mercredi 1 mars 2017

Soirée Dextra et Livr'arbitres le vendredi 3 mars


Chers amis, chers camarades, 

Nous avons la joie de recevoir Livr'arbitres pour une soirée spéciale pour leur dernier numéro consacré à Michel Déon. 

De nombreux auteurs de la revue seront présents, ainsi que des animateurs des revues Raskar Kapac et Éléments. 

Cette soirée s'organise autour d'un apéritif, de la vente de livres et ouvrages neuf et d'occasion, mais aussi de dédicaces. 

Nous vous attendons nombreux pour cette soirée événement ! 

Nous vous attendons à partir de 19 h 30 au Molière, 12 rue de Buci ! 

A vendredi !

lundi 27 février 2017

Rappel : "Raymond Aubrac était un agent communiste"


Directeur de recherches au CNRS, l'historien Stéphane Courtois est un spécialiste du communisme. Elève d'Annie Kriegel, il a été le maître d’œuvre du Livre noir du communisme. Ses derniers livres sont "le Bolchevisme à la française" (Fayard) et, sous sa direction, "Sortir du communisme, changer d'époque" (PUF). Historien engagé, mais grand connaisseur des archives, il nous décrit la face cachée d'un personnage aujourd'hui encensé. (On pourrait également lire son article sur le site de Causeur)

Qui était vraiment Raymond Aubrac ?
Un agent soviétique, mais pas au sens où il aurait travaillé pour les services d'espionnage de l'Union soviétique. Il était plutôt un membre important du réseau communiste international, un sous-marin communiste si l'on veut ; en tout cas, beaucoup plus qu'un agent d'influence. Un homme comme lui avait évidemment un correspondant à Moscou.

En a-t-on des preuves ?
Nous n'avons pas de documents, comme par exemple dans le cas de l'ancien ministre radical Pierre Cot. Toutefois, l'ancien dissident tchèque Karel Bartosek avait découvert dans les archives du PC à Prague des documents qui montrent qu'Aubrac y était reçu par Klement Gottwald, le chef historique du PC tchécoslovaque, qui fut aussi un agent du Komintern.

Mais Aubrac a toujours expliqué qu'il n'avait jamais été membre du PCF ?
(Rire). C'est exact, formellement, mais tout cela est cousu de fil rouge. Il faisait partie de ce qu'on appelle les "hors-cadres", des gens de haut niveau dont le PCF n'avait pas besoin qu'ils prennent leur carte. Ils leur étaient plus utile à l'extérieur. Aubrac était un ingénieur, sorti de l'Ecole des Ponts et Chaussées, et le PCF ne voulait pas le mettre en avant. Ce qui ne l'empêchait pas de participer à des réunions de cellules comme "observateur". Avant guerre, sa future épouse Lucie était elle-même communiste, proche d'André Marty - qui fut représentant du PCF au Komintern.

Ses biographes le présentent comme une sorte d'industriel à la tête d'une entreprise d'urbanisme. Qu'en est-il ?
La société qu'il dirigeait était le Berim - le Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne. Placé sous la responsabilité de Jean Jérôme, l'und es hommes les plus importants et les plus secrets du PCF - cette société servait aussi de pompe à finances au Parti. C'est, par elle, que passait une partie des financements en provenance de l'Est - sous la forme de contrats plus ou moins bidons. Même chose avec les maires communistes.

On apprend qu'il était à Saïgon lors de l'arrivée des chars du Nord-Vietnam en 1975. Qu'y faisait-il ?
Aubrac a joué un rôle très particulier dans l'affaire du Vietnam. Lorsque le dirigeant communiste Hô Chi Minh vint en France en 1946, il fut hébergé par les Aubrac à la demande de Jacques Duclos. Puis il servit de contact entre l'appareil communiste international et Henry Kissinger lui-même. Du sérieux, on le voit.

Son rôle durant la Résistance a fait l'objet de polémiques. On se souvient d'un procès contre l'historien Gérard Chauvy et d'une table ronde organisée en 1997 par Libération. Qu'en pensez-vous ?
Pendant longtemps, Aubrac et son épouse Lucie ont raconté qu'il s'était évadé à la suite d'une opération de la Résistance. Or, Arthur Kriegel - qui a participé à cette action commando - assurait qu'Aubrac n'était pas là quand elle eut lieu. Puis Aubrac a reconnu dans la biographie "autorisée" que Pascal Convert lui a récemment consacrée qu'il ne s'était pas évadé, mais qu'il avait été libéré.
Un autre épisode pose problème. A la Libération, il est commissaire régional de la République à Marseille. Or De Gaulle va le virer sans ménagement et sans explication. A Marseille, il avait créé des CRS (Compagnies républicaines de sécurité) dont on découvrit plus tard qu'elles étaient entièrement infiltrées par le PCF.
Quant à la table ronde de Libération, une anecdote est significative : Aubrac s'est mis en colère au moment même où Daniel Cordier lui a demandé d'avouer enfin qu'il était communiste. Jusqu'au bout, il l'aura nié. C'était un gros poisson de l'appareil, très bien camouflé, en particulier derrière l'image de son épouse Lucie.

Mercredi 11 Avril 2012
Jean-Dominique Merchet

Des élections présidentielles confortées par la non-élection


Entre les affaires financières ou de famille chez Fillon, Benoît Hamon qui se préoccupe plus du revenu universel et de la légalisation de la marijuana que du reste, Macron qui n’a jamais eu de programme parce qu’il « n’a jamais eu de convictions », et un Mélenchon intelligent mais largué par le fait que l’immigration est pour lui une chance, les élections présidentielles discutées, débattues, rebattues depuis des semaines montrent très peu de choses. 

Très peu de choses, car très peu de propositions. Il est assez difficile d’y voir clair quand chacun des candidats revient sur ses propositions la semaine suivante. La palme à Macron en ce domaine. Il faut cependant reconnaître son talent de communication et la palme de l’entrepreneur. Il a recruté des militants pour un parti quasi-inexistant et probablement financé par le budget du ministère de l’Economie, autrement dit nos impôts. Macron fait comme Giscard qui avait recruté une foule de militants non centristes mais anti-gaullistes, à grands coups de billets… 

Encore une fois, aucun débat de fond, peu ou pas de propositions, aucune analyse des causes et conséquences. 

Très peu de choses, car bonnet blanc et blanc bonnet, se connaissent, se jaugent et s’immobilisent à l’idée que les casseroles sortent. Bien mal en a pris à Fillon, qui lors des primaires de droite avait osé sortir l’affaire de l’emploi fictif ? 
Cette période concentrée sur les élections permet d’évacuer tous les débats importants actuels : quid de nos agriculteurs qui meurent financièrement et physiquement chaque semaine ? Quid des infirmières qui sont dans une situation sociale catastrophique ? Quid des nouvelles délocalisations d’entreprises françaises ? Quid des derniers rapports sur une hausse constante des vols avec violence et des viols en France ? Quid du débat sur le traité CETA adopté à Bruxelles cette semaine ? Quid de l’immigration massive soutenue à grands coups de perfusions d’argent public, alors que les travailleurs précaires français ont tout simplement le droit de mourir en silence ? 

Nous ne faisons pas de réclame, nous ne sommes ni influencés ni financés pour cela, mais Marine Le Pen reste la solution « la moins pire » dans cette non-élection. Seule candidat qui a un programme (144 propositions bien établies et depuis longtemps). 

Cette non-élection doit en effet s’observer à l’aune de Marine Le Pen. Les candidats des autres partis se présentent non pas pour proposer, mais contre elle. Depuis plusieurs semaines, la peur d’une Marine au second tour est à la bouche de tous les politiques et journalistes. On fait pleurer des « peoples » à la télévision pour essayer d’influencer des Français de moins en moins dupes et qui en ont soupé des leçons de morale. 

Marine organise depuis de longs mois son congrès à Lyon, et, au dernier moment, Macron et Mélenchon organisent leur meeting chez les Gones. 

Les « experts » ne comprennent pas les intentions de vote pour Marine, ils ne veulent pas comprendre qu’ils sont totalement déconnectés des aspiration populaires. 

La France est lasse d’une sociale démocratie vouée à la corruption, à l’inaction, à l’anti-France permanente quand les Français n’aspirent qu’au calme, à la sécurité pour leur foyer, à disposer d’un travail chez eux. Ils sont fatigués du copinage des politiques et des industriels. Ils sont fatigués du mensonge permanent des médias qui montrent ce qu’ils ont envie de montrer, avec forces erreurs parce qu’ils ne comprennent plus les aspirations de la France populaire, qu’ils appellent populiste. 

Nos politiques sont prêts à toutes les compromissions, les bassesses, à maintenir au plus haut niveau la concussion et la médiocrité, afin d’éviter de faire face à leur propre défaite, après plus de quarante ans de désastre politique. 

Après le Brexit, après l’élection de Trump, il est important que nous Français, patriotes, parvenions à porter au pouvoir une personne qui n’incarne certes pas la Providence, mais le seul atout dont nous disposons sur le plan National pour enrayer le désastre et tenter d’inverser la vapeur. 

Ce choix du renouveau, ou du moins pire pour paraphraser Churchill, vous l’avez déjà fait en élisant à l’Assemblée nationale la plus jeune des députés. 

C’est à vous; à nous; de garder le cap et de leur dire merde une bonne fois pour toutes. Ne cédons pas aux chantages, cette terre est nôtre! 

2017 est une année importante, sinon décisive, pour que le peuple français puisse espérer retrouver un peu de fierté et éviter que les cosmopolites bourgeois dépressifs ne nous dament le pion pour leurs intérêts multiculturalistes donc économiques. 

Ce n’est pas un blanc-seing mais, espérons, le départ d’un travail de fond gigantesque auquel chacun se devra de participer. Le Front National doit et devra se montrer exemplaire. Nous devons être militants et exigeants. 

Il en va de notre survie!

La Revolution conservatrice - Orages d'acier - 26/02/2017

Un peu de révolte, s'il vous plaît, un peu d'absurdité

     J’ai dans la mémoire trop de visages modernes, ces hommes de quarante ans, virils, graves et résolus, pleins jusqu’au bord d’une noble révolte et d’une délicate humanité. Ce ne sont pas des pauvres types d’électeurs. Ils adorent la lucidité, ils ne jurent que par elle. Ils possèdent une éloquence délicieuse. Avec eux, on ne s’ennuie jamais : au détour d’une conversation, ils vous affirment que « l’homme est une passion absurde ». Chers idéalistes ! Chers habitants du monde moderne ! Quelle fâcheuse innocence ! Vous connaissez pourtant les derniers résultats de la physique et de la chimie. Ces sœurs jumelles vous ont appris que les hommes ne valaient pas cher, je veux dire quelques dizaines de milliards. Oui, quelques dizaines de milliards, un peu de patience, et les laboratoires finiront bien par fabriquer des humains. Ce sera naturellement beaucoup plus propre et beaucoup plus moral que les méthodes bassement érotiques, en usage aujourd’hui. Eh bien ! chers amateurs de révolte ou d’absurde, un peu de révolte, s’il vous plaît, un peu d’absurdité. Je rêve de vous voir en colère. Ce jour-là, par exemple, vous aurez des grenades plein les mains. Pour montrer votre indépendance, pour prouver que vous êtes bons et charitables sans y être obligés par personne, vous exécuterez un nouveau devoir (vous adorez ça, les devoirs), vous démolirez une dizaine de passants. C’est un début. Si vous y prenez goût, on vous montrera des méthodes plus rapides. Mais un petit carnage de rien du tout, ce ne sera pas si mal pour commencer. J’imagine que vous lancez les grenades tout de travers – vous ne seriez pas révoltés si vous n’étiez pas maladroits – on vous trouvera des électeurs volontaires. Ils vous serviront de victimes et sans plaintes. Ils comprendront que des gens de l’élite et pas fiers, comme vous autres, ont besoin de prouver leur liberté d’esprit. C’est trop naturel.
     Malheureusement, ces belles âmes vont prendre une mine dégoûtée sitôt qu’on leur montrera des armes à feu. Elles n’ont pas très bien entendu les fusillades, pendant cette guerre et la justice qui l’a suivie. En somme, elles préfèrent conserver leurs habitudes, serrer la main de leurs ennemis, mener une existence paisible et honnête, en souhaitant que les autres fassent de même. Moi, je ne demande pas mieux. Mais, ces agneaux, j’ai envie de les envoyer à la messe. Ce sera très bon pour leur santé et, puisqu’ils emploient des mots savants à tout propos, ça leur rappellera peut-être qu’il existe une section de la philosophie qui s’appelle la logique. 

Roger Nimier, Le Grand d'Espagne

Bloquer l'économie, mais mesurer notre puissance de blocage à notre niveau d'auto-organisation

 Fin juin 2006, dans tout l'Etat de l'Oaxaca, les occupations de mairies se multiplient, les insurgés occupent des édifices publics. Dans certaines communes, ils expulsent les maires et réquisitionnent les véhicules officiels. Un mois plus tard, les accès à certains hôtels et complexes touristiques sont bloqués. Le ministre du Tourisme parle de catastrophe "comparable à l'ouragan Wilma". Quelques années plus tôt, le blocage était devenu l'une des principales formes d'action du mouvement de révolte argentin, les différents groupes locaux se portant mutuellement secours en bloquant tel ou tel axe, menaçant en permanence, par leur action conjointe, de paralyser tout le pays si leurs revendications n'étaient pas satisfaites. Une telle menace fut longtemps un puissant levier aux mains des cheminots, électriciens-gaziers, chauffeurs routiers. Le mouvement contre le CPE n'a pas hésité à bloquer gares, périphériques, usines, autoroutes, supermarchés et même aéroports. Il ne fallait pas plus de trois cents personnes, à Rennes, pour immobiliser la rocade pendant des heures et provoquer quarante kilomètres de bouchons. 
     Tout bloquer, voilà désormais le premier réflexe de tout ce qui se dresse contre l'ordre présent. Dans une économie délocalisée, où les entreprises fonctionnent à flux tendu, où la valeur dérive de la connexion au réseau, où les autoroutes sont des maillons de la chaîne de production dématérialisée qui va de sous-traitant en sous-traitant et de là à l'usine de montage, bloquer la production, c'est aussi bien bloquer la circulation.
     Mais il ne peut s'agir de bloquer plus que ne l'autorise la capacité de ravitaillement et de communication des insurgés, l'auto-organisation effective des différentes communes. Comment se nourrir une fois que tout est paralysé ? Piller les commerces, comme cela s'est fait en Argentine, a ses limites ; aussi immenses que soient les temples de la consommation, ils ne sont pas d'infinis garde-manger. Acquérir dans la durée l'aptitude à se procurer la subsistance élémentaire implique donc de s'approprier les moyens de leur production. Et sur ce point, il paraît bien inutile d'attendre plus longtemps. Laisser comme aujourd'hui à deux pour cent de la population le soin de produire l'alimentation de tous les autres est une ineptie historique autant que stratégique. 

comité invisible, L'insurrection qui vient

dimanche 26 février 2017

Il n'y a pas la Wi-Fi dans la forêt, mais je te promets une meilleure connection


Ces dix grands groupes qui contrôlent la consommation mondiale

Alimentation, hygiène, vêtements: les produits de la vie courante que nous utilisons sont l'œuvre de seulement dix majors de l'industrie. De Coca-Cola à Nestlé, ils ont la mainmise sur nos habitudes de consommation.

Mais qui nous a vendu cette crème Vichy qui traîne dans la salle de bain? Ou la canette Orangina achetée au distributeur? Parfois, le chemin est long pour comprendre quel grand groupe se cache derrière une marque. Mais ce qui est simple à comprendre, c'est qu'il y a de grandes chances pour que le produit soit la propriété d'un des dix grands groupes qui dominent le monde.

Un graphique posté sur le site Reddit montre en effet que seulement dix groupes se partagent les marques plébiscitées par les consommateurs du monde entier. Coca-Cola, General Mills, Johnson&Johnson, Kellogg's, Kraft, Mars, Nestlé, Pepsico, Procter&Gamble et Unilever se sont constitués des empires qui règnent sur nos réfrigérateurs et nos armoires, parfois discrètement. La petit-déjeuner aux Corn Flakes et au Nescafé. La douche au shampooing Head & Shoulder et au gel Dove. Le brossage de dents au dentifrice Oral B. Le jean Diesel et le polo Ralph Lauren... La journée commence à peine, elle est déjà remplie de marques.

Une jungle industrielle 
Revenons à notre crème Vichy : la marque de produits de beauté appartient à L'Oréal, dont Nestlé détient 30% du capital. Et l'Orangina est la propriété du groupe Orangina Schweppes (ex-Cadbury) détenue depuis 2010 par le japonais Suntory. Mâcher un chewing-gum, donner des croquettes à votre chat ou changer la couche de son enfant peut vous obliger à utiliser une des marques rattachées à Mars ou Procter&Gamble. Il faut un bon sens de l'orientation pour s'y retrouver dans cette jungle industrielle, mais tous les chemins mènent aux dix majors.

Sur le site de partage communautaire, les internautes ont été nombreux à commenter le schéma. L'un d'entre eux a regretté que «cette configuration rende tout boycott quasi impossible» puisque les groupes «obtiendront toujours votre argent par une autre voie». Certains ont pris cette «révélation» avec humour, à l'instar de Millhouse4 qui s'est ironiquement dit surpris que «Coca-Cola possède Coca-Cola» ou de RobertConley qui s'est étonné que «L'Oréal n'ait pas encore sorti de shampooing qui sente le chocolat» alors que la marque est détenue par Nestlé.

Mais ce schéma, qui a en fait été réalisé il y a deux ans et a simplement été posté à nouveau récemment, en a laissé perplexe plus d'un. Les débats dans la rubrique «conspiration» de Reddit ont été passionnés et certains se sont interrogés sur le fonctionnement de notre économie. «Peut-on vivre dans une société de libre marché sans oligopoles ou monopoles?», se demande un internaute. «Le libre marché ne sera jamais vraiment libre, lui répond un autre, désabusé. Seuls ceux qui contrôlent ce marché sont libres de faire ce qu'ils veulent.»

Source

samedi 25 février 2017

Écœurer les emmerdeurs téléphoniques

Vous en avez assez d’être dérangés souvent au moment ou durant les repas par des importuns qui veulent vous vendre des fenêtres, des cuisines ou autres choses. 

Dérangés aussi par des appels sans correspondant au bout du fil…!!!  Alors essayez une des astuces ci-dessous. Pour ce qui est de la première c’est certain ça marche.
Voici 2 petits trucs pour traiter les spécialistes du télé-marketing :

1) Les 3 petits mots qui fonctionnent parfaitement sont : « un moment SVP ». Dire ces 3 mots, tout en déposant votre combiné de téléphone et en vaquant à vos occupations (au lieu de raccrocher immédiatement) rendrait les appels de  télé-marketing tellement longs et coûteux que les ventes ralentiraient.

Par la suite vous entendrez le « beep-beep-beep » et vous saurez qu’il est temps de revenir au combiné et de raccrocher et la tâche est complétée. Ces trois petits mots aideront à éliminer la sollicitation téléphonique.

 2) Recevez-vous ces coups de téléphone frustrants où personne n’est à l’autre bout ?

Ceci est une technique de télémarketing où une machine compose l’appel et enregistre le moment de la journée où vous répondez au téléphone. Cette technique est utilisée pour déterminer le meilleur moment de la journée pour qu’une vraie vendeuse (ou vendeur) vous appelle afin de parler à quelqu’un au bout du fil.

Après avoir DÉCROCHÉ, voici ce que vous pouvez faire si vous notez qu’il n’y a personne au bout du fil : »pilonnez » le plus rapidement possible le bouton «#» pendant 6 ou 7 fois. Ceci perturbe la machine qui compose l’appel et élimine votre numéro de leur système.     Ceci est certes regrettable, mais pour eux seulement!



Que Justice Soit Faite

Derrière le chouchou médiatique Mehdi, l'abominable Meklat des tweets


Vedette du Bondy Blog, chouchou de France Inter et protégé de Canal Plus, auteur très couvé des éditions du Seuil, Mehdi Meklat, 24 ans, a publié des tweets antisémites, égorgeurs et homophobes sous pseudo durant des années. Ils ont refait surface. 

L’affaire Mehdi Meklat est une bombe à fragmentation. Révélée le 17 février après l’émission La grande librairie de François Busnel sur France 5, c’est la terrible histoire d’un jeune chroniqueur issu de la banlieue, chouchouté - jusqu'à la révélation de ses tweets - par des médias aussi importants que France Inter, Canal Plus et les Inrockuptibles, édité par le Seuil, adoubé par Christiane Taubira, bref l’histoire d’un petit saint dont on s’avise très tard qu’il crachait des horreurs. 

Le dénommé Mehdi Meklat s’éclatait sans complexes en tweetant depuis plusieurs années sous pseudo - Marcelin Deschamps - des appels au meurtre, celui de Charlie avant le massacre - « Charb, j’ai juste envie de l’enc...avec des couteaux Laguiole » - ou « Faites entrer Hitler pour tuer les Juifs », et aussi « Sarkozy = la synagogue = les juifs = shalom = oui, mon fils = l’argent », et encore « Je trouve la phrase 'J’aime la mort comme vous aimez la vie' de Mohamed Merah troublante de beauté » et aussi « Marine le Pen je vais l’égorger selon le rite musulman », avec « Les blancs vous devez mourir asap » autrement dit as soon as possible, aussi vite que possible, etc... On en passe des dizaines que le lecteur pourra désormais retrouver sur les premiers sites et comptes (Printemps Républicain, l’écrivain et dessinateur Joann Sfar, notre consoeur Eugénie Bastié du Figaro.fr ) qui ont lancé un SOS en découvrant le pot aux roses fétides pas vraiment caché d’ailleurs. 

Car le doux Mehdi, alter-égo de Badrou, charmante moitié du couple Mehdi-Badrou, les « Kids » de Pascale Clark jusqu’à un passé récent sur France Inter, se lâchait avec jouissance sur les réseaux sociaux sous pseudo. Il ré-écrit depuis 2016 sur Twitter en signant de son vrai nom - c'est ainsi que ses anciens messages ont pu ressortir. Devant le scandale révélé par des internautes, effarés après son passage le 16 février à la Grande Librairie chez François Busnel sur France 5, la star qui vient d’écrire avec Badrou un second roman, Minute (le Seuil), se défend en plaidant « les pulsions », « le double » et autres candides alibis d’écrivain chic. « A travers Marcelin Deschamps, je questionnais la notion d'excès et de provocation, s'est-il encore défendu sur son compte Facebook. (...) Les propos de ce personnage fictif (Marcelin Deschamps) ne représentent évidemment pas ma pensée et en sont tout l'inverse. Je m'excuse si ces tweets ont pu choquer certains d'entre vous : ils sont obsolètes." 

Pascale Clark jure que « son personnage odieux, fictif, ne servait qu’à dénoncer » 

Attention, le jeune homme est aussi un éditeur, désormais aux commandes avec le même Badrou d’une revue Teleramadan, le journal « des musulmans qui ne veulent plus s’excuser d’exister » selon leurs propres termes. « Le grand remplacement, c’est nous ! » clamaient-ils en octobre 2016 à la une du magazine du Monde. L’enquête serrée de Marie-France Etchegoin, dans les mêmes colonnes, évoquait bel et bien à l’époque des tweets fâcheux, sans beaucoup plus de précision. La journaliste rapportait des remontrances de Mouloud Achour, leur mentor, qui a couvé le lancement de Teleramadan. Il rappelait gentiment au gamin que « Twitter n’est pas une cour de récréation ». Ce sont ces termes grondeurs, applicables au fond à de sales gosses, juste à des sales gosses, pas à des admirateurs adultes du poignard, de la bombe et de la haine, qui se retrouvent aujourd’hui sur toutes les lèvres de leurs protecteurs. 

On croit rêver, c'est à crever. 

Christiane Taubira, ex-garde des Sceaux, qui a posé avec ledit Mehdi et son pote en couverture des Inrockuptibles voici deux semaines, l’appelle à « demander pardon » : « Si c’était un jeu, il est trop pestilentiel et trop dangereux pour ne pas faire l’objet d’un examen rigoureux. » Pascale Clark jure que « son personnage odieux, fictif, ne servait qu’à dénoncer ». Pâmée, elle écrit : « A l’antenne, il ne fut que poésie, intelligence, et humanité » ! Le journaliste Claude Askolovitch en remet une couche : « Un gamin qui tweetait des blagues Nazes pour tester sa provo est moins immonde que ceux qui utilisent ses conneries passées »... 
Quel est le point commun entre ces différents « éléments de langage » comme disent les cuistres ? La passivité, le déni, la volonté de réécrire le réel, fut-il abominable, d’une patte mouillée, peureuse, grelottante. Pensez ! Le bel enfant des banlieues, sanctifié par toute la médiatico-sphère des « déni-oui-oui » selon la si juste expression de notre ami Joseph Macé-Scaron, ce trublion chic et choc ne peut être qu’innocent, blagueur, enchanteur.On croit rêver, c’est à crever. La haine crève l’écran et ils ne veulent pas la voir. 

We All Fall Down - Sons of Anarchy

Ce qui arrive dans votre corps 30 mn après avoir bu un Coca….

Soleil, chaleur, gorge sèche. Votre main se referme sur la canette en fer-blanc, glacée, et constellée de petites gouttes d’eau. 
Vous faites pivoter l’anneau du couvercle…« Pshhht ! », c’est le soulagement. 
Le liquide pétillant s’écoule à flots dans votre gorge. Le gaz carbonique vous monte au nez,vous fait pleurer, mais c’est si bon ! Et pourtant… 

Une dizaine de minutes plus tard 
La canette vide, vous avez avalé l’équivalent de 10 morceaux de sucre ! En principe, vous devriez vomir d’écœurement Mais l‘acide phosphorique contenu dans la boisson gazeuse masque le sucre par un goût acidulé, donnant ainsi l’illusion de désaltérer. 

Après une vingtaine de minutes 
Votre taux de sucre sanguin augmente brutalement, mettant une première fois votre organisme à l’épreuve.Votre foie s’emballe, sécrète de l’insuline en masse. Celle-ci est malgré tout vitale, elle seule peut permettre de transformer l’énorme surplus de sucre que vous avez dans le sang en graisse, ce que votre corps est mieux capable de supporter. En effet, il peut stocker la graisse, certes, sous forme de bourrelets disgracieux, mais provisoirement inoffensifs, tandis que le glucose est pour lui un poison mortel lorsqu’il est en haute dose dans le sang. Seul le foie est capable de stocker le glucose mais sa capacité est très limitée. 

Après une quarantaine de minutes 
La grande quantité de caféine présente dans le Coca est entièrement absorbée par votre corps. Elle dilate vos pupilles et fait monter votre pression sanguine. Au même moment, les stocks de sucre dans votre foie saturent, ce qui provoque le rejet du sucre dans votre sang. 

Après ¾ d’heure 
Votre corps se met à produire plus de dopamine. Il s’agit d’une hormone qui stimule le « centre du plaisir » dans le cerveau. Notez que la même réaction se produirait si vous preniez de l’héroïne. Et ce n’est pas le seul point commun entre le sucre et les drogues. Le sucre peut également provoquer une dépendance. A tel point qu’une étude a démontré que le sucre était plus addictif que la cocaïne. Ce n’est donc pas un hasard si « l’accro » qui s’apprête à boire son Coca est aussi fébrile qu’un narcomane en manque. 

Après 1 heure
Vous entrez en chute de sucre (hypoglycémie), et votre niveau d’énergie, aussi bien physique que mental, s’effondre. Pour éviter cette cascade de catastrophes, la seule véritable solution est de boire de l’eau. 

« Je ne suis pas une plante verte ! » 
Il est difficile de se remettre à boire de l’eau quand on s’est habitué pendant des années à des boissons sucrées ou du moins composées (café, thé, vin, bière…). On croit ne plus pouvoir se contenter du goût fade de l’eau. « Je ne suis pas une plante verte ! » ; « L’eau, c’est pour les bains de pied ! » s’amuse-t-on à dire à table en empoignant la bouteille de vin rouge. 

En réalité, le mal est souvent plus profond qu’une affaire de goût. Les personnes qui rechignent à boire de l’eau sont souvent des personnes qui n’ont pas vraiment soif. Et si elles n’ont pas soif, c’est parce que, généralement, elles manquent d’exercice physique. Lorsque vous avez bien transpiré, au travail ou au sport, boire plusieurs verres d’eau n’est pas seulement une nécessité – c’est un suprême plaisir. Ma prévenante maman m’avait inscrit avec mon grand frère dans un club de judo. Nous étions quarante garnements dans une salle municipale de 30 mètres carrés éclairée au néon et garnie de tatamis, qui n’était aérée que par un étroit vasistas. Après un intense échauffement où nous devions sauter, courir, puis faire des séries de pompes et d’abdominaux, le professeur nous faisait enchaîner les prises, combats debout et au sol, avant de terminer (c’était le meilleur moment !) par une grande bataille de « petits chevaux » où, monté sur le dos d’un camarade, il fallait précipiter les autres par-terre. 

A la fin du cours, rouges, soufflants, suants, nous nous élancions vers les vestiaires où se trouvaient, au dessus de grandes vasques attenantes aux urinoirs, des robinets-poussoirs d’où sortait de l’eau chaude mais, en ces moments, si savoureuse ! L’affreuse odeur des latrines n’empêchait aucun d’entre nous de s’en remplir l’estomac avec délice. Les plus pressés appliquaient directement leur bouche sur le robinet, tandis que les autres, plus civilisés, formaient une cuvette avec leurs mains et lapaient sans reprendre haleine le précieux liquide. Je n’ose penser à la quantité de mucus et de microbes qui s’échangeaient à cette occasion. 

Toujours est-il que je ne me souviens pas avoir jamais bu meilleure boisson que l’eau des cabinets de notre club de judo. 

Pourquoi arrêter le Coca
Réfléchissez-y. Après l’effort, vous pouvez aussi avoir envie de boire un Coca-Cola ou une bière bien fraîche, mais vous vous rendrez compte que cela ne vous procure pas un plaisir aussi intense que l’eau. L’eau est le plaisir suprême quand on a vraiment soif, de même que, lorsqu’on a faim, lors d’une grande promenade en montagne par exemple, il n’y a rien de tel qu’un saucisson, qu’on ne touchera plus une fois rentré à la maison et repris le rythme habituel. 

Mais il n’y a pas que le plaisir. Boire de l’eau réduira votre consommation de toutes les substances néfastes qu’on trouve dans les sodas, à commencer par : l’acide phosphorique, qui interfère avec le métabolisme du calcium, et cause de l’ostéoporose ainsi qu’un ramollissement des dents et des os ; le sucre, facteur de diabète, maladies cardiovasculaires, inflammation chronique, arthrose, cancer ; l’aspartame : il y a plus de 92 effets secondaires liés à la consommation d’aspartame, dont les tumeurs cérébrales, l’épilepsie, la fragilité émotionnelle, le diabète ; la caféine, qui provoque tremblement, insomnie, maux de crâne, hypertension, déminéralisation et perte de vitamines. 

Sans compter que l’acidité du Coca-Cola est désastreuse pour les dents. Avez-vous déjà remarqué comme vos dents sont râpeuses après avoir bu du Coca-Cola ? Plus acide que le jus de citron, il peut-être utilisé pour décaper les pièces en métal (faites l’expérience de laisser une pièce sale de 50 centimes pendant une demi-heure dans un verre de Coca). L’émail de vos dents devient poreux, jaunâtre, grisâtre lorsque vous buvez souvent du Coca-Cola et c’en est la conséquence. 

Inutile enfin, de parler des effets sur l’obésité : surtout chez les enfants, la consommation de sodas augmente le risque de 60 %. Il n’y a aucune bonne raison de faire boire des sodas à vos enfants, sauf si vous voulez 

  • augmenter leur risque de diabète ; 
  • augmenter leur risque de cancer ; 
  • leur créer une dépendance au sucre. 

Alors voilà une bonne source d’économies en ces temps difficiles : ne plus laisser aucune boisson sucrée franchir le seuil de votre maison. Et réapprendre à boire de l’eau : commencez votre journée par boire un grand verre d’eau, avant même le petit-déjeuner. Vous ferez un merveilleux cadeau à vos reins, eux qui travaillent si dur à nettoyer votre sang toute la journée. Ils seront plus sains, plus propres, et vous vous sentirez en meilleure forme. A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis

Source

vendredi 24 février 2017

On ferait mieux d'éteindre nos téléphones, et de nous retrouver au bistrot


Aulnay-sous-Bois : la famille de Théo au coeur d'une enquête financière


La famille de Théo est au coeur d'une enquête financière pour abus de confiance et escroquerie. Les interrogations portent sur une somme de 678 000 euros. 

C’est une affaire qui embarrasse les autorités, et ce jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. La famille de Théo, et Théo lui-même, se retrouvent au coeur d’une affaire financière. Selon nos informations, une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour « suspicion d’abus de confiance et escroquerie » en juin dernier, soit bien avant le viol présumé du jeune homme lors d’une interpellation brutale, le 2 février dernier, à Aulnay-sous-Bois. 

Cette enquête, confiée au Service départemental de la police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis ne remet évidemment pas en cause les violences policières présumées subies par Théo. 

Tout commence courant 2015 par un contrôle de l’Inspection du travail d’Ile-de-France concernant l’association Aulnay Events dont le président est Mickael Luhaka, l’un des frères de Théo. L’association est censée avoir embauché 30 salariés, formés pour être animateurs de rue. Le but d’Aulnay Events ? Lutter contre la violence dans le département... L’association aurait reçu, entre janvier 2014 et juin 2016, 678 000 euros de subvention d’Etat par le biais de contrats d’accompagnement à l’emploi, dit contrat aidés. 

Mickael Luhaka se défend d’avoir employé des salariés fantômes
S’agit-il d’employés fantômes ? Lors du contrôle de l’Inspection du Travail aucun élément matériel probant n’a pu être produit par les dirigeants de l’association pour étayer la réalité des emplois. Par ailleurs, plus de 350 000 euros de cotisation sociales, notamment URSSAF, n’ont pas été réglées. Entre temps, l’association a mis la clef sous la porte. D’où un signalement en avril 2016 de l’Inspection du Travail auprès du procureur de la République de Bobigny. 

Toujours selon nos informations, les investigations des policiers du SDPJ 93 auraient montré que huit membres de la famille Luhaka, tous habitant à Aulnay-sous-Bois, ont perçu de l’association plus de 170 000 euros par virement, dont 52 000 euros sur le seul compte de Théo. Contacté par « Le Parisien », Mickael Luhaka se défend d’avoir employé des salariés fantômes, précisant avoir recruté en CDI plus d’une trentaine de salariés, dont les membres de sa famille. Il confirme avoir été interdit bancaire, tout comme son frère.

jeudi 23 février 2017

Conférence commune Macron/Bayrou : "Le FN est aux portes du pouvoir" 23/2

Comment la France a tué ses villes


C'est un livre au titre choc que vient de publier Olivier Razemon, journaliste indépendant dont le travail s’articule principalement autour de l’urbanisme et des transports. Car c’est une réalité que personne ne peut plus ignorer désormais : les villes moyennes françaises vont mal. Entre fermeture des commerces, départ des plus riches et élus locaux fatalistes, c’est un portrait de villes à l’agonie que dresse le journaliste. Interview. Olivier Razemon. 

- « Que se passe-t-il actuellement dans les villes françaises ? 
- Seules les très grandes villes, Paris et les métropoles régionales, ainsi que les localités touristiques, se portent bien. Les autres, les villes petites et moyennes, souffrent terriblement. Le premier symptôme de leur maladie réside dans la fermeture des commerces qui, chaque année, prend davantage d’ampleur. Ce phénomène des vitrines vides saute aux yeux partout, que l’on se balade dans le centre de Béziers, Périgueux ou de Soissons. 

Le nombre de logements vides est un autre symptôme : les villes moyennes présentent un taux de logements vacants dépassant nettement les 10 %, résultat du départ des familles qui en ont les moyens vers la périphérie et ses maisons individuelles. C’est un paradoxe, alors qu’on nous répète en boucle que la France manque de 500 000 logements neufs par an. 

Le troisième symptôme, c’est l’appauvrissement de ces villes : elles sont devenues plus pauvres que leur environnement immédiat. Enfin, on constate la disparition de commerces de base – boucherie, boulangerie, équipement de la maison – au profit d’enseignes de tatouage, de vapotage, d’achat d’or, de ventes éphémères... Le commerce du superflu a envahi les villes moyennes, le commerce de l’essentiel tend, lui, à disparaître. 

- Cela fait des années que cette tendance est en marche. Pourquoi cette prise de conscience tardive ? 
- Il n’y a pas réellement encore eu de prise de conscience ! La plupart des Parisiens ou des Lyonnais, par exemple, ignorent tout du phénomène… Aucun des candidats à l’élection présidentielle n’a évoqué cette question des villes moyennes où vit pourtant un quart de la population. Et puis même si localement, il y a une prise de conscience, les choses continuent comme avant : les autorisations sont accordées pour continuer à construire la ville en dehors de la ville, avec toujours plus de centres commerciaux, de zones d’activités, de rocades, de lotissements, de gares TGV bâties dans le périurbain. 

Alors, oui, les élus locaux en parlent, mais ils identifient ça soit comme un problème de commerçants, soit comme une fatalité. Beaucoup n’ont pas conscience que c’est comme ça partout ailleurs et pas seulement chez eux. Et la situation risque de s’aggraver : seulement 10% des projets commerciaux en cours verront le jour en ville et donc 90% en périphérie… 

- De potentiels coupables sont souvent désignés, à tort… Qui sont-ils ? 
- Une foule de coupables sont désignés : l’e-commerce, les loyers commerciaux trop élevés, la crise, les métropoles… Ces facteurs ont bien un impact mais cela reste un impact limité sur d’autres. Internet ne nuit pas aux boulangeries. Pourtant, ces dernières ferment. 

La crise n’explique pas tout non plus : quand on regarde les chiffres, les gens sont plus riches qu’avant, car oui, le niveau de vie continue à croitre en France. Ce paradoxe est très visible à Aurillac, Vitré, Rodez : ce sont des villes où le chômage reste plutôt faible mais les commerces ferment quand même… On accuse aussi la métropole voisine. C’est vrai que les villes moyennes ne bénéficient pas des mêmes aides publiques, ni de la présence des intellectuels et cols blancs. Mais la quincaillerie d’Agen ne ferme pas à cause de Bordeaux… 

- A quoi la crise que traversent les villes moyennes peut-elle être véritablement imputée ? 
- Pour moi, c’est la méconnaissance autour du sujet qui est véritablement la cause de l’inertie actuelle. Il faut arrêter de croire que la création d’une activité économique crée des emplois nets. C’est sur la base de cet argument de l’emploi que les élus acceptent la construction de centres commerciaux. Or, si des emplois sont bien créés, davantage encore sont détruits dans les centres-villes ! Continuer à construire en périphérie des commerces soi-disant situés « au cœur de l’agglomération », mais uniquement accessibles en voiture, c’est un laisser-faire, une facilité, un manque de responsabilité. 

Il n’y a pas de grand complot… Il s’agit juste d’une pensée à court terme d’hommes et de femmes élus pour 5 ans, de représentants de la grande distribution mais aussi de nous tous, collectivement. Si tous les Français décidaient d’aller dans les commerces de proximité plutôt que d’aller faire leurs courses uniquement au centre commercial, cela aurait un réel impact positif. La qualité de vie, c’est aussi de pouvoir aller acheter son pain à pied… 

Les bonnes idées viennent de partout. Le Parti communiste, par exemple, propose de taxer les parkings des hypermarchés pour limiter le développement des grandes surfaces. Une telle taxe, assise sur les surfaces de stationnements des entreprises tertiaires et des commerces de plus de 2 500 m², n’est pas une utopie. Elle existe déjà en Ile-de-France et contribue à financer les transports publics. Dans le même ordre d’idée, on pourrait imaginer de limiter le recours au travail le dimanche aux seuls commerces de proximité et de le bannir, à l’inverse, dans les zones commerciales de périphérie… 

- Quelles pistes de travail entrevoyez-vous pour les urbanistes et plus globalement, ceux qui fabriquent la ville ? 
- Il est aujourd’hui indispensable de refaire de la ville un espace public où il est simple et agréable de se déplacer à pied. Remettre la voiture partout dans les villes moyennes n’est pas la solution. Les quelques villes qui l’ont fait juste après les dernières élections – en remettant du stationnement sur des places jusque-là piétonnes par exemple - en reviennent. C’est au niveau de la qualité urbaine que cela peut se jouer : des trottoirs larges, des éléments identitaires… c’est dans un travail de détails et de couture minutieux que les urbanistes ont un grand rôle à jouer. » 

France : 62% du chiffre d’affaires commercial se fait en périphérie 
Ailleurs en Europe, Les villes moyennes allemandes ou italiennes continuent à afficher une belle santé. « L’Allemagne et l’Italie ont un rapport à la ville qui n’est pas le même que le nôtre, indique Olivier Razemon. Ce sont deux pays plus urbanisés, dont les villes ont une histoire ancienne et une identité forte, contrairement à nos sous-préfectures françaises, désignées comme telles par la simple volonté de l’Etat. Le nombre élevé de communes françaises a aussi favorisé la multiplication des implantations commerciales : chaque maire a voulu son supermarché. » 

Une étude réalisée en juillet 2012 par le cabinet Procos montrait qu’en France, « 62% du chiffre d’affaires du commerce se réalise en périphérie, contre 25% en centre-ville et 13% dans les quartiers. En Allemagne, selon le même document, les proportions sont les suivantes : 33% en périphérie, 33% en centre-ville et 33% dans les quartiers. Les différences observées dans les deux pays reflètent exactement la situation des villes. Vivantes et animées en Allemagne, elles sont en déclin et désolées en France. » 

mercredi 22 février 2017

J'emmerde


Moi aussi j’te nique, je vous emmerde tous autant que vous êtes !

J’emmerde
cette ville et tous ces habitants.
J’emmerde
les zonards qui font la manche aux feux rouges et qui s’foutent de ma gueule dès que j’ai le dos tourné.
J’emmerde
ce mec avec son chiffon qui prend un malin plaisir à saloper mon pare brise ; trouve un boulot connard !
J’emmerde
les Sikhs et les Pakistanais qui conduisent à fond la caisse des taxis en ruines et qui empestent le curry par tous les pores de leur peau, tous des terroristes en puissances ; roulez moins vite putain !
J’emmerde
les p’tits mecs de Chelsea avec leurs pectoraux épilés à la cire et leurs biceps gonflés aux hormones, qui se taillent des pipes dans les allées de mes parcs ou sur mes quais et que je retrouve la nuit la queue à l’air dans ma télé.
J’emmerde
les épiciers Coréens avec leurs pyramides de fruits au prix du caviar, leurs tulipes et leurs roses emballées dans du plastique ; 10 ans qu’ils sont là et « toujours pas bien comprendre ».
J’emmerde
les Russes de Brighton Beach, ces mafieux qui passent leur temps aux terrasses des cafés à siroter du thé dans des petits verres, en suçant des morceaux de sucres ; Toujours à chercher des combines pour leurs petits trafics ; mais rentrez dans votre putain de pays !
J’emmerde
les hassidim avec leur petite calotte noire qui déambulent en permanence sur la 47e rue, dans leur costard de merde, les épaules couvertes de pellicules et qui vendent des diamants sud-africains du temps de l’apartheid.
J’emmerde
les brokers de Wallstreet auto-proclamés « maîtres de l’univers », tous ces Michael Douglas alias Gordon Geko à la mords-moi-le-nœud, qui inventent chaque jour de nouveaux moyen d’exploiter les pauvres et mieux piller la planète, tous ces enculés de chez Enron méritent d’aller en tôle jusqu’à la fin de leurs jours et d’y crever ! Et Bush et Cheney, ils n’étaient pas au courant peut-être ? Ils nous prennent vraiment pour des cons !
J’emmerde
les Portoricains entassés à 20 dans leur bagnole, qui cumulent les allocs et qui nous gonflent chaque année avec leur carnaval à la con. Et alors surtout ne me branchez pas sur les Dominicains parce qu’en comparaison les Portoricains c’est des dieux.
J’emmerde
les Italiens de Bensonhurst avec leurs cheveux pleins de gomina, leurs survêtements de merde en synthétique, et leur médaille de St-Antoine, qui ne peuvent pas aligner 3 mots sans brandir leur batte de baseball dédicacée et qui rêvent tous de jouer un petit rôle dans les Sopranos.
J’emmerde
les vieilles friquées du Upper East Side avec leur foulard Hermès et leurs artichauts de chez Balducci à 50 dollars pièce, qui passent leur temps à se faire tirer la peau à coup de lifting, 
stretching et autres conneries de ce genre. C’est de l’argent foutu en l’air, tu bluffes personne chérie.
J’emmerde
 les blacks de Harlem, ils passent jamais un ballon, ils veulent pas jouer défensif, ils font systématiquement 5 pas avant de tirer et quand ils loupent le panier, ils se retournent en hurlants que tous ça c’est la faute des blancs ; l’esclavage a été aboli il y a exactement 137 ans, alors mettez vos putains de montres à l’heure nom de Dieu !
J’emmerde
ces pourris de flics qui enculent leurs suspects avec leur matraque ou qui leur plantent 41 balles dans le corps, bien protégés derrière le mur bleu du silence. Vous trahissez notre confiance.
J’emmerde
les prêtres qui tripotent les gosses innocents avant d’aller dire la messe. 
J’emmerde
l’église qui les protège, elle qui prétend nous délivrer du mal, et pendant qu’on y est : 
J’emmerde
Jésus qui s’en est pas si mal tiré, un jour sur la croix, un week-end en enfer et la gloire éternelle avec les anges qui lui chantent de beau cantiques. 
Mais vas y toi passer 7 ans à la prison d’Otisville Jésus !
Et
J’emmerde
Oussama Ben Laden, Al Qaïda, ces hommes des cavernes et tous les connards intégristes où qu’ils se trouvent. Au nom des milliers d’innocents massacrés, je prie pour que vous cramiez en enfer pour l’éternité dans une carlingue d’avion en flammes, vous et vos 72 putes. 
Avec vos torchons sur la tête vous êtes tout juste digne de baiser mon royal cul d’Irlandais.
J’emmerde
Jakob Elinsky geignard frustré, 
J’emmerde
Francis Xavier Slaughtery, mon meilleur ami, qui me juge en matant le cul de ma femme.
J’emmerde
Naturelle Riviera, je lui avais donné ma confiance et elle m’a poignardé dans le dos. Je vais passer 7 ans en cabane à cause de cette salope.

J’emmerde mon père, veuf inconsolable qui passe sa vie derrière son bar à siroter de l’eau gazeuse et à vendre du whisky aux pompiers en acclamant les New York Yankees.
J’emmerde
cette ville et tout ces habitants. Des pavillons d’Astoria aux terrasses de Park Avenue, des logements sociaux du Bronx aux lofts de Soho, des meublés d’Alphabet City aux immeubles en pierres de tailles de Park Slope aux duplex de Staten Island, qu’un tremblement de terre les rase, que des incendies les réduisent en cendres et que le niveau des eaux monte jusqu’à engloutir toute cette ville et tous les rats qui s’y terrent.

"24 heure avant minuit"

La Télévision c'est une illusion


Citation tristement nulle d'une élue tristement médiocre


Mini-révolution : l’Insee recueille bien des données de type ethnique, et voici ce qu’elles révèlent de l’immigration en France


Contrairement à ce qu’on lit régulièrement dans la presse, l’Insee recueille des données de type ethnique - pays et nationalité de naissance des parents – comme le font maintenant de nombreux pays européens, certains depuis déjà assez longtemps. L’Insee s’y est mis dans les années 2000, de manière régulière avec l’enquête Emploi depuis 2005 et l’enquête Logement depuis 2006. Mais ces enquêtes ne couvrent pas tous les âges. L’enquête Emploi, par exemple, interroge des personnes âgées d’au moins 15 ans dans les ménages ordinaires (c’est-à-dire hors logements collectifs), tout en collectant des informations sur les enfants d’une qualité jugée insuffisante par l’Insee qui préfère compléter les données de l’enquête Emploi par celles des enquêtes annuelles de recensement pour les moins de 15 ans encore au foyer des parents. 

La Cnil a donné son feu vert en 2007 pour la collecte des mêmes informations dans les enquêtes annuelles de recensement, ce qui aurait l’avantage de couvrir plus simplement tous les âges et de permettre des études locales fines. Mais l’Insee refuse toujours de sauter le pas, compte tenu de l’ambiance du débat public sur les statistiques ethniques et du débat syndical en interne. Autrement dit, l’Insee a les moyens de faire beaucoup mieux que ce qu’il fait, mais il s’y refuse pour éviter de compromettre sa réputation, la tranquillité de l’établissement et de mettre, pense-t-il, en danger le recensement, sur lequel repose le système statistique français. Il donne donc, de temps en temps, des informations sur les enfants d’immigrés en combinant les données des enquêtes annuelles de recensement et celles des enquêtes Emploi. 

 Justement, l’Insee vient de sortir un Insee-Première intitulé Être né en France d’un parent immigré, Une population diverse reflétant l’histoire des flux migratoires. Ce quatre pages présente la situation en 2015 : 7,3 millions auraient au moins un parent immigré (11 %). 

Première remarque : Pourquoi n’avoir pas présenté en clair les données sur la population immigrée à la même date pour accompagner ces résultats ? On aurait ainsi la population d’origine étrangère sur deux générations. L’Insee publie deux tableaux qui donnent des informations sur les enfants d’immigrés, les immigrés et ceux que l’Insee appelle "ni immigrés ni enfants d’immigrés", sans avoir seulement chiffré les trois ensembles. Au passage, l’Insee doit absolument trouver un nom à l’ensemble qui représente 80 % de la population qui ne soit pas un privatif. J’ai proposé de les appeler "natifs au carré". 

Si l’on ajoute les deux générations (immigrés et enfants d’immigés), cela donne un total de 13,5 millions, soit 20,4 % de la population. On a donc un peu plus d’un habitant sur cinq d’origine étrangère sur deux générations en 2015. On aimerait, ce qui n’est pas bien difficile à faire, que l’Insee donne la même information sur la France métropolitaine, pour laquelle j’ai fait trois estimations plus anciennes (1986, 1999, 2011), ce qui permettrait de donner une idée de l’évolution. Si l’on ramène les chiffres de l’Insee à la France métropolitaine, on a, à peu près, 13,2 millions de personnes d’origine étrangère sur deux générations (soit 20,5 %), à comparer à 12,1 millions quatre ans plus tôt et 9,8 millions en 1999, soit 19,2 % en 2011 et 16,8 % en 1999. La population d’origine étrangère sur deux générations aurait donc augmenté de 9 % entre 2011 et 2015, contre 2,6 ‰ seulement pour les natifs au carré. 

Deuxième remarque : La répartition par origine et par âge des enfants d’immigrés reflète bien, comme l’explique la note de l’Insee, l’ancienneté des courants migratoires. Mais on ne peut pas traiter les flux migratoires qui suivent le milieu des années 1970 en bloc comme le fait l’Insee, ce qui lui fait dire qu’ils auraient été moins importants qu’avant. On est obligé de distinguer le dernier quart du XXème siècle de ce qui a suivi. J’ai montré que le taux d’accroissement moyen annuel de la proportion d’immigrés a été quasi-nul entre 1975 et 1999. 

Mais il n’en va pas de même après (1999-2015), période pendant laquelle ce taux d’accroissement moyen annuel a été légèrement supérieur à celui des Trente Glorieuses : 1,5 % contre 1,3 % entre 1946 et 1962 et 1,4 % entre 1962 et 1975. La population d’origine subsaharienne est celle qui croit le plus rapidement. En quatre ans (2015-2011), sur deux générations (immigrés, enfants d’immigré(s)) elle aurait ainsi augmenté de 43 %. Elle est extrêmement jeune. 80 % des enfants d’immigrés subsahariens ont moins de 25 ans en 2015. 

Troisième remarque : L’Insee fait quelques distinctions par origine, mais pas toujours. Selon ce qui est étudié, la composition par origine s’éloigne beaucoup de celle de l’ensemble des descendants directs d’immigré(s). Il en va ainsi des unions formées par les descendants d’immigrés de 25 ans ou plus, informations recueillies dans les ménages de l’enquête Emploi. Deux tiers d’entre eux vivent avec un conjoint natif au carré nous dit l’Insee. Mais au-dessus de 24 ans, deux tiers sont des enfants d’Européens, ce qui explique en grande partie le résultat trouvé. Seulement 4 % des plus de 24 ans sont subsahariens, par exemple. Autant dire qu’il est trop tôt pour examiner les unions qu’ils ont pu former. 

L’Insee publie un tableau de répartition des immigrés et enfants d’immigrés qui recoupe les informations maintes fois publiées par Bernard-Aubry et moi-même sur la localisation des jeunes d’origine étrangère et les analyses de Christophe Guilluy : 51 % des natifs au carré résident dans des communes de moins de 50 000 habitants, alors que 58 % des enfants d’immigrés et 63 % des immigrés habitent dans des communes de 50 000 habitants ou plus. Comme le note l’Insee, "les descendants d’immigrés vivent donc globalement dans les mêmes zones géographiques que les immigrés de même origine, même après avoir quitté le foyer parental". Des analyses beaucoup plus fines et plus sûres pourraient être menées si l’on disposait des informations utiles dans les enquêtes annuelles de recensement. 

C’est une bonne chose que l’Insee ait commencé de publier des données sur les populations d’origine étrangère. Il faudrait maintenant qu’il ait le bon goût de ne pas tout séparer en publiant de temps en temps des données sur les immigrés et, encore plus rarement, en décalé, des données sur les enfants immigrés, ce qui oblige à faire des recherches, pas toujours fructueuses, sur le site de l’Insee (ce serait un sujet en soi), pour agencer les deux ensembles. Il serait également utile que l’Insee collecte désormais les informations utiles dans les enquêtes annuelles de recensement. Il n’y a pas de raison pour que les questions sur le pays et la nationalité de naissance des parents soient plus mal accueillies qu’elles ne l’ont été dans les autres enquêtes moins volumineuses. L’Insee en a testé maintes et maintes fois l’acceptabilité sur de très gros échantillons. Maintenant, il faut sauter le pas !

mardi 21 février 2017

Le virtuel abolit le réel, la farce de Murray tourne à la tragédie planétaire et triomphe l'Empire du rien


En France, à l'été 2016 alors que l'on pleure encore les 85 victimes broyées sous un camion bélier à Nice, alors que le Père Hamel vient d'être rituellement assassiné près de Rouen, trois millions d'aficionados partaient à la chasse aux Pokémons. Le virtuel abolit le réel, la farce de Murray tourne à la tragédie planétaire et triomphe l'Empire du rien.

Alexandre Devecchio, Les enfants du siècle

L’offensive américaine sur les banlieues françaises (Partie 1)


On le sait depuis plusieurs années, les Américains sont clairement engagés dans une stratégie d’influence de vaste ampleur vis-à-vis des minorités en France. Pour les lecteurs de Polémia, « il ne s’agit pas là d’une découverte mais d’une confirmation : oui, il y a une claire et nette entreprise de manipulation des minorités en France par les Américains. Les opérations mises en œuvre sont scrupuleusement planifiées, suivies et évaluées ». Aujourd’hui, c’est le Qatar, gonflé de ses dollars et de ses euros qui lance une nouvelle offensive vers nos banlieues. Nous conseillons vivement le lecteur à se rendre aux adresses indiquées en fin d’article. – Polémia

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique (…) sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. » Ces mots surprenants sont ceux du défunt président français François Mitterrand.

Ils pourraient prêter à sourire plus qu’à les prendre au sérieux, sauf pour ceux qui s’inquiètent de l’offensive du Qatar, qui vient de promettre au gouvernement français de s’occuper des quartiers défavorisés, en échange du rachat d’un peu de dette française. Pourtant les banlieues françaises ne sont pas seulement visées par le Qatar mais également par de nombreux stratèges du département d’état américain, qui ont développé une stratégie à long terme basée sur la démographie des jeunes français issus de l’immigration africaine qui implique, à terme, une prise progressive de pouvoir et d’influence en France pour ces minorités.

C’est un câble datant du 25 janvier 2007 publié par Wikileaks qui révèle cette étonnante affaire. L’ambassade américaine y affirme clairement développer une politique active de soutien et de développement envers les communautés afro-arabes de France, en visant clairement les jeunes musulmans français. Les premiers éléments de cette politique furent fixés en 2001, juste après le 11 septembre, alors qu’il semblait vital au département d’état de tenter d’améliorer l’image de l’Amérique aux yeux des musulmans d’Europe.

Mais c’est suite aux émeutes françaises de 2005, que le président Obama nomme en 2009 Charles Rivkin comme nouvel ambassadeur des États-Unis en France. Celui-ci va alors par le biais de l’ambassade développer une intense campagne de lobbying auprès de jeunes français issus de l’immigration. Cette campagne prendra différentes formes : l’organisation de voyages sponsorisés aux États-Unis dans le cadre de programmes politiques, des déplacements de l’ambassadeur dans des zones sensibles à forte concentration de population d’origine immigrée, l’organisation de visites de stars américaines issues de la diversité dans ces quartiers, ou encore l’organisation d’événements (politiques ou artistiques) avec des jeunes français issus de la diversité. L’ambassadeur est principalement assisté dans ses activités de lobbying en direction de ces minorités par Mark Taplin, un diplomate de carrière, spécialiste des méthodes d’influence et du soft-power. Ancien attaché de presse adjoint en 1994 à l’ambassade américaine à Moscou il a ensuite travaillé en Ukraine, Moldavie et Biélorussie de 1999 à 2004, année de la révolution de couleur en Ukraine.

L’année suivante, en 2010, l’ambassade américaine à Paris rédige un câble dans lequel l’ambassadeur Charles Rivkin explique les activités américaines en direction des minorités. Le câble décrit la crise de la représentation nationale en France, la nécessité pour les américains de développer une stratégie pour la France, de s’engager dans un discours positif, de mettre en avant un exemple fort, lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse, l’encouragement des voix modérées, une diffusion des meilleures pratiques, l’approfondissement des compréhensions du problème, et enfin le ciblage des efforts. Le câble a été traduit et il est consultable ici, il est plus qu’explicite et mérite d’être lu. Il y est clairement expliqué que l’opération n’a comme intérêt final que de faire progresser les intérêts américains en France via la prise de pouvoir progressive de jeunes français issus de la diversité. Bien sur de nombreuses associations et fondations américaines opèrent depuis longtemps pour s’assurer du soutien à l’Amérique au sein des élites françaises, que l’on pense à la très célèbre fondation Franco-américaine, au club Jean Moulin (destiné à créer un projet d’opposition au gaullisme) ou encore plus récemment au conseil national pour les visiteurs internationaux. Mais la nouveauté de cette politique de séduction est qu’elle est focalisée sur des communautés ethnico-religieuses en France et notamment sur les jeunes musulmans.

Cette activité diplomatique vise donc les élites françaises tout comme les sites internet de la communauté immigrée en France. Sont cités notamment comme relais les sites oumma et saphir, qui ont confirmé leurs bonnes relations avec l’ambassade des États-Unis en France (voir ici et la). Mais des personnalités publiques et politiques issues de la diversité ont également été visées, comme par exemple Rokhaya Diallo, Reda Didi (ex-responsable du mouvement socialiste écologiste français les Verts qui a notamment publié un ouvrage A nous la France racontant son expérience américaine). Il y a aussi Ali Soumaré (ancien candidat PS aux élections régionales), Almamy Kanouté, (militant associatif et à la tête d’une liste indépendante à Fresnes), Najat Belkacem, ancienne porte-parole de Ségolène Royal, et aujourd’hui membre du gouvernement français, ou encore Said Hammouche, fondateur du cabinet de recrutement Mozaïk RH, qui vise à favoriser la diversité dans les entreprises françaises. Enfin, le rappeur Axiom, qui a lui aussi participé à ce programme et publié un ouvrage intitulé J’ai un rêve, appelant à lancer, en France, une vraie dynamique de lutte des droits civiques, sur le modèle américain. Cette liste n’est pas exhaustive.

Plus surprenant, ce travail de lobbying des minorités cible particulièrement les musulmans français. L’ambassade américaine a par exemple contribué à lancer une association nommée Confluences, destinée à promouvoir les minorités et particulièrement la minorité musulmane dans la région lyonnaise, tout autant qu’à lutter contre les discriminations. L’attaché culturel du consulat américain à Lyon siège au conseil d’administration de l’association. Plus récemment, c’est une maison des États-Unis qui a été créée, destinée à informer les Lyonnais sur l’Amérique. Notre ambassadeur est aussi fortement intéressé par les « écoles de la seconde chance » destinées à favoriser l’intégration des jeunes défavorisés, souvent issus des agglomérations cosmopolites des grandes villes françaises. Ce travail en faveur des minorités défavorisées est plus limpide lorsque l’on lit le vibrant hommage rendu à l’ancien directeur de Sciences Politiques Richard Descoings, décédé dans des circonstances sordides aux États-Unis au début de cette année. On sait le travail énorme fourni par Richard Descoings pour ouvrir Sciences Po à la nouvelle diversité française, et aux minorités des quartiers dits défavorisés. 

Au passage, la presse française, qui a applaudi cette initiative au nom de l’égalitarisme social et républicain a curieusement passé sous silence la gestion financière catastrophique de l’établissement.

lundi 20 février 2017

Films d'éveil politique vol 2 - Orages d'acier - 19/02/2017

Conférence Dextra 24/02 « La révolution conservatrice » par G. Feltin-Tracol


Bonjour à tous !
Pour continuer notre propos sur
"la révolution conservatrice"
nous recevrons G.Feltin-Tracol
qui nous entretiendra sur le sujet.
Nous vous attendons nombreux à 19h00
"Le Molière"
12 rue de Buci
Paris 75006

Par respect pour nos conférenciers nous vous demandons de venir pour l'heure annoncé.

Fabrice LUCHINI lit Louis-Ferdinand CELINE (1988)

La métropole, elle, est tout à fait compatible avec la guerre


La métropole est le terrain d'un incessant conflit de basse intensité, dont la prise de Bassora, de Mogadiscio ou de Naplouse marquent des points culminants. La ville, pour les militaires, fut longtemps un endroit à éviter, voire à assiéger ; la métropole, elle, est tout à fait compatible avec la guerre. Le conflit armé n'est qu'un moment de sa constante reconfiguration. Les batailles menées par les grandes puissances ressemblent à un travail policier toujours à refaire, dans les trous noirs de la métropole - "que ce soit au Burkina Faso, dans le Bronx du Sud, à Kamagasaki, au Chiapas ou à la Courneuve". Les "interventions" ne visent pas tant la victoire, ni même à ramener l'ordre et la paix, qu'à la poursuite d'une entreprise de sécurisation toujours-déjà à l’œuvre. La guerre n'est plus isolable dans le temps, mais se diffracte en une série de micro-opérations, militaires et policières, pour assurer la sécurité. 
     La police et l'armée s'adaptent en parallèle et pas à pas. Un criminologue demande aux CRS de s'organiser en petites unités mobiles et professionnalisées. L'institution militaire, berceau des méthodes disciplinaires, remet en cause son organisation hiérarchique. Un officier de l'OTAN applique, pour son bataillon de grenadiers, une "méthode participative qui implique chacun dans l'analyse, la préparation, l'exécution et l'évaluation d'une action. Le plan est discuté et rediscuté pendant des jours, au fil de l'entraînement et selon les derniers renseignements reçus [...] Rien de tel qu'un plan élaboré en commun pour augmenter l'adhésion comme la motivation"
     Les forces armées ne s'adaptent pas seulement à la métropole, elles la façonnent. Ainsi les soldats israéliens, depuis la bataille de Naplouse, se font-ils architectes d'intérieur. Contraints par la guérilla palestinienne à délaisser les rues, trop périlleuses, ils apprennent à avancer verticalement et horizontalement au sein des constructions, défonçant murs et plafonds pour s'y mouvoir. Un officier des forces de défense israéliennes, diplômé de philosophie, explique : "L'ennemi interprète l'espace d'une manière classique, traditionnelle et je me refuse à suivre son interprétation et à tomber dans ses pièges. [...] Je veux le surprendre ! Voilà l'essence de la guerre. Je dois gagner [...] Voilà : j'ai choisi la méthodologie qui me fait traverser les murs... Comme un ver qui avance en mangeant ce qu'il trouve sur son chemin." L'urbain est plus que le théâtre de l'affrontement, il en est le moyen. Cela n'est pas sans rappeler les conseils de Blanqui, cette fois pour le parti de l'insurrection, qui recommandait aux futurs insurgés de Paris d'investir les maisons des rues barricadées pour protéger leurs positions, d'en percer les murs pour les faire communiquer, d'abattre les escaliers du rez-de-chaussée et de trouer les plafonds pour se défendre d'éventuels assaillants, d'arracher les portes pour en barricader les fenêtres et de faire de chaque étage un poste de tir.

comité invisible, L'insurrection qui vient

De l’argent parti en fumée !


     Il n’y a que les économistes de l’OCDE qui ne changent pas. Dans le rapport 2009, intitulé « Objectif croissance », ils gardent le cap du tout-libéral. Ils critiquent les Etats et leurs plans de soutien sectoriels qui ne répondent pas aux canons de l’orthodoxie libérale. Il faut, disent-ils, laisser faire le marché, et tant pis si le secteur automobile s’effondre ! « Si l’on soutient l’automobile, pourquoi ne pas soutenir la construction et le bâtiment ? Où faut-il s’arrêter ? » remarque Klaus Schmidt-Hebbel, chef économiste de l’OCDE. Et d’insister avec un argument assez cocasse : sans la libéralisation économique, la crise aurait été encore pire ! Faut-il rappeler à ces économistes que, sans la libéralisation économique, les subprimes n’auraient jamais existé. Il n’y a que la finance qui, à leurs yeux, mérite d’être secourue. Il faut sauver le soldat banquier bien mal en point. En 2008, la capitalisation des banques a perdu 3 300 milliards de dollars, partis en fumée. Début 2009, les banques ne valaient plus que 5 500 milliards de dollars (d’après une étude du Boston Consulting Group, c’est comme si tous les gains des banques entre 2003 et 2008 avaient disparu).
     Déstabilisé, depuis une vingtaine d’années, par la déréglementation économique et surtout financière, rejeté par Reagan, Thatcher et leurs émules, l’Etat avait fini par céder du terrain aux fous de la Bourse. Au point de perdre une partie de sa souveraineté au profit de la main invisible du marché. Coincé par les gourous de Wall Street et autres croisés des mathématiques business, l’Etat se sentait illégitime à mener sa barque économique.
Tout comme le 11 Septembre a totalement décomplexé l’Etat quant aux questions sécuritaires, les subprimes l’ont décomplexé en matière économique. Il a repris les commandes et ne compte pas lâcher de si tôt. D’autant que la crise financière s’est aggravée en frappant l’économie réelle. L’Etat est apparu alors comme le dernier recours : c’est lui qui ouvre la pompe à finance pour oxygéner une économie asphyxiée. Une responsabilité qui l’oblige à s’assurer que ses investissements profitent à l’ensemble du pays et pas seulement à quelques uns.
     Dans cette crise historique, les repères s’effondrent. En décembre 2008, The Economist présentait le président français comme un socialiste. En France, la droite préconise parfois une politique interventionniste qui paralyse la gauche comme avait pu l’observer Paul Samuelson, prix Nobel d’économie.
Une petite trentaine d’années après les nationalisations socialistes en France, le Premier ministre français, François Fillon, pourtant à droite, menaçait d’y recourir au cas où les banques ne joueraient pas le jeu du crédit. En Grande-Bretagne, son homologue n’a pas pris de gants, il a nationalisé certaines banques comme la Northern Rock. Même chose en Allemagne, où il a fallu entièrement nationaliser l’organisme de prêt immobilier (Hypo Real Estate), partiellement nationaliser la Commerzbank et prendre des parts dans la Deutsche Bank (3,9 milliards d’euros, premières pertes depuis cinquante ans) via la Deutsche Post. Aux Etats-Unis, on a eu peur des gros mots, mais la réalité est bien là : en recevant près de 180 milliards de dollars (mars 2009) du gouvernement fédéral de George Bush et de celui de Barack Obama (record historique dans l’histoire du capitalisme), AIG, l’ex-géant de l’assurance, est devenu une entreprise publique. Tout comme Fannie Mae et Freddie Mac, placés sous administration publique en 2008. La réalité fait mal aux amis de Friedman, lesquels ne cessent de fustiger l’Etat et prétendent lui dénier toute légitimité économique… Disons plutôt une certaine légitimité, car il est flagrant que jamais les dépenses publiques des Etats-Unis n’ont été aussi importantes que durant les seize années de mandat des deux présidents américains se réclamant de l’école de Chicago : Ronald Reagan et George W. Bush ! Ce n’est pas seulement une question de baisse des impôts mais bien d’augmentation des dépenses publiques. Il est vrai que celles-ci ont largement profité à quelques entreprises – pour l’essentiel des sociétés liées au complexe militaro-sécuritaire. Autrement dit, les friedmaniens sont les plus keynésiens des économistes. Sauf que l’Etat libéral dans la conception friedmanienne est un Etat corporatiste et… nationaliste. Des caractéristiques que le théoricien du protectionnisme, Frédéric List, n’aurait pas reniées. Et qui inspirent en partie la politique de Barack Obama.

Ali Laïdi, Les Etats en guerre économique

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