mardi 16 octobre 2018

- Un plan social - Un quoi ?...


In Mémoriam - Michael Collins (né le 16 octobre 1890)

Rappel : ASSOCIATION ÉCOEURÉE, DISCOTHÈQUE : LA NEW JUNGLE DE CALAIS RÉVÈLE SON VRAI VISAGE



Jusque-là peu d’informations filtraient sur les conditions de vie au sein de la new jungle de Calais. Tout juste savait-on que plus de 3000 « réfugiés de guerre » s’entassaient dans ce bidonville dans des conditions «inhumaines » d’après les associations d’aide aux migrants. 

De nouveaux éléments apparus dans la presse depuis la semaine dernière semblent contredire la version officielle. 

Une ONG britannique, Human Relief Foundation (HRF), annonçait via son directeur Kassim Tokan, qu’elle cessait son aide après une visite du campement par ses bénévoles qui ont pu constater que les réfugiés en question, « 95 à 97% d’hommes en bonne santé », avaient l’intention de se rendre au Royaume-Uni juste pour « l’argent et de meilleures conditions de vie » et jetaient la nourriture et les vêtements qui leur étaient distribuées en abondance. On peut en effet observer aux alentours proches du centre Jules Ferry des monticules de vêtements et de nourriture jetés négligemment par les « réfugiés ». 

Choqués par le gâchis et l’attitude des habitants du « bidonville » les dirigeants de l’ONG britannique ont décidé de réorienter leur aide vers les pays du Moyen Orient en guerre. 

On savait que le campement illégal s’était organisé comme une petite ville informelle, par contre des photos parues sur facebook d’une discothèque en plein cœur de la new jungle ont choqué l’opinion publique. On peut y voir une structure toute équipée en sono, jeux de lumière et bar, pouvant accueillir au moins plusieurs dizaines de fêtards laissant pour le moins perplexe sur leurs conditions de vie « inhumaines ». 

Les associations françaises chargées de l’aide aux migrants, pour la plupart grassement subventionnées, auraient-elles arrangé à « leur sauce » les conditions de vie au sein de la new jungle, étant les seules pouvant y pénétrer, pour entretenir financièrement une activité humanitaire basée sur l’apitoiement de l’opinion publique ? 

Suite à ces révélations dérangeantes pour le milieu associatif « solidaire », la version officielle de l’immigration clandestine semble remise en question alors que la région Nord Pas de Calais subit plus que jamais une crise économique, sociale et politique. Le vote Front National ne s’est jamais aussi bien porté et la défiance envers la classe politique (et les associations sous perfusion) s’aggrave de manière irréversible.

dimanche 14 octobre 2018

Soutien aux Karens, l'association Village Karenni


Le peuple Karenni est l’un des nombreux peuples de Birmanie en lutte depuis presque 70 ans contre l’armée du gouvernement birman pour obtenir son indépendance.

L’association Village Karenni poursuit un programme de développement, à la fois agricole, social et scolaire dans l’état Karenni depuis le cessez-le-feu de 2012.

Ses objectifs sont :
- de soutenir la scolarisation de la jeunesse karenni, dans le but de leur offrir un avenir chez eux;
- de contribuer à la reconstruction de villages détruits par les conflits, afin de permettre au Karennis de se réapproprier leurs terres.

Les programmes d'éducation soutenus par Village Karenni permettent à des centaines d'enfants karenni d'être hébergés, scolarisés, et ainsi protégés du principal danger de la rue : la drogue.
En plus du financement d'écoles dans les villages où Village-Karenni est déjà présent, c'est aussi aux pensionnats et orphelinats de Loïkaw, la capitale de l'état Karenni, qu'une aide est apportée.

Ces établissements sont tenus par des congrégations de l'Eglise Catholique, présentes sur place depuis plus de 100 ans.


Les programmes de développements agricoles dans les régions isolées de l'état Karenni encouragent la mise en place de cultures de remplacement afin de donner une alternative à la culture du pavot. Ces cultures à haute valeur ajoutée permette aux agriculteurs karenni d'obtenir des revenus sans liens avec le trafic d'opium.
Il faut savoir que la Birmanie est le deuxième producteur mondial d’opium derrière l’Afghanistan. Dans ce pays extrêmement pauvre, cultiver l’opium est une solution pour certains villageois de générer des revenus quatre fois supérieurs à ce que rapporte la culture du riz.
 Village Karenni - développement agricole en pays Karenni (Birmanie) from socle-karenni on Vimeo.

Actuellement, l'association travaille sur un projet de construction d'un système de stockage et d'approvisionnement en eau  pour le village Karenni de Kuléh.
En effet, en raison de la topographie et du climat,en particulier durant la saison sèche, de cette région montagneuse, l'approvisionnement en eau est particulièrement difficile pour les villageois.
L'association Village Karenni, pour mener à bien ce projet mène une levée de fonds.


  • Chacun participe du montant qu'il souhaite.
  • Tous les paiements sont sécurisés.
Son objectif est de récolter 1500 € qui vont servir à l'achat des matériaux et à la construction d'un système de stockage et d'approvisionnement en eau pour le village .
Grâce au réservoir et aux canalisations les habitant Karenni de Kuléh auront l'eau dans leur village !

Ces 1500 € sont complétés par un apport de 500 € dont ils bénéficient déjà.

1m de canalisation revient à 2€ !

A quoi servira la collecte :

Briques : 68€
Ciment : 441€
Transport : 678€
Construction : 814€

Si l'association récolte 500€ supplémentaires, elle sera en mesure de mettre en place le même programme dans un deuxième village identifié à proximité !

Vous pouvez soutenir les peuple Karen de Birmanie concrètement en participant à cette cagnotte Leetchi !

Chaque don vous donne droit à une réduction d'impôt de 66% du montant du don !
Un don de 30€ correspond à un coût réel de 10,20€.

Envie de les aider à récolter plus de dons ? Partagez cette cagnotte !
Merci à tous !



Retrouvez Village Karenni sur Facebook : https://www.facebook.com/village.karenni/
ou sur leur site internet www.village-karenni.com


Viens prendre ta Baffe à Lutèce !

Rappel : La SNCF gratuit pour les migrants CLANDESTINS, c'est donc aussi gratuit pour vous et nous


vendredi 12 octobre 2018

L'ONU souhaiterait remettre en cause l'interdiction de la burqa en France



VIDÉO - Le Comité des droits de l'homme devrait prochainement contester la loi française de 2010, jugeant qu'elle est discriminante et porte atteinte à la liberté religieuse.
Une prise de position qui pourrait faire jaser. Le Comité des droits de l'homme de l'ONU, organe de surveillance du Haut-commissariat aux droits de l'Homme (HCR), s'apprête à remettre en cause la loi française du 11 octobre 2010 sur la dissimulation du visage dans l'espace public, révèle le journal L Croix ce mercredi. L'instance, constituée de dix-huit juristes internationaux, devrait rendre en octobre ses «constatations» à propos de deux requêtes de femmes verbalisées pour avoir violé cette loi. Selon La Croix, le Comité devrait juger que la législation française sur le voile intégral «porte atteinte à la liberté religieuse» et crée une «discrimination» à l'encontre de ces femmes.
Cet avis s'inscrit dans la lignée des dernières prises de position du Comité. L'été dernier, les experts avaient rendu leurs conclusions concernant l'affaire Fatima Atif, du nom de cette salariée marocaine licenciée de la crèche «Baby-Loup» pour faute grave en 2008 après avoir refusé d'ôter son voile au travail. La crèche avait mis en avant l'interdiction du port de signes religieux au nom de la neutralité. Son éviction avait d'ailleurs été validée en 2014 par la Cour de cassation. Toutefois, les juristes du Comité ont estimé en août que «l'interdiction qui lui a été faite de porter son foulard sur son lieu de travail constitue une ingérence dans l'exercice de son droit à la liberté de manifester sa religion». Ils ont également épinglé la France, jugeant qu'elle «n'a pas apporté de justification suffisante» permettant de conclure que «le port d'un foulard par une éducatrice de la crèche porte atteinte aux libertés et droits fondamentaux des enfants et des parents la fréquentant».

Aucun pouvoir de contrainte

Le Comité des droits de l'homme de l'ONU a pour rôle de faire respecter le Pacte international sur les droits civils et politiques de 1966. Ses experts sont issus de pays divers et variés, de l'Égypte à Israël en passant par la France, représentée par le professeur de droit public Olivier de Frouville. Dernièrement, ses interventions se font de plus en plus pressantes, sur des sujets brûlants comme l'éviction de l'ex-président brésilien Lula, la détention de musulmans ouïghours par la Chine ou encore la violation des droits en République démocratique du Congo. Et si le Comité rend à chaque fois des avis, il n'a pas pourtant aucun pouvoir de contrainte. Ses recommandations ne sont donc quasiment jamais respectées. En France, pour l'affaire de la crèche Baby-Loup, les experts avaient sommé Paris d'indemniser Fatima Latif, indiquant que ce serait au conseil d'État de condamner l'État «si ce dernier ne fait pas de proposition sous 180 jours». Mais, pour l'avocat de la crèche, Richard Malka, «les décisions du Comité des droits de l'Homme n'ont aucune valeur juridiquement contraignante», avait-il déclaré, évoquant un «non-évènement».
Les constations à venir du Comité des droits de l'homme n'appelleront donc pas à une modification obligatoire de la loi française sur la burqa. D'autant qu'elles sont en décalage avec celles des juridictions européennes. En 2014, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) avait validé la législation, mise en œuvre sous François Fillon. «Consciente que l'interdiction contestée pèse essentiellement sur une partie des femmes musulmanes», la CEDH avait relevé que la loi «n'affectait pas la liberté de porter dans l'espace public des éléments vestimentaires qui n'ont pas pour effet de dissimuler le visage et qu'elle n'est pas explicitement fondée sur la connotation religieuse des vêtements, mais sur le seul fait qu'ils dissimulent le visage».

Orage d'Acier #4 L'Amerique que nous aimons

Les enfants, ça pollue.

Faire moins d'enfants pour sauver la planète : itinéraire d'une thèse vivace


Faire moins d'enfants pour sauver la planète : itinéraire d'une thèse vivace

L'idée selon laquelle la croissance démographique représenterait une menace écologique imminente obtient un regain d'attention, depuis la publication d'une étude qui préconise de faire moins d'enfants pour réduire son empreinte carbone.
Faut-il faire moins d'enfants pour sauver la planète? L'idée refait surface depuis la publication en juillet 2017 d'une étude dans la très sérieuse revue anglo-saxonne Environmental Research Letters. Celle-ci liste plusieurs actes concrets pour lutter contre le réchauffement climatique.
Parmi les actes les plus banals, on trouve le fait de changer ses ampoules, abandonner son sèche-linge, recycler, faire sa lessive à l'eau froide ou encore opter pour une voiture hybride. Viennent ensuite les cinq options les plus efficaces selon l'étude: adopter un régime végétarien, se fournir en électricité verte, éviter les vols transatlantiques, abandonner la voiture et... avoir un enfant en moins.
Reprise dans les médias français, l'étude provoque régulièrement une polémique. La dernière date de lundi, lorsqu'elle a été citée dans une infographie de l'AFP qui accompagnait la sortie du dernier rapport des experts du Giec. Devant les protestations, l'agence a dû se défendre de «faire la promotion du malthusianisme».

Dès sa publication par les chercheurs Seth Wynes et Kimberly A Nicholas, l'étude a provoqué un large débat dans la communauté scientifique. Certains détracteurs ont critiqué la méthode utilisée: ils ont relevé un décompte multiple des émissions carbone. Sur un vol transatlantique par exemple, on ne peut pas imputer les émissions sur l'individu qui le prend, et aussi sur ses parents qui ont décidé de le mettre au monde. Mais surtout, cette thèse exclut tout scénario dans lequel la trajectoire des émissions globales deviendrait neutre ou négative.

Surconsommation

D'autres relèvent que l'étude se focalise sur la sphère privée, alors que les comportements individuels peuvent avoir un impact beaucoup plus important dans la sphère professionnelle ou dans les actions collectives. Ils estiment aussi que l'étude sous-évalue le rôle de la surconsommation dans la dégradation de l'environnement. Enfin, ils jugent que la liberté de fonder une famille est un droit fondamental.
Ce n'est pas la première fois que la démographie siège sur le banc des accusés. Dans une tribune publiée mardi dans Le Monde , des scientifiques appelaient à «freiner la croissance de la population», estimant que démographie et environnement étaient des sujets «indissociablement liés». Déjà en 1992, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) estimait que la Terre était «au bord du gouffre», et que la baisse de la croissance démographique était le principal levier pour lutter contre les émissions de carbone.
En France, l'idée a aussi trouvé de l'écho chez des personnalités politiques comme l'écologiste Yves Cochet. Dans un colloque sur la décroissance, l'ex-député Vert s'était prononcé pour la «grève du troisième ventre», c'est-à-dire pour une dégressivité des aides sociales à partir du troisième enfant. «Ces thèses ne pèsent plus rien dans l'écologie politique», assurait mardi le député européen Yannick Jadot. «Yves Cochet était influencé par les grandes théories de l'effondrement global qui ne tiennent pas la route.»
«On ne peut pas dire aux gens de ne pas avoir d'enfants comme on leur interdirait de circuler sur les voies sur berges.»
François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l'environnement à Sciences-Po
Y a-t-il donc un lien entre la démographie et les émissions de gaz à effet de serre? «Sans aucun doute», répond le professeur François Gemenne, spécialiste des questions de géopolitique de l'environnement à Sciences-Po. «Mais la polémique vient de la façon dont les scientifiques présentent la natalité», poursuit-il. «Elle est vue comme une variable d'ajustements technique parmi d'autres, alors qu'elle dépend de considérations qui dépassent très largement la question du climat. On ne peut pas dire aux gens de ne pas avoir d'enfants comme on leur interdirait de circuler sur les voies sur berges. Éthiquement, ce n'est pas possible. C'est une restriction beaucoup plus grande de la liberté individuelle.»
Derrière cette «tentative maladroite» de prendre en compte l'argument démographique, François Gemenne souligne qu‘il ne faut pas éluder l'enjeu majeur du niveau de développement. Afin d'étayer ses dires, l'universitaire cite deux exemples: Pour une population équivalente, la Chine émet actuellement trois fois plus de gaz à effet de serre que l'Inde. Autre cas éloquent: l'Afrique, qui est le continent à la plus forte progression démographique, est aussi celui dont la progression des émissions de gaz progresse le moins.
«Quand une jeune fille termine le cycle secondaire, elle a généralement moins d'enfants au cours de sa vie active car son éducation lui laisse le choix»
Cyril Dion, écrivain et réalisateur
«Tous les ouvrages sérieux abordent la question de la démographie dans la lutte contre le réchauffement climatique» abonde l'écrivain et réalisateur Cyril Dion. «Comme l'explique Paul Hawken dans Drawdown, cela passe par l'éducation des filles. Quand une jeune fille termine le cycle secondaire, elle a généralement moins d'enfants au cours de sa vie active car son éducation lui laisse le choix.»
Mais Cyril Dion lui aussi estime que la démographie n'est pas la seule en cause. Le mode de vie entre en compte. «L'empreinte écologique d'un Américain sera de l'ordre de sept planète, quand celle d'un Bangladais atteindra à peine 0,5 planète.» Le mode de vie occidental, véhiculé comme modèle à l'étranger, pose donc un problème majeur. «L'Occident a gagné la bataille du récit. Il a imposé son mode de vie qui est aujourd'hui visé par la Chine, l'Inde ou le Brésil. Aujourd'hui, il faut changer nos comportements et construire un autre récit, montrer que l'on s'est planté et que ce mode de vie nous conduit dans le mur», conclut-il.

Rappel : En images. Refuge de migrants, un lycée désaffecté devenu "ingérable"

"Ce lieu, il faut l'évacuer, c'est ingérable" jugent les associations et les pouvoirs publics | AFP


Bagarres, vols, insalubrité, et même racket : 700 migrants s'entassent dans un lycée parisien désaffecté. Un "lieu qui craint" et qui devrait bientôt être évacué.


Certes, « c'est mieux que dans la rue », souffle Mustafa, un Afghan. « Mais c'est très difficile de cohabiter avec toutes les nationalités, il y a des bagarres. Chaque communauté a son délégué et on règle cela entre nous. Nous avons fui la guerre, nous voulons être en paix », témoigne en anglais Mustafa, désigné par les siens pour les représenter.

Des riverains apportent régulièrement des colis pour les habitants de l'ancien lycée Jean-Quarré, dans le XIXe arrondissement, occupé depuis le 31 juillet. Mais les gestes de solidarité peuvent dégénérer, dans cet environnement chaotique. Lorsque Marie arrive, les bras chargés de sacs qui sont aussitôt stockés dans la réserve commune, un attroupement se forme. Une dizaine d'hommes réclame bruyamment un partage immédiat: les sacs sont déchirés, les vêtements pris à la volée.

Les gestes de solidarité peuvent dégénérer, dans cet environnement chaotique. Les gestes de solidarité peuvent dégénérer, dans cet environnement chaotique. | AFP
« Ils restent là toute la journée », raconte en français Abdelkader, un Libyen. « Dès que des dons arrivent, ils se jettent dessus pour les revendre à l'extérieur. »

Une centaine début août, ils sont plus de 700 aujourd'hui

L'austère bâtiment en béton de quatre étages a des airs de prison: dans la cour, une centaine de jeunes hommes -Soudanais, Afghans, Erythréens, Tchadiens, Libyens...- déambulent, jouent au foot, téléphonent à leurs proches. Une bénévole donne des leçons de français, tandis que des vêtements sèchent au soleil, dans un potager où flânent des poules. A l'intérieur, les anciennes salles de classe sont converties en chambres, tapissées de matelas et réparties par communauté. Les murs sont décrépits, le sol humide.

"C'est très difficile de cohabiter avec toutes les nationalités, il y a des bagarres." "C'est très difficile de cohabiter avec toutes les nationalités, il y a des bagarres." | AFP
« Ici, c'est l'Afrique, on a un repas par jour, on dort à même le sol », peste en arabe Abdallah, un des nombreux Soudanais qui squattent ici. « On est dans l'urgence alimentaire. On a des gens qui ont déjà payé un lourd tribut et une telle promiscuité, c'est pire que du Zola », confie Hachémi Boudrahem, président de l'association la Chorba pour tous, qui distribue chaque jour des repas.

« On ne doit pas tout leur donner, ils doivent faire par eux-mêmes »

Dans la cuisine, « Mama », une riveraine à la carrure imposante, s'est improvisée chef. Elle surveille la cuisson de quartiers de viande dans deux marmites reliées à des bonbonnes de gaz, tout en houspillant ses assistants, qui épluchent des carottes. « J'habite le quartier depuis 40 ans, je suis venue apporter mon aide, mais on ne doit pas tout leur donner, ils doivent faire par eux-mêmes. »
Une bénévole donne des leçons de français. A l'intérieur, les anciennes salles de classe sont converties en chambres. | AFP
Les migrants de Jean-Quarré savent que leur situation est précaire: le 25 septembre, saisie par la mairie de Paris qui met en avant « un risque grave de sécurité ainsi que des problèmes d'hygiène », la justice leur a donné un mois pour évacuer les lieux.

« Un lieu qui craint »

La mairie promet que les occupants éligibles à l'asile en France - à la différence des ressortissants venant de pays considérés comme « sûrs »- seront hébergés pendant un mois, le temps d'effectuer leurs démarches. « Nous sortons les personnes vulnérables, les femmes avec enfants, enceintes ou isolées. C'est un lieu qui craint », explique Pierre-Charles Hardouin, en charge des sans-abris à la mairie de Paris, alors que des rumeurs font état de viols, de cas de prostitution, de prix à payer pour dormir sur un matelas ou dans un chambre.

La mairie de Paris qui met en avant "un risque grave de sécurité ainsi que des problèmes d'hygiène". | AFP
L'autogestion a trouvé ses limites avec l'explosion du nombre de résidents. « Ce lieu, il faut l'évacuer, c'est ingérable. C'est en partie notre faute, on le reconnaît, mais les vrais responsables, ce sont les pouvoirs publics qui n'ont pas mis un centime », juge Hervé Ouzzane, du collectif la Chapelle en Lutte, qui a investi fin juillet le lycée pour y reloger les migrants.

"On a des gens qui ont déjà payé un lourd tribut et une telle promiscuité, c'est pire que du Zola"

La télévision idéale


The Rumjacks - My Time Again

mercredi 10 octobre 2018

Quand Chabal cuisine le Roast Beef

Haïs et fiers - Encré a tout jamais

Les autorités allemandes cachent-elles les chiffres réels des viols dans les centres de réfugiés ?

Par peur de la réaction des populations locales, les autorités allemandes minimiseraient les cas d’agressions sexuelles et de viols commis au sein des centres d’hébergement. C’est ce que dénoncent les syndicats de police et plusieurs ONG.
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Alors que l’arrivée des réfugiés en Allemagne se poursuit, le chef du syndicat de police allemand, Rainer Wendt, a affirmé récemment que les autorités en charge de l’accueil des migrants dans les Länder omettaient délibérément de signaler une grande partie des agressions dont les femmes sont victimes dans les centres d’hébergement.
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Ce choix serait issu de la volonté de calmer les choses, «ce qui est compréhensible» selon Rainer Wendt, mais «totalement contre-productif» car cela revient à «se voiler la face et ignorer la réalité».
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Alors que l’opinion publique allemande s’inquiète d’une arrivée si massive de réfugiés sur son sol, les autorités semblent vouloir tout faire pour éviter d’attiser davantage ce sentiment de méfiance en «édulcorant» certains chiffres, afin de ne pas inciter les groupes d’extrême droite à des actions musclées.
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Car, comme tient à le souligner le ministre de l’Intérieur, Thomas De Maizière, des milliers de rumeurs circulent déjà sur Internet à propos de l’accueil des migrants et, même si «certains détails» sont discutables, il ne faut pas «se laisser aller aux amalgames» et à la «suspicion générale» envers les réfugiés.
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Mais selon Rainer Wendt, la majorité des cas d’agression sexuelle ne figurent pas dans les rapports officiels car les victimes ne portent pas plainte par honte ou peur des représailles, «ce qui est caractéristique pour les cas de viols quelle que soit la communauté touchée».
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Pour lui, les ministres de l’Intérieur des Länder «devraient se rendre sur le terrain» pour appréhender «la réalité de ce qui se passe la nuit dans les rues et les centres d’hébergement».
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Dans cette optique, plusieurs associations caritatives ont adressé aux autorités une lettre ouverte dénonçant les crimes et les violences commises dans les gymnases sportifs et les immeubles de bureaux vides qui servent de centres d'hébergement. même.
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Barbara Helfrich, membre d’une association caritative de défense du droit des femmes dans le Land de Hesse, a affirmé à Reuters être en possession, de même que «plusieurs ONG et groupes consultatifs», de rapports fiables sur les violences et agressions sexuelles, qui dans certains cas iraient même jusqu'à la prostitution forcée.
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Alors que 70% des réfugiés sont des hommes, plusieurs ONG ont exigé que des centres réservés uniquement aux femmes soient ouverts ou, à défaut, qu'elles bénéficient de zones sécurisées.
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Une porte-parole des Verts allemands en charge de la question des réfugiés a confié à Reuters que, même si ces rapports peuvent en effet «provoquer des sentiments anti-migrants», ce n'était pas une raison pour «se voiler la face en laissant les extrémistes faire la loi».

Source

La grande arnaque de la sécurité routière


Au début de son second mandat, Jacques Chirac, ne sachant alors plus quoi inventer pour se rendre intéressant, avait fait de la sécurité routière une priorité gouvernementale, avec la lutte contre le cancer et l’aide aux handicapés. Ne manquait plus que la défense de la semaine des quatre jeudis.

En la matière, force est de constater que ses successeurs tiennent la route. Multiplication des radars, permis à points, PV tombant comme à Gravelotte (les forces de l’ordre touchent des primes au rendement) ; bref, tout est bon pour racketter l’automobiliste. Les autorités évoquent même sans rire la « délinquance routière »… Et contre cette « délinquance »-là, point de prévention, seulement une répression systématique. Comme quoi il sera bientôt moins dangereux, pour le paisible citoyen, d’arrondir ses fins de mois en revendant de la drogue plutôt qu’en roulant à 95 km/h au lieu de 90.

La dernière trouvaille en date du Comité interministériel de la sécurité routière ? La pose de boîtes noires dans les voitures. Officiellement, ces données concernant vitesse, manière de freiner ou façon de prendre les virages ne serviraient pas aux argousins, mais seulement aux assureurs. Ben tiens…

Flicage tous azimuts, bientôt finalisé avec l’instauration du système LAVIA permettant de contrôler votre vitesse, par satellite interposé ? Ne riez pas, c’est déjà dans les tuyaux. Ne restera plus que la voiture roulant toute seule, les prototypes sont déjà au point. Bref, déresponsabilisation à tous les étages, confiance aveugle en des technologies liberticides, empilement de lois toutes plus ubuesques les unes que les autres avec, pour résultat final, des automobilistes auxquels on désapprend à conduire : un peu comme si le gouvernement recyclait en ce domaine les recettes ayant fait merveille à l’Éducation nationale…

Au fait, pourquoi ce nouveau train de mesures coercitives ? À en croire le Comité interministériel de la sécurité routière, il s’agit bien sûr d’inverser la « courbe de la mortalité » sur les routes, en hausse de 4,6 % cette année. Les Français, éternels mauvais élèves ? Chauffards et meurtriers en puissance ? La raison de cette augmentation de la mortalité est peut-être à chercher ailleurs. Pierre Chasseray, délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes : « En 2012 et 2013, on a eu deux chutes de la mortalité routière qui s’expliquent par plusieurs facteurs. Le premier est que, quoi qu’il arrive, la sécurité routière s’améliore d’année en année, il y a de moins en moins de tués sur les routes. En outre, en 2012, on a eu une hausse très forte des prix du carburant. Les Français ont beaucoup moins roulé et, en plus, les conditions climatiques sur 2012/2013 étaient assez complexes, avec des hivers très durs notamment, des étés qui n’étaient pas extraordinaires. Par conséquent, on s’est retrouvés avec moins d’usagers de la route. Logique mathématique pure : moins d’usagers sur la route, moins d’accidents. »

Et, histoire d’en finir avec les idées reçues et la politique du tout répressif, cette petite piqûre de rappel d’une autre association, la Ligue de défense des conducteurs :

N’en déplaise aux “anti-vitesse”, la hausse du nombre de radars et les mesures répressives contre les conducteurs n’ont pas d’efficacité réelle et restent sans effet sur les chiffres de la mortalité routière. Le nombre de morts sur les routes avait commencé à diminuer de façon significative depuis plusieurs dizaines d’années, bien avant la mise en place des premiers radars.

Si l’on résume, il y aurait donc comme une sorte de foutage de gueule…

Nicolas Gauthier,