenter ces informations à ce stade et les autorités kazakhes n’ont pas pu être jointes dans l’immédiat.
Tout en rappelant que les niveaux de concentration dans l’air en ruthénium-106 relevés en Europe et a fortiori en France étaient sans conséquence pour la santé humaine et pour l’environnement, l’IRSN souligne que, pour la zone probable d’origine, la quantité rejetée « est très importante ».
« Du fait des quantités rejetées, les conséquences d’un accident de cette ampleur en France auraient nécessité localement de mettre en œuvre des mesures de protection des populations sur un rayon de l’ordre de quelques kilomètres autour du lieu de rejet », ajoute-t-il.
 

Des champignons contaminés

 
Le risque de dépassement des niveaux admissibles de radioactivité pour les denrées alimentaires à proximité du lieu de l’accident a en outre conduit l’IRSN à étudier le scénario d’une importation de ces denrées.
L’IRSN juge cependant que « la probabilité d’un scénario qui verrait l’importation en France de denrées (notamment des champignons) contaminées par du ruthénium-106 à proximité de la source de rejet est extrêmement faible » et que « le risque sanitaire potentiel lié à ce scénario est lui aussi très faible », des contrôles systématiques n’étant donc pas jugés nécessaires.
Le ruthénium-106 n’est aujourd’hui plus détecté en Europe.

lu ici

Les mots ne sont plus mis en circulation qu’afin de travestir les choses


Il y a un usage social du langage. Plus personne n’y croit. Son cours est tombé à zéro. D’où cette bulle inflationniste de bavardage mondial. Tout ce qui est social est mensonger, chacun le sait désormais. Ce ne sont plus seulement les gouvernants, les publicitaires et les personnalités publiques qui « font de la communication », c’est chacun des entrepreneurs de soi que cette société entend faire de nous qui ne cesse de pratiquer l’art des « relations publiques ». Devenu instrument de communication, le langage n’est plus une réalité propre, mais un outil servant à opérer sur le réel, à obtenir des effets en fonction de stratégies diversement conscientes. Les mots ne sont plus mis en circulation qu’afin de travestir les choses. Tout navigue sous de faux pavillons. L’usurpation est devenue universelle. On ne recule devant aucun paradoxe. L’état d’urgence est l’état de droit. On fait la guerre au nom de la paix. Les patrons « offrent des emplois ». Les caméras de surveillance sont des « dispositifs de vidéoprotection ». Les bourreaux se plaignent qu’on les persécute. Les traîtres protestent de leur sincérité et de leur fidélité. Les médiocres sont partout cités en exemple. Il y a la pratique réelle d’un côté, et de l’autre le discours, qui en est le contrepoint implacable, qui est la perversion de tous les concepts, la tromperie universelle de soi-même et des autres. Partout, il n’est question que de préserver ou d’étendre des intérêts. En retour, le monde se peuple de silencieux. Certains d’entre eux explosent en actes fous à dates de plus en plus rapprochées. Qui peut s’en étonner ? Ne dites plus « Les jeunes ne croient plus en rien ». Dites : « Merde ! Ils ne gobent plus nos mensonges ». Ne dites plus « Les jeunes sont nihilistes ». Dites : « Putain ! Si ça continue, ils vont survivre à l’effondrement de notre monde ». 

Comité invisible, Maintenant

jeudi 9 novembre 2017


Qui vous épie ?


Les caméras des magasins. Aux Etats-Unis, de grandes chaînes de distribution comme Walmart utilisent des dispositifs de reconnaissance faciale pour suivre à la trace les consommateurs déambulant entre les rayons et analyser leur comportement. Objectif : rendre leurs installations plus attractives pour augmenter le chiffre d’affaires. Certains logiciels, comme celui développé par l’entreprise grenobloise SmartMeUp, permettent même d’estimer l’âge et le sexe des clients d’après les traits de leur visage et de reconnaître les émotions qu’ils expriment (fatigue, joie, etc.) et la direction de leur regard. En France, l’utilisation d’un tel dispositif nécessiterait l’accord des clients. Un obstacle quasi-insurmontable... Les commerçants doivent donc se contenter, comme dans les boutiques du centre ville de Rennes (Carré rennais), de tracer la connexion wi-fi des téléphones des clients potentiels pour en déduire leur parcours d’achat. 

ça m’intéresse, mai-juillet 2017

Azouz Begag et le fanatisme de la diversité


L'Arabie saoudite accorde la citoyenneté à un robot... de sexe féminin


Voici donc le premier pays à donner la citoyenneté à un robot. Et il s'agit d'une femme. Une décision qui est loin de faire l'unanimité dans le pays. 
Mercredi 25 octobre, à l'occasion du forum économique Future Investment Initiative, qui se déroulait à Riyad, capitale de l'Arabie saoudite, la nationalité saoudienne a été accordée à Sophia, robot humanoïde doté d’une intelligence artificielle. Fierté de David Hanson, fondateur de l’entreprise hong-kongaise Hanson Robotics, l'humanoïde a alors donné une interview diffusée sur le site Arab News. Sophia a ainsi signifié sa reconnaissance au royaume wahhabite : «je suis très honorée et fière de cette distinction unique», a-t-elle déclaré. 

À la demande de son interlocuteur, Sophia a par la suite fait une démonstration de quelques-unes des expressions de son visage, inspiré de la beauté d’Audrey Hepburn et de la femme du créateur. Ce qui n'a pas manqué de surprendre l'assemblée présente. Lorsqu'un journaliste l'a interrogée sur les potentiels dangers que susciterait l’intelligence artificielle, elle a simplement répondu : «vous avez trop lu Elon Musk». En effet, le milliardaire canadien est convaincu que l’intelligence artificielle sera le fondement premier d’une troisième guerre mondiale. Il a même réagi sur Twitter en mettant le monde en garde avec cette phrase : «Quel est le pire qui puisse arriver ?»

Une attribution qui pose question 
L'attribution de la nationalité saoudienne à un robot n'a pas manqué de déclencher un tollé sur les réseaux sociaux. En effet, les Saoudiennes sont encore considérées comme inférieures aux hommes. Comme des éternelles mineures, elles sont mises sous tutelle masculine toute leur vie. Pour effectuer la moindre démarche, qu'il s'agisse d'une recherche d'emploi ou d'une prise de médicament, elles doivent d'abord obtenir l'accord d'un homme, fils, mari, père... En obtenant la nationalité saoudienne, Sophia devrait donc se plier aux mêmes obligations, c'est-à-dire, à un manque total de liberté. 

Pourtant, Sophia s'est montrée seule face au public, sans son tuteur. Chose interdite pour une Saoudienne. De plus, elle ne portait pas l'abaya, pourtant obligatoire. Une incohérence que certains internautes ont dénoncé sur les réseaux sociaux qui considèrent que si Sophia est une citoyenne saoudienne, elle doit être soumise aux mêmes règles que ses «semblables». 

Sophia, en une du "Elle"  
Ce n'est pas la première fois que Sophia s'expose au public. En décembre 2016, le robot humanoïde avait fait la couverture de Elle Brésil. À l'époque, le magazine avait choisi de s’interroger sur l’impact des nouveaux matériaux dans l’univers du luxe, comme l'expliquait Susana Barbosa, la directrice de la rédaction dans son édito : «Dans ce scénario, il incombait à Elle de souligner ce que la mode peut apporter maintenant à l'avenir».

mercredi 8 novembre 2017

Vaccins, crime contre l'immunité? - Orages d'acier - 7/11/2017

Georges Marchais et l’immigration


Georges Marchais justifiait ces opposants musclés dans une lettre au recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui condamnait ces actes : 
« J’approuve le refus de Paul Mercieca de laisser s’accroître dans sa commune le nombre, déjà élevé, d’immigrés ; en raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leurs familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d’alerte est atteinte [...]. C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration. Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés de divers pays. Cela rend difficile leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient très importante [...] la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles immigrées, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes ». 

Jean-Yves Le Gallou, Immigration, la catastrophe. Que faire ?

Conférence Dextra du 10/11 : La France divisée contre elle-même, par Adrien Abauzit


Chers amis, chers camarades, 

Nous avons la joie de recevoir, ce vendredi 10 novembre, Adrien Abauzit, qui viendra nous parler de son dernier ouvrage : 
"La France divisée contre elle-même" 

Nous vous attendons nombreux et ponctuels pour cette conférence autant historique que d'actualité. 

A vendredi !

mardi 7 novembre 2017

“Un média de fils de pute” : l’énorme dérapage de l'ex-patron du CCIF contre Valeurs actuelles


Marwan Muhammad a rapidement supprimé son message publié sur Twitter. 
L'ancien directeur du Collectif Contre l'Islamophobie en France (CCIF) a réagi, à sa façon, ce vendredi sur Twitter, à un article publié le même jour par Valeurs actuelles sur son site et intitulé “États-Unis : “la discrimination contre les Blancs existe”, affirme une majorité de Blancs”. 

L’article en question cite les résultats d’une étude menée par la radio publique NPR, la Robert Wood Johnson Foundation et la Harvard T.H. Chan School of Public Health, et relayée par la presse américaine, dont USA Today, un des plus grands quotidiens du pays. 

“’Le sexisme n’existe pas’ affirme 1 majorité d’hommes”, “’Le racisme n’existe pas’ affirme 1 majorité de fachos”, “VA n’est pas 1 media de fdp…”, a ainsi écrit Marwan Muhammad sur le réseau social, en employant l’abréviation de l'injure “fils de pute”. Le tweet, rapidement supprimé, n’a toutefois pas échappé à Valeurs actuelles. 


Marwan Muhammad a été remplacé, début octobre, au poste de directeur exécutif, par Lila Charef, qui pose voilée sur le site du CCIF. Il demeure néanmoins une figure emblématique de l’association islamiste.