mardi 17 juillet 2018

Memora et obliviscere numquam Nicolas ! (17 juillet 1918)


ZZ Top - La Grange

L’idéologie de BHL : culpabilisation de la France et antiracisme dogmatique

Avec L’Idéologie française, publié chez Grasset en 1981, BHL fonde la démarche de culpabilisation permanente de la France, puisque toutes ses gloires intellectuelles – Voltaire, Gobineau, Péguy, Maulnier... et même Jean-Jaurès – y sont présentées comme « préfascistes » et traînées au banc d’infamie. C’est aussi l’exaltation des valeurs universelles et éternelles de « l’homme abstrait » et le dénigrement de « ces peuples d’autochtones enchaînés à leurs collines, enchaînés à leur clocher » (p. 212) et même la haine lyrique de la France charnelle : « Qu’y a-t-il de plus imbécile, de plus bêtement obscurantiste qu’un nationaliste qui, dans les œuvres de l’esprit, dans un livre ou dans une toile, s’arrache à retrouver la trace d’un hypothétique génie français ? C’est un régionaliste qui dans les mêmes œuvres de l’esprit, dans le même livre ou la même toile, ne hume plus que les parfums de Lorraine, des grasses terres de Beauce ou des embruns bretons » (p. 214). 
     C’est dans cette même logique antifrançaise que BHL créera le mensuel (à l’époque) branché, Globe, dont le premier numéro se présente ainsi : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, bérets, bourrées, binious – bref franchouillard ou cocardier – nous est étranger voire odieux. » 
     Dans la foulée de cette dévalorisation de l’image nationale, BHL sera à la pointe de fer blanc de l’idéologie antiraciste que son ancien compagnon de route, Alain Finkielkraut, qualifie aujourd’hui de « communisme du XXIe siècle »
     BHL devient ainsi l’un des pères fondateurs de SOS Racisme dont Harlem Désir a ainsi décrit le lancement dans son ouvrage Touche pas à mon pote (Grasset, 1985) : « Bernard-Henry Lévy nous a ouvert les portes que nous cherchions désespérément à forcer. Là, en une heure au bar du Twickenham, son bar favori, il nous a fait un plan de bataille en or massif. Les célébrités du cinéma, du showbiz, de la politique, du monde intellectuel, il en faisait son affaire. Tous allaient accourir, porter notre badge, soutenir l’association, participer à son combat. Mais il fallait aussi obtenir le soutien des journalistes, les convaincre de faire des portraits de nous, etc. Eblouis, emportés, nous l’écoutions réciter négligemment l’annuaire du Gotha parisien » (p. 49). 
     Ce texte a le mérite de montrer le lien étroit entre idéologie dominante, imposture intellectuelle et médias. Il explique aussi comment l’imposture intellectuelle règne en maître dans les médias. Avec l’aide du Medef dont la présidente Laurence Parisot voit en lui « l’incarnation de l’intelligentsia française telle que nous l’aimons ». Merci Madame Parisot de cet aveu ! 
     La même charge pourrait être conduite à propos de Jacques Attali par Mathias Reymond dans Les Editocrates, « d’insubmersible imposteur » confondant allégrement le Palais d’été de Pékin et le Palais d’hiver de Saint-Pétersbourg (ce qui ne l’a pas empêché d’être invité sur France Inter « au moins vingt fois durant deux années, 2007 et 2008 » et « plus de quarante fois sur France 2 et France 3 entre janvier 2005 et fin décembre 2007 »). 

Jean-Yves Le Gallou, La tyrannie médiatique

Lynyrd Skynyrd - I need you

Orange rappelle un téléphone émettant trop d’ondes


On trouve dans le commerce de plus en plus d’aliments en version classique d’un côté, sans gluten de l’autre. Nous avons comparé leurs compositions. C’est une situation inédite. Un téléphone mobile fait actuellement l’objet d’un rappel en raison du niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques auquel il expose ses utilisateurs. 

Il s’agit du Hapi 30, un modèle assez basique, à clapet, que l’opérateur Orange commercialisait sous sa propre marque, et dont la fabrication était assurée par la société française Mobiwire. 

Des dizaines de milliers de consommateurs concernés 
Mi-mars, Orange a commencé à prévenir les utilisateurs concernés – soit 0,3 % de ses clients, selon l’opérateur, ce qui représenterait tout de même environ 90 000 personnes. Par courrier, elles se voient proposer un échange gratuit de leur portable contre un autre modèle. 

Ce sont les contrôles réalisés par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) qui ont détecté un dépassement du débit d’absorption spécifique (DAS) autorisé. Le DAS est la mesure utilisée pour quantifier l’énergie des ondes absorbée par l’utilisateur d’un portable. Il est limité à 2 W/kg au niveau de la tête (« DAS tête ») comme au niveau du corps (« DAS tronc »). 

Orange cherche à rassurer 
Le mobile Orange Hapi 30 dépassait la norme au niveau du tronc, à 2,1 W/kg (lire le communiqué de l'ANFR). Selon le courrier de l’opérateur, cela se produisait uniquement « dans un cas d’usage rarissime : l’envoi d’un MMS sous couverture réseau 2G, alors que le clapet du mobile est fermé et qu’il est plaqué contre le corps ». L’opérateur cherche à rassurer : « Ce mobile ne présente aucun risque pour la santé », assure un porte-parole, insistant sur le respect des normes d’émission dans la situation d’utilisation habituelle, quand le clapet est ouvert. 

D’autres portables hors des clous ? 
Les rappels de ce type pourraient être amenés à se répéter, car l’Agence nationale des fréquences a renforcé son action de contrôle des émissions des téléphones mobiles. « Nous avons enregistré des dépassements sur quelques autres téléphones, révèle Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR. Les procédures contradictoires sont en cours avec les constructeurs. » Il promet de publier le nom des modèles à l’issue de la procédure, qui peut prendre plusieurs mois. 

L’engagement d’un médecin 
Depuis quelques mois, l’organisme public dispose de nouveaux pouvoirs de sanction, en vertu de la directive européenne 2014/53/UE dite directive RED. Il peut par exemple infliger des amendes à l’encontre des fabricants de portables ne respectant pas les normes d’émission. Le renforcement des contrôles fait suite également à l’activisme de Marc Arazi, un médecin, ancien élu local, qui veut alerter sur les risques des ondes électromagnétiques. Il a engagé des actions, y compris en justice, pour obtenir davantage de transparence sur les mesures de DAS réalisées par l’ANFR. 

Durcissement des normes 
Ces normes ont par ailleurs été durcies. Un changement de méthode de mesure, qui s’applique aux smartphones et autres portables mis sur le marché depuis avril 2016, conduit à mesurer les émissions au niveau du tronc à une distance maximale de 0,5 cm du corps. Auparavant, les fabricants pouvaient effectuer des mesures à 2,5 cm de distance. Ces quelques centimètres changent tout : ils permettaient aux fabricants d’afficher des valeurs bien plus faibles, et donc de respecter plus facilement les normes.

lundi 16 juillet 2018

0% hipster


Bob Denard, le sultan blanc des Comores

Défends Belgrade !


The White Buffalo - The Matador

La conscience révolutionnaire

Rien n’est moins spontané que la conscience révolutionnaire. Le révolutionnaire est entièrement conscient de la lutte engagée entre le Nationalisme, porteur des valeurs créatrices et spirituelles de l’Occident et le Matérialisme sous ses formes libérales ou marxistes. Il est libéré des préjugés, des contre-vérités et des réflexes conditionnés par lesquels le régime se défend. L’éducation politique qui permet de s’en affranchir s’acquiert par expérience personnelle, bien sûr, mais surtout à l’aide de l’enseignement que seule l’étude permet de dégager. Sans cette éducation, l’homme le plus courageux, le plus audacieux, n’est plus qu’une marionnette manipulée par le régime. Au gré des circonstances celui-ci tire les ficelles qui régleront son comportement. Ficelle patriotique, anticommunisme aveugle, menace fasciste, légalisme, unité de l’armée, etc... Par une propagande permanente à sens unique, à laquelle chacun est soumis dès l’enfance, le régime, sous ses multiples aspects, a progressivement intoxiqué les Français. Toutes les nations à direction démocratique en sont là. Tout esprit critique, toute pensée personnelle sont détruits. Il suffit que soient prononcés les mots-clefs pour déclencher le réflexe conditionné prévu et supprimer tout raisonnement. 
     La spontanéité laisse subsister le réflexe conditionné. Elle ne conduit qu’à la révolte, si facile à désamorcer ou à détourner par quelques concessions de surface, quelque os à ronger ou quelques changements de décor. Ainsi fut-il maintes fois avec les Français d’Algérie, l’armée et les « nationaux »
     Devant un danger vital, il est possible de dresser un front de défense. La résistance à la fin de la dernière guerre et l’O.A.S. en sont des exemples. L’issue du combat était une question de vie ou de mort ; la lutte physique contre la force physique de l’adversaire visible peut être totale, sans pitié. A supposer que la révolte triomphe, dès que le péril semble conjuré, le front explose en multiples clans, tandis que la masse des partisans, n’ayant plus de raisons de combattre, retourne à ses tâches familières, se démobilise et confie de nouveau la cité sauvée à ceux qui l’avaient perdue. 
     La France et l’Europe doivent accomplir leur révolution nationaliste pour survivre. Des changements superficiels n’atteindraient pas le mal. Rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine. Pour cela, il faut détruite son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, exploité, souillé. Enfin, reconstruire. Non sur des constructions de papier mais sur une élite jeune et révolutionnaire, pénétré d’une nouvelle conception du monde. L’action qui doit imposer cette révolution peut-elle se concevoir sans la direction d’une doctrine révolutionnaire ? Certainement non. Comment s’opposer à un adversaire armé d’une dialectique éprouvée, riche d’une longue expérience, puissamment organisé, sans idéologie, sans méthode ? 

Dominique Venner, Pour une critique positive

Le changement est plus nécessaire que l'ordre, car c'est toujours dans l'ordre et au nom de l'ordre que se figent les systèmes et se commettent les injustices

" Diên Biên Phu tomba parce qu'il ne pouvait pas en être autrement. Notre commandant, la Puce, allait répétant partout : "Vous voyez que j'avais raison." Mais ça ne nous guérissait pas du mal que nous avions aux tripes. Les soldats, quand ils sont jeunes, n'aiment pas la défaite. Vieux, ils en font parfois leurs choux gras.
     "Un soir, à Nha-Trang, dans un restaurant qui se trouve près de la pointe et que tenait un ancien légionnaire, la Puce nous présenta un de ses amis de passage qui avait été conseiller économique du Haut-Commissariat. Puis il s'était occupé de colonies militaires sur les Hauts Plateaux montagnards. Maintenant, il travaillait comme expert aux Nations Unies. Maigre, le nez fort, la voix sèche, rien à foutre de personne. C'est ce qui me plaisait en lui :
     "- Une révolution, nous dit-il, reste encore la seule manière de ramener un semblant de raison dans un monde de déraison, de tailler dans cette pourriture, d'enrayer cette décomposition sans grandeur d'une civilisation qui avait cependant ses mérites. Seule, elle peut rendre l'espoir à notre univers désespéré. La preuve qu'il est totalement désespéré, ce sont les héros qu'il s'est donnés : les cosmonautes, conquérants du vide, robots téléguidés de la Terre par des computeurs, ou bien ces désaxés, explorateurs gluants de l'ignoble et de l'indécis."
     "Il nous dit encore :
     "- Le changement est plus nécessaire que l'ordre, car c'est toujours dans l'ordre et au nom de l'ordre que se figent les systèmes et se commettent les injustices.
     "C'est pour cette raison que nous autres, hommes d'une certaine tradition, nous ne pouvons être que tentés par tous les révolutionnaires. Qu'est-ce qu'un révolutionnaire ? Celui qui veut empêcher le monde de s'endormir repu, gavé, et toujours affamé, comme certains malades ; celui qui refuse que ce monde se limite à une simple société de consommation.
     "Mais il existe un danger : beaucoup de ceux qui se disent révolutionnaire ne cherchent qu'à remplacer une oppression par une autre et cela pour leur plus grande vanité ou leur intérêt personnel... ou encore parce qu'ils sont fous, fous d'absolu et qu'ils veulent ignorer ce qu'est l'homme non point idée, mais créature de chair et de sang, de grandeur et de faiblesse."
     "Je vous répète à peu près ce qu'il a dit, peut-être pas exactement dans les mêmes termes ; je ne crois pas trahir sa pensée. Elle répondait trop bien à certaines questions que je me posais pour ne pas m'en souvenir.
     "J'étais naïf et j'ai demandé à la Puce s'il était communiste. Il m'a dit que c'était tout le contraire. Comme quoi il y a une langue du changement et une autre de l'immobilité."

Jean Lartéguy, Tout homme est une guerre civile

dimanche 15 juillet 2018

Korn - Faget

Prendre notre tolérance pour de la faiblesse


Féodalités

La multiplication des groupes d’intérêts et de pression particuliers caractérise l’implosion sociale des sociétés occidentales. Elle est la conséquence de la disparition progressive de la souveraineté du politique dont la fonction consiste à faire prévaloir l’intérêt de la collectivité sur les intérêts particuliers. Dans une société réduite à une agrégation d’atomes sociaux, les individus ne peuvent se faire entendre que s’ils s’organisent en groupes de pression sur une base professionnelle, syndicale, idéologique, comportementale, sexiste ou ethnique (cf. aujourd’hui la notion de « minorités »). Ces groupes constitués ne cherchent qu’à maximiser leur avantage égoïste. Le pouvoir politique n’est plus en effet un centre régulateur de l’ordre social mais seulement un moyen pour certains d’obtenir des avantages aux dépens d’autrui. La domination de l’argent encourage aussi la lutte de tous contre tous au nom de la maximisation de l’intérêt matériel individuel.

Polémia, Cinq cents mots pour la dissidence

Il est à prévoir que le public baignera davantage dans l’univers des divertissements de masse


La propagande et les techniques de production d’images. Dans ce domaine, nous ne devons pas négliger le rôle du cinéma, de la télévision ou de la littérature, toutes choses qu’on regarde en général comme de l’art ou du divertissement mais qui adoptent bien souvent un point de vue consciemment défini, au service de la propagande. Même dans le cas où l’adoption d’une perspective explicite ne s’est pas faite consciemment, ces outils servent à endoctriner le spectateur ou le lecteur, en lui transmettant certaines valeurs. Nous admirons les grands écrivains du passé mais, quand on considère objectivement la situation présente, on doit reconnaître que les techniques artistiques se sont développées à un tel point que les films ou les livres les plus habilement échafaudés ont un impact psychologique sur le spectateur ou le lecteur contemporain bien plus fort que, disons, Shakespeare à son époque. Les meilleurs parmi ces produits sont capables d’attraper et d’impliquer si puissamment le lecteur qu’ils influencent toutes ses valeurs. Remarquez également jusqu’à quel point l’individu lambda se fait aujourd’hui « du cinéma », comme le souligne l’expression. Les gens dépensent davantage de temps dans des divertissements en conserve plutôt que de participer à des activités spontanées. Comme le surpeuplement, les obligations diverses et les règlements limitent les occasions d’activité spontanée, et comme par ailleurs les progrès de l’industrie du spectacle donnent naissance à des produits toujours plus attrayants, il est à prévoir que le public baignera davantage dans l’univers des divertissements de masse. 

Theodore Kaczynski, L’avenir de la société industrielle

L'Union européenne : monstre normé et aspetisé...


Le multiculturalisme n'est plus accepté par les jeunes en Grande-Bretagne

Les décennies d’efforts pour promouvoir le multiculturalisme ont produit un effet contraire, comme l’indique une nouvelle étude majeure montrant que les adolescents se mélangent moins avec d’autres groupes raciaux que les 40 ans et plus.

Malgré le développement de la « diversité » dans notre société comme jamais auparavant depuis que l’immigration massive a transformé le visage de la Grande-Bretagne, les adolescents britanniques aujourd’hui ont presque 30% moins d’amis d’autres origines ethniques que les gens des années 20 et du début des années 30.

L’analyse, conçue par des psychologues expérimentaux de l’Université d’Oxford, a constaté que la génération actuelle d’adolescents montre des niveaux de ségrégation sociale identiques à ceux des personnes d’âge moyen.

Ce résultat surprenant est apparu lors de la première phase de recherche lancée par la Commission d’Intégration Sociale, un projet soutenu par diverses ONG et entreprises pour examiner l’impact de la diversité croissante en Grande-Bretagne.

Cette étude est dévoilée alors que les nouveaux chiffres du Bureau de Statistique Nationale ont montrent que le Royaume-Uni a eu la croissance démographique la plus rapide en Europe au cours de la dernière décennie avec la même augmentation de population sur cette période que lors de la génération précédente entière.

Le premier rapport de cette commission, qui doit être publié plus tard dans la semaine, montre comment les populations de classes et de générations différentes se mélangent dans la Grande-Bretagne moderne. Mais des résultats initiaux reçus par le Sunday Telegraph mettent en évidence des inquiétudes au niveau de l’intégration raciale parmi la tranche d’âge la plus jeune.

Ainsi un adolescent moyen a seulement moitié moins d’interaction avec des personnes d’origines différentes que les projections pourraient le laisser supposer, en fonction de l’endroit où il vit. 

Matthew Taylor, le directeur général de la Royal Society of Arts, qui a présidé la commission, a déclaré que “des questions sérieuses” pouvaient se poser sur la capacité des écoles pour intégrer correctement des jeunes de contextes différents qui se côtoient dans les couloirs chaque jour.

« Ce point ne se rectifiera pas tout seul et exige l’attention urgente de tous pour promouvoir une meilleure intégration parmi des jeunes quand ils sont à un moment particulièrement formateur dans leur développement », a-t-il dit.

Ces conclusions ont été basées sur un échantillon de 4.269 personnes interviewées par Ipsos MORI. On a demandé à chaque participant de décrire des rencontres récentes avec leurs amis et demandé de donner des renseignements sur ceux qui était présent et la nature de leurs relations.

Source

samedi 14 juillet 2018

Better than hipster


LUTETIA DANDY CLUB
http://www.lutetiadandyclub.fr/2014/03/nous-sommes.html

Rappel : France : les scénarios de la catastrophe

La France est-elle une cocotte-minute sur le point d'exploser. C'est ce que pense l'essayiste Serge Federbusch. Dans Français, prêts pour votre prochaine révolution ?, il décrit les trois scénarios de notre avenir proche. Deux sont catastrophiques. Le pire, c'est que c'est crédible ! 

Ancien élève de l'Ecole nationale d'administration, Serge Federbusch est magistrat administratif. Il a travaillé pour le ministère des finances, le quai d'Orsay et la ville de Paris. Président du Parti des Libertés, ancien élu du Xe arrondissement de Paris, Serge Federbusch anime Delanopolis, site d'information satirique consacrée à la vie politique dans la capitale. Français, prêts pour votre prochaine révolution? , est publié chez Ixelles éditions (271 p., 17,90€). 

LE FIGARO : en quoi la France de 2014 vous paraît présenter des analogies avec les cas d'effondrement par désagrégation interne que la France a connus ? 
Les analogies sont nombreuses. Le déficit et la dette publics représentent à peu près les mêmes masses financières, par rapport à la richesse du pays, qu'en 1788. La crise budgétaire est ouverte et rien ne semble pouvoir l'enrayer. Le gouvernement a perdu sa souveraineté, son autonomie, en matière de politique monétaire et financière. En 1788, on subissait encore la conséquence de la banqueroute de Law, près de 70 ans plus tôt. Calonne, qui s'était essayé à manipuler le titrage en or des louis et ducats, avait été accusé de fraude, presque de crime contre le bien public. De nos jours, l'Etat est dépendant des décisions de Bruxelles et de la Banque centrale européenne. Hier comme aujourd'hui, la perte de crédit et de prestige du souverain et de son gouvernement sont considérables. L'affaire du collier de la reine avait beaucoup miné l'autorité royale. Quantité de libellistes écrivaient sous le manteau des textes d'une hostilité farouche au roi et à la reine. De même, aujourd'hui, nombre de blogueurs critiquent le pouvoir. Les journalistes ne sont plus ni écoutés ni respectés, mais au contraire pris à partie. La frustration générale de l'opinion, la montée du chômage, la stagnation du pouvoir d'achat par habitant depuis bientôt dix ans se constatent aux deux époques. Comme en 1788, le pouvoir n'est plus obéi ni respecté. La paralysie de l'Etat s'aggrave de mois en mois. Il n'est même plus capable de régler une question aussi secondaire que celle des portiques écotaxe. Le système centralisé, clientéliste et corporatiste a vécu, en 2014 comme en 1788. Reste à savoir d'où viendra l'étincelle. Je pense que ce sera la crise de l'euro ou une dissolution ratée, ou encore les deux à la fois, qui rendront le pays ingouvernable.

La France, écrivez-vous, a «cherché à tirer parti des avantages de la 3e révolution industrielle (…) sans en payer le prix» : en quoi ? 
Depuis plus de trente ans, les Français sont atteints de schizophrénie. Comme consommateurs, ils bénéficient de la baisse du prix de nombreux biens et services grâce à ce qu'on nomme «mondialisation». Comme producteurs, nombre d'entre eux ont vu leurs emplois disparaître ou leurs salaires stagner du fait de la concurrence internationale. Jusqu'à présent, la France a plus ou moins réussi à avoir le beurre et l'argent du beurre. Le développement de l'emploi public et de la dette a permis à une large majorité de la population de bénéficier de cette situation davantage qu'elle n'en souffrait. Mais aujourd'hui, il faudrait commencer à rembourser. Et le système ne tient que parce que les prêteurs pensent que, derrière la France, il y a la discipline germanique qui nous protège. Mais c'est un baril de poudre près d'un brasier.

Vous n'êtes pas tendre pour la haute fonction publique, vous qui avez fait l'Ena… 
La France souffre d'une boursouflure du système politico-administratif français dans ses rapports avec les corporations. Le noyau du système dirigeant est une sorte de duopole qui comprend élus à vie et hauts fonctionnaires. Ils s'appuient sur une administration dilatée et gouvernent par des accords avec les corporations et les cadres des grandes entreprises. Mais les dirigeants de ces deux dernières sont plus solidement installés que les politiciens, ce qui finit par fragiliser l'Etat. On retrouve ici un trait commun à tous les régimes français depuis plus de deux siècles : il est difficile de concilier gouvernement centralisé, régime économique libéral et parlementarisme de circonscriptions. S'y substitue donc un dialogue direct entre pouvoir exécutif et corporations qui finit par être paralysant car il n'existe pas d'arbitre légitime à leurs inévitables désaccords. C'est ce qui explique, au fond, les déboires actuels de Hollande qui affronte le stade terminal de cette évolution délétère.

Bruxelles : bouc émissaire de nos difficultés ou vrai coupable ?  
Les deux, forcément ! L'Etat s'est servi du prétexte européen pour tenter de résister à certaines pressions corporatistes et a trouvé des subventions allemandes repeintes aux couleurs de l'Europe pour faciliter les délicates mutations du monde rural français. Par la suite, le marché financier européen a permis d'obtenir des financements plus abondants et de s'endetter à moindre coût. Mais le prix à payer était la monnaie unique. Sinon les marchés auraient continué à attaquer le franc, la peseta et le lire en faisant monter le mark. Aujourd'hui, l'euro agit comme un noeud coulant autour de l'économie française. Toute réforme de structure «vertueuse» est rendue vaine par la montée du taux de change de l'euro qu'elle entraîne. En effet, les marchés en espèrent un redressement budgétaire dans la zone euro, qui contraste avec la situation américaine, anglaise ou japonaise. Nous sommes entrés dans l'euro avec un taux de change du franc surévalué. Les Allemands, qui d'ailleurs jouent des délocalisations en Europe de l'Est pour améliorer leur compétitivité, ont pu dès le départ accroître la productivité de leur industrie. Depuis plus de dix ans, ils progressent surtout aux dépens des économies sud européennes, notamment celle de la France. Cette situation est perverse et sans issue.

Vous imaginez trois scénarios pour l'avenir proche. Le premier : Hollande est un nouveau Louis XVI. Que pourrait-il se passer ? 
C'est un scénario tout à fait plausible. Face à l'échec quasi assuré des mesures de redressement budgétaire, entre autre en raison de la persistance d'un euro surévalué qui déprime l'activité, Hollande, tôt ou tard, sera sommé de mettre en oeuvre de vraies mesures d'austérité. Il ne le voudra ni ne le pourra car un nombre croissant de députés socialistes préfèreront «tomber à gauche», comme on disait sous la Quatrième République. Du reste, Hollande se dira que sa seule chance d'être réélu est une cohabitation. Comme le niveau atteint par le Front national conduira à de nombreuses triangulaires, la victoire de l'UMP sera étriquée. Si la droite est maligne d'ailleurs, elle refusera de constituer un gouvernement tant qu'Hollande n'aura pas démissionné. Bref, on sera en pleine crise de régime avec un budget en capilotade. Rien ne s'opposera plus à une remontée des taux d'intérêt et une spirale de troubles politiques, économiques et sociaux. Les prétextes à une explosion ne manqueront pas : regardez déjà du côté de la SNCF, des banlieues ou des intermittents.

Rêvons un peu : un de Gaulle se présente. Quelle feuille de route lui donnez-vous ? 
Terminer ce qui a été commencé en 1958 et 1962 avec les moyens nouveaux dont dispose la démocratie. S'appuyer sur un recours régulier au référendum, diminuer drastiquement le nombre d'élus et surtout empêcher que quelqu'un vive toute sa vie de politique. Réformer la chose publique pour réduire le poids de l'Etat, libéraliser au maximum le fonctionnement de l'économie et, dans l'immédiat, taper du poing sur la table pour que l'euro se déprécie d'au moins 40 % faute de quoi tout ceci ne sera pas possible. Si nos partenaires refusent, il faudra quitter l'euro, quelle qu'en soit la difficulté. C'est une question de survie. Ou alors, préparez-vous à la guerre civile : je ne pense pas que Marine Le Pen soit en mesure de faire face à cette situation avec un programme inspiré de celui du parti communiste des années 1970 et alors qu'une part très importante de la population est prête à l'affronter durement.

Le scénario catastrophe : un régime autoritaire, fût-il éclairé, à savoir un nouveau Napoléon III. En quoi cette hypothèse n'est pas à exclure ? 
La nature politique a horreur du vide. Il faut bien que la société fonctionne et les esprits me semblent d'ailleurs, aujourd'hui, étrangement en attente d'une reprise en main ferme par le pouvoir. Ce n'est pas étranger au succès qu'avait connu Sarkozy en 2007. La France est restée frustrée de ce candidat dont le mandat semble avoir bifurqué, un quart d'heure et cinquante mètres de marche après son élection, d'une procession gaullienne sur les Champs Elysées à un pot entre amis au Fouquet's.

vendredi 13 juillet 2018

C'est l'heure de l'apéro


Tu avais les yeux bridés comme les hommes, qui, en Asie, aujourd’hui, se battent sans espoir alors que les nôtres se sont couchés comme des chiens


[En Allemagne, en 1945], j’avais opté quant à moi pour une maison coquette [de cantonnement] où logeaient une veuve de guerre et ses deux filles. L’aînée avait mon âge, vingt ans. J’avais été aussitôt séduit par sa beauté, mais c’est surtout le rire qu’elle eut en me voyant, un rire de bonheur amusé, éclaboussant de santé, qui m’attacha instinctivement à elle. Rapidement, je compris, à quelques réflexions qu’elle me fit sur des Africains, qu’ancien membre des Jeunesses hitlériennes, elle était raciste. Je ne voulus pas que notre amour l’aveugle, et un soir, lui demandait à brûle-pourpoint : 
- M’as-tu bien regardé ? 

Elle sourit comme si elle attendait ma question. 
- Oui, me dit-elle, j’ai remarqué que tu avais les yeux bridés comme les hommes, qui, en Asie, aujourd’hui, se battent sans espoir alors que les nôtres se sont couchés comme des chiens. 

Jacques Vergès, De mon propre aveu

Rappel sur le nucléaire : aux abris, ça craque de toutes parts !


Dans le monde entier, les vieilles centrales arrivent en bout de course. La part du nucléaire dans la production d'énergie diminue. Les industriels de l'atome sont de plus en plus atones, et en viennent à demander de réduire la consommation d'électricité. La décroissance est notre horizon.

Nous avons régulièrement affirmé dans cette chronique qu'un destin tragique - et bien mérité - attend l'industrie nucléaire : déconfiture, décrépitude, dégénérescence, déliquescence. Il ne s'agit pas de notre part d'un pari, ou d'un hommage, au célèbre docteur Coué, mais simplement de conclusions rationnelles tirées de l'étude de la situation.
     En substance, la majorité des 390 réacteurs encore en service sur la planète a dépassé 30 ans d'âge et chacune de ces antiquités se dégrade plus ou moins rapidement mais de façon continue et inéluctable. Or, au vu de la récente actualité, il n'est d'ailleurs pas impossible que ce processus ait entamé une impressionnante phase d'accélération, illustrée par trois situations édifiantes :
     - trois réacteurs nucléaires belges sur sept sont sur le flanc, et la pénurie menace ;
     - quatre réacteurs nucléaires britanniques ont été arrêtés en urgence par EDF, propriétaire de ces antiquités (achetées à prix d'or en 2008 avec notre argent !) ;
     - la remise en service des réacteurs japonais semble de plus en plus improbable.
Reprenons dans le calme ces informations inquiétantes (pour ceux qui aiment le nucléaire) et... inquiétantes pour ceux qui n'aiment pas le nucléaire... et craignent d'être irradiés).

Réacteurs à l'arrêt
En août 2012, on apprend que les cuves de deux réacteurs nucléaires belges - Doel 3 et Tihange 2 - sont fissurées, et ce depuis leur fabrication... trente ans plus tôt. On appréciera la célérité des limiers de l'atome, prétendus les plus compétents qui soient. Les réacteurs sont arrêtés pendant un an, puis remis en service pendant quelque temps, puis stoppés à nouveau. Aujourd'hui, les "responsables" avouent que la fermeture est probablement définitive, ce qui donne des sueurs froides en pensant aux trente ans de fonctionnement et surtout à la récente remise en service momentanée.
     Cerise sur le gâteau, le réacteur Doel 4 est stoppé depuis début août et pour des mois à la suite d'une grave avarie : ce sont donc trois réacteurs belges sur sept qui sont sur le flanc et qui le seront encore cet hiver : la pénurie menace. Du coup, l'arrêt programmé pour maintenance du réacteur Tihange 1, qui tombait fort mal, va être scindé en deux périodes afin de pouvoir produire au cœur de l'hiver. Et tout ça sans causer de risque (ou du moins de risque supplémentaire), parole de "responsables" !
     On évoque aussi la mise en place d'un câble pour bénéficier de la production électrique d'une centrale à gaz néerlandaise située à 3 km seulement de la frontière, et arrêtée depuis des mois du fait de la faible consommation d'électricité qui sévit au bas pays. Enfin, en dernier recours bien entendu, "une sensibilisation du public pourrait aussi faire partie des mesures mises en place pour faire baisser la consommation électrique" (Agence Belga, 14 août 2014). Bigre, pourquoi pas la décroissance tant qu'on y est ?
     Le même "danger" (nous parlons bien de la décroissance, et non d'une catastrophe nucléaire qui, selon les nucléocrates, ne serait finalement pas si tragique) menace aussi la Grande-Bretagne où EDF détient quinze des seize réacteurs encore en service. En effet, le 11 août, EDF a stoppé en urgence, pour au moins 8 semaines, quatre réacteurs touchés par une inquiétante défaillance (AFP, 11 août 2014). Notons d'ailleurs que, depuis 2006, deux autres réacteurs d'EDF fonctionnent à seulement 70% de leur puissance du fait de problèmes non résolus. Cette situation sidérante doit d'ailleurs se poursuivre jusqu'en 2023, date d'arrêt définitif de ces antiquités boiteuses. Si elles n'explosent pas avant !
     Pour sa part, le Japon a appris à vivre sans nucléaire : ses 48 réacteurs (plus les 6 de Fukushima, qui ont été déclassés et n'existent plus administrativement comme réacteurs nucléaires) sont tous arrêtés depuis pratiquement un an. Les autorités voudraient bien en réactiver quelques-uns mais, voilà, la population n'est pas du tout "compréhensive". Du coup, l'opérateur d'électricité Kepco distribue des coupons de réduction pour que les gens fassent des achats dans les magasins entre 13 heures et 16 heures : il s'agit de réduire les pics de consommation électrique entraînés par une utilisation massive des climatiseurs en début d'après-midi (Le Figaro, 20 juillet 2014). La baisse de la consommation d'électricité passerait donc par... des achats dans les magasins : c'est la "décroissance par la consommation", un curieux concept qui devrait ne pas aboutir à grand-chose de bon...
     D'autres "mauvaises" nouvelles (réjouissances en fait) ont agrémenté l'été : Areva a enregistré une chute vertigineuse de près de 20% après l'annonce de résultats semestriels dégradés accompagnés d'un avertissement sur les comptes 2014 (TradingSat, 1er août 2014). D'autre part, l'Autorité de sûreté nucléaire des USA, la NRC, a commencé à reclasser ses experts dans d'autres industries, prenant acte du déclin net et irréversible du nucléaire américain (Associated press, 21 juillet 2014).
     La part du nucléaire dans l'électricité mondiale est passée de 17% en 2001 à 9% à ce jour, un effondrement stupéfiant que tentent pourtant de nier les atomistes, en particulier en France. Quel courage, quelle lucidité : au bord du gouffre, ils vont encore de l'avant !

La Décroissance N°112

jeudi 12 juillet 2018

S'engager autrement : l'action culturelle


Mon but consiste à ressusciter en moi même l'âme du samouraï.


Mon but consiste à ressusciter en moi même l'âme du samouraï.

Mishima

Alice in Chains - Nutshell

L'anarchisme vu par Me Jacques Vergès


Pourquoi n’êtes-vous pas anarchiste ? 
Jacques Vergès : D’abord je ne peux pas imaginer une société où il n’y a pas d’ordre. Une société où il n’y a pas d’ordre, c’est une jungle. Vous qui êtes un écologiste distingué, un environnementaliste, un ami des animaux, vous savez très bien que sans ordre prolifèrent non pas des lions mais des rats. Vous n’avez qu’à voir l’expérience socialiste pendant dix ans. Une multiplication de rats – parce que c’était l’anarchie. Or, qui est victime de ce désordre ? Les gens qui ont quelque chose à dire, quelque chose à faire, les travailleurs. Il faut d’autre part un ordre transparent, un ordre que le peuple comprend. C’est la seule manière pour cet ordre de durer. Lisez les publications anarchistes. Derrière une gesticulation, vous trouvez tout le moralisme de la société bourgeoise. C’est au nom des droits de l’homme, au nom des droits de la femme, au nom des droits de l’enfant, au nom de ceux-là, qu’on réclame le droit de tout faire sauf ce que la morale interdit. Au point de vue idéologique, c’est le vide total. Les seuls qui ont donné à l’anarchie un sens, c’est Bonnot et sa bande. Mais ceux-là ont été désavoués. 

Jacques Vergès, Intelligence avec l’ennemi. Conversations avec Jean-Louis Rémilleux

Comment vous suit-on à la trace sur Internet ?

Hors ligne, il est difficile de suivre quelqu’un, encore plus de suivre tout le monde. En ligne, suivre une personne est relativement aisé car votre intermédiaire, le navigateur web, se comporte comme quelqu’un qui accepterait les bonbons de tous les inconnus, et dès lors suivre tout le monde n’est plus qu’un problème de quantité de calcul. 
     Pour caractériser avec certitude un utilisateur, plusieurs techniques sont possibles. Le cas facile est celui où vous donnez un identifiant et un mot de passe, ou lorsque vous vous identifiez via votre compte Facebook. Sinon, quand vous vous connectez le site peut regarder votre adresse IP, le nom et le numéro de version de votre navigateur, et récupérer via JavaScript la liste des addons installés, ce qui ne fournit pas votre nom mais permet de vous séparer des autres avec une quasi-certitude (c’est le fingerprinting). Ensuite, le mécanisme le plus répandu est celui des cookies, de petits morceaux de texte qui sont stockés sur votre ordinateur par chaque site visité afin de vous reconnaître la fois suivante. 
     Les cookies ne posent pas de problème tant qu’ils sont exploités seulement par les sites que vous visitez. Mais par défaut, les navigateurs acceptent aussi les échanges de cookies avec des sites tiers (third-party cookies), par exemple celui d’un annonceur qui a placé une publicité sur la page que vous visitez. Il suffit même que le site que vous visitez vous demande de télécharger un unique pixel sur un autre site pour que ce dernier puisse lire et écrire un cookie sur votre disque. Et des techniques JavaScript existent pour lire tous les cookies enregistrés par votre navigateur. 
     Comme relativement peu de sites sont des régies publicitaires, et comme quantité de sites placent des publicités plus ou moins discrètes sur leurs pages, ces régies peuvent suivre vos pérégrinations sur la toile. 
     L’étape suivante sera peut-être de vous identifier par vos empreintes digitales, comme doivent déjà le faire les balayeurs du métro de Londres lorsqu’ils pointent : l’iPhone 5S s’en sert pour vous reconnaître, d’autres suivront. Vous serez alors identifié parfaitement et pour toujours, à moins de trouver le moyen de modifier vos empreintes. C’est d’autant plus embêtant qu’il est relativement aisé de récupérer et d’imprimer les empreintes de quelqu’un d’autre. 

Sébastien Desreux, Big Mother