mercredi 18 octobre 2017

Conférence Dextra du 20/10 : La PMA : fruit du mondialisme, par Béatrice Bourges


Chers amis, chers camarades, 

Dans le cadre d'un sujet hautement d'actualité, nous avons la joie de recevoir Béatrice Bourges, ce vendredi 20 octobre au sein de Dextra, pour une conférence sur "La PMA : fruit du mondialisme". 

Nous vous attendons ponctuels et nombreux pour cette conférence qui s'avère très intéressante, et mettant bien en avant le lien entre transgressions naturelles et mondialisme. 

Nous vous disons à vendredi !

La location de manifestants est une activité légale et officielle depuis au moins 2007 en Allemagne


Pour produire un effet de masse, donner l’illusion du grand nombre et tourner de belles images de foules revendicatives à destination des médias occidentaux, les organisateurs de manifestations n’hésitent donc pas à payer des manifestants quand ils en ont les moyens. De fait, la location de manifestants est une activité légale et officielle depuis au moins 2007 en Allemagne : « Pour tous les organisateurs de manifestations à cours de... manifestants, l’un des plus grands sites internet allemands de location a trouvé la solution : Erento.com propose, parmi les 820000 DVD, CD et autres projecteurs de cinéma, des manifestants à louer. Plus de 300 individus peuvent être réservés à l’heure ou à la journée. Les prix sont variables, de 10 à 30 l’heure, ou 145 pour la journée entière à battre le pavé. [...] L’idée de créer une telle offre est née dans l’esprit du co-fondateur d’Erento.com en décembre 2006, après une initiative de la Fédération nationale des médecins conventionnés allemands (KbV). Celle-ci avait investi près de 5 000 euros pour payer 170 étudiants et chômeurs à venir grossir les rangs de leur rassemblement devant le Reichstag (le Parlement allemand), pour protester contre une réforme de la santé ». 

 Lucien Cerise, Retour sur Maïdan. La guerre hybride de l’OTAN

mardi 17 octobre 2017

Des photos de singes accolées à des Africains dans une exposition chinoise retirées


L'exposition, accusée de racisme, a provoqué une vive polémique. Un musée chinois, situé dans la province de Hubei, dans la ville de Wuhan, a été contraint de retirer des photographies associant Africains et animaux sauvages, relate le New York Times. L'exposition, intitulée "This is Africa" ("Voici l'Afrique", ndlr), présentait une série de 150 clichés, pris par l'artiste chinois Yu Huiping. 

Dans le détail, les photographies comparaient les expressions faciales d'Africains à autres chimpanzés, babouins, lions ou encore girafes. Parmi elles, un petit garçon Noir pose en ouvrant la bouche. A ses côtés, un singe ouvrant lui aussi sa gueule. 

Les photos ont d'abord été dénoncées sur Instagram par un visiteur de l'exposition, Edward E. Duke, qui a la nationalité nigériane. "Dans un musée à Wuhan, la Chine juxtapose des photographies d'une ethnie particulière à côté d'animaux sauvages, pourquoi?". La publication a depuis été supprimée.  

Mais cette exposition a continué d'indigner les Africains, y compris ceux qui vivent en Chine, a indiqué le conservateur de l'exposition. "Pour montrer notre bonne volonté et notre sincérité, nous avons remplacé les photos que les amis africains jugent choquantes", a-t-il expliqué, après avoir affirmé que "dans les proverbes chinois, les animaux sont utilisés pour faire des compliments et suscitent l'admiration". 

Zhao Yingxin, président des Editions nationales chinoises de la photographie, approuvait l'exposition, louant le travail de l'artiste: "La photographie de Yu Huiping est perceptive, intelligente, et visuellement percutante. Elle capture l'énergie de la vie primitive", déclare-t-il au site d'informations chinois Shangaiist, tandis que ce dernier la trouvait "étonnamment offensive". 

Ce n'est pas la première fois que la Chine est accusée de racisme. Comme le rapporte 20 Minutes, une compagnie de lessive avait été contrainte de s'excuser en 2016, après avoir diffusé une publicité dans laquelle un Africain ressortait d'une machine à laver sous les traits d'un Asiatique.

Criminalité, médias et autruches


Ex-directeur de Charlie Hebdo et de France Inter, Philippe Val assène la sentence : « La presse agonise. Elle est sous perfusion de l’Etat et de financiers de plus en plus baroques ». Pour Mediapart (11 octobre 2016), la presse d’information est « en putréfaction […] vendue au capitalisme financier ». Connivence et accointances : au total, ce mimétique banc-de-sardines dit la même chose, au même instant, dans le même sens. 

Un sondage après l’autre, les citoyens crient que la presse « ne résiste pas aux pressions du pouvoir » (67%) ou de l’argent (58%). Les lecteurs de moins de 35 ans ? C’est pire : 70% ont perdu confiance. Question en direct sur RMC le 13 décembre 2016 (7 958 votants) : les médias nous mentent-ils ? Oui à 91% ! Les sondés dénoncent les manipulations, l’occultation des faits, leur hiérarchisation arbitraire et partisane. Flèche du Parthe d’un pilier de France Culture : Brice Couturier crucifie (19 août 2016) « ces personnages arrogants quoique incultes, qui méprisent les faits, les chiffres, la réalité… » - il parle des journalistes obnubilés par leurs choix idéologiques, bien sûr, entretenus dans les écoles de journalisme et confortés par la peur de se démarquer de la pensée dominante. 

A la botte de MM. Niel, Drahi & Co, ce « parti des médias » entretenu et déconsidéré oblitère le réel – d’abord, en matière de sécurité. Il balaie, comme d’anodins « faits-divers », une criminalité qu’il occulte hystériquement. Voici comment : 
- Matraquage « d’édulcorants sémantiques », mots creux visant à endormir le lecteur, « personne » (au lieu de bandit, violeur assassin, malfaiteur) ; « produits » (au lieu de cocaïne, héroïne, ecstasy) ; toujours parler de « délinquants », jamais de « criminel » ; 
- Oblitération politiquement-correcte de l’origine des malfaiteurs : toujours donner les noms exotiques des victimes, jamais celui des assassins ; oubli de la dimension clanique ou tribale, ou des fratries, au sein des diasporas criminalisées ; 
- Etouffement de toute tentative d’exposer le coût réel de la criminalité en France
- Adhésion fanatique à l’inepte « culture de l’excuse », expliquant tout acte criminel par la misère sociale, le chômage et les discriminations. 

Dans un rare élan de lucidité, Le Monde écrivait (21 octobre 2016) que « l’occultation et le déni sont les pires manières de comprendre et d’agir ». Une rigueur que ce quotidien et d’autres du « Parti des médias » feraient bien de pratiquer eux-mêmes. 

Xavier Raufer, Conflits, n°13, avril-mai-juin 2017

lundi 16 octobre 2017

Et le trophée Godwin de l'année est attribué à Florence Parly !


L'incendie de 2005 naît de la pleine possession d'un territoire


Il reste bien, pris dans le maillage métropolitain, quelques fragments de ville et quelques résidus de campagne. Mais le vivace, lui, a pris ses quartiers dans les lieux de relégation. Le paradoxe veut que les endroits les plus apparemment inhabitables soient les seuls à être encore habités en quelque façon. Une vieille baraque squattée aura toujours l'air plus peuplée que ces appartements de standing où l'on ne peut que poser ses meuble et perfectionner la déco en attendant le prochain déménagement. Les bidonvilles sont dans bien des mégapoles les derniers lieux vivants, vivables, et sans surprise, aussi, les lieux les plus mortels. Ils sont l'envers du décor électronique de la métropole mondiale. Les cités-dortoirs de la banlieue Nord de Paris, délaissées par une petite bourgeoisie partie à la chasse aux pavillons, rendues à la vie par le chômage de masse, rayonnent plus intensément, désormais, que le Quartier latin. Par le Verbe autant que par le feu. 
     L'incendie de 2005 ne naît pas de l'extrême dépossession, comme on l'a tant glosé, mais au contraire de la pleine possession d'un territoire. On peut brûler des voitures parce qu'on s'emmerde, mais pour propager l'émeute un mois durant et maintenir durablement la police en échec, il faut savoir s'organiser, il faut disposer de complicités, connaître le terrain à la perfection, partager un langage et un ennemi commun.Les kilomètres et les semaines n'ont pas empêché la propagation du feu. Aux premiers brasiers en ont répondu d'autres, là où on les attendait le moins. La rumeur ne se met pas sur écoute. 

comité invisible, L'insurrection qui vient

[Fréquence ODA] #64 Le pari bénédictin


Emission avec Viktor Ober
présentée par Monsieur K.


1:00 Introduction, Un livre à destination des chrétiens intransigeants
4:00 Rod Dreher et la politisation des questions sexuelles dans la politique américaine,
     Queer Theory, Cultural studies, SJW et les virages du conservatisme américain,
     De Ron Paul et des Libertariens à Rand Paul et le Tea Party vers l'ALt Right,
7:00 Rod Dreher, crunch conservateur
7:45 Rod Dreher et Radical Orthodoxy, la modernité comme "idées chrétiennes devenues folles"
8:00 La société est trop corrompue pour composer avec elle. Appel au réveil des chrétiens et à l'abandon des stratégies d'entrisme
     Les causes de la décadence : Nominalisme, Renaissance, Protestantisme, Libéralisme, Individualisme, Révolution sexuelle
10:00 Réalisme versus nominalisme
13:00 Lumières, démocratie libérale,capitalisme,romantisme, Eros
      On ne peut donner ce que l'on a pas,
14:00 Saint Benoit comme modèle de bâtisseur sur les cendres de l'Empire Romain par le retour à la vie intérieure
      Ora et labora,
16:00 Chercher des réponses à la crise du monde moderne dans la règle de Saint Benoît : sobriété, intériorité...
22:00 De bonnes idées: Le village chrétien, l'importance de l'éducation, la redécouverte du vrai sens du travail,
      acheter "chrétien" même si c'est plus cher, pauvreté volontaire, réévaluation des besoins, la mise à distance de la tyrannie technologique,

27:00 Hall of Shame
Pause musicale

30:00 Examen du sommaire du Livre
      Retour sur la question de la neutralité de la technique, les nouvelles dépendances,
      La pratique du jeûne numérique, rester les chimpanzés du futur,
34:00 Aspects ambigus de l'ouvrage : l'augustinisme politique, la confusion de l'ordre de la nature et de la Grâce,
      Quitter Babylone et son projet prométhéen ou déserter le champ politique ?
      Nous appartenons aussi à des Royaumes terrestres,
      Dom Gérard (Bénédictin) contre la désertion du politique !
      Le patriotisme, devoir de l'homme, devoir du Chrétien, la Patrie et le Bien commun, conditions du Salut,
      pour le plus grand nombre... L'erreur augustinienne en politique
      Rejet de l'électoralisme oui... mais !
      Pour une mystique politique
      Construire le Parti !
45:00 Les deux voies - la voie personnelle et communautaire
      La voie proprement politique - insuffisances réciproques de chacune des voies.
49:00 Aidez Academia Christiana a monter des cercles partout en France.


® Musique : Veilleurs dans la nuit, Abbaye du Barroux (Bénédictins)

Mix : La Chevauchée Fantastique de Bilal le Magnifique - Le Barde

®Générique : Kreuzweg Ost - Für Kaiser, Gott und Vaterland


Paris envisage aussi la disparition des voitures à essence d'ici à 2030



Cette mesure serait la mise en application du plan climat de Nicolas Hulot qui prévoit l'interdiction de la commercialisation des véhicules diesel et essence dans toute la France d'ici à 2040. Elle sera soumise à une votation citoyenne, promet Anne Hidalgo.
La nouvelle va faire bondir les automobilistes de la région parisienne. La mairie de Paris a confirmé ce jeudi son intention de bannir tous les véhicules à moteurs thermiques, c'est-à-dire essence ou diesel, des rues de la capitale en 2030. «Il s'agit d'une stratégie qui vise à définir une ville neutre en carbone à moyen et long terme», a précisé sur France Info Christophe Najdovski, adjoint en charge des transports, confirmant ainsi l'information dévoilée plus tôt par la radio.

D'après la mairie de Paris, contactée par Le Figaro, le choix d'une sortie des voitures essence et gazole en 2030 a été fixé au cours d'une réunion technique de travail dont l'objectif était de définir les contours du nouveau plan climat de la capitale. Pour rappel, le plan actuellement en vigueur, destiné à améliorer la qualité de l'air dans Paris, prend fin en 2020. Pour son renouvellement, les équipes d'Anne Hidalgo ont décidé d'y intégrer les objectifs annoncés à l'échelle nationale par le ministre de l'Écologie, Nicolas Hulot. En juillet dernier, lors de la présentation de son plan climat, ce dernier a fait part de son souhait de mettre fin à la commercialisation des véhicules les plus polluants d'ici 2040. Autrement dit, les véhicules roulant au diesel ou à l'essence.

«Nous sommes en train d'élaborer notre prochain plan climat avec un groupe d'experts et après consultation pendant un an d'un collège de 800 Parisiens et d'ONG. L'objectif d'une sortie des voitures thermiques dès 2030 en fait partie. Ce plan climat sera soumis au printemps aux élus parisiens. J'ai aussi décidé de l'assortir d'une votation citoyenne. Et je pense que les Parisiens le soutiendront dans leur grande majorité», a expliqué Anne Hidalgo vendredi dans un entretien au journal Le Parisien .

Selon la maire de Paris, la date de 2030 a été choisie car «il y a urgence». De plus, «nous sommes en capacité de le faire. Tous les constructeurs automobiles se tournent, bon gré mal gré, vers l'électrique ou vers l'hydrogène (...) Si l'on accompagne les changements technologiques en cours par des aides financières pour les particuliers et les professionnels, comme nous le faisons à Paris, notre objectif de sortie du diesel et de l'essence est atteignable», assure-t-elle. «On trace un chemin. D'ici à 2030, on a le temps de passer à un parc automobile où la part du thermique aura été réduite…et cela sans brutalité». Ses propos relayent ceux de Nicolas Hulot qui affirmait l'été dernier que «nos propres constructeurs ont dans leurs cartons de quoi alimenter et incarner cette promesse (...) qui est aussi un agenda de santé publique».

Anne Hidalgo avait déjà fait part de son souhait de bannir tous les véhicules diesel de sa ville d'ici 2025. Avec un objectif final: faire de Paris une ville sans voiture. La mise œuvre de ce plan se fait de manière progressive. Elle a débuté en septembre 2015 par l'interdiction de circulation des poids lourds et des autocars datant d'avant octobre 2001. Et depuis le 1er juillet 2016, aucun véhicule polluant, désigné comme tel par sa vignette, ne peut circuler dans la capitale du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures, 7 jours sur 7. À l'échéance de 2020, seuls les véhicules répondant aux critères de pollution les plus exigeants seront autorisés.
Autre versant de cette lutte contre la voiture: la piétonisation. En juin dernier, le préfet de police de Paris a acté la fermeture définitive des voies sur berge. Le vélo est aussi favorisé. Les chantiers se multiplient dans les quatre coins de la ville pour diminuer la place laissée aux voitures en faveur de ces derniers. Pour rappel, Anne Hidalgo veut passer de 700 à 1400 km de pistes cyclables en 2020. De grands axes, tels que la rue de Rivoli, l'avenue Franklin-Roosevelt, le boulevard Voltaire ou l'avenue de la Grande-Armée, sont concernés. À cela s'ajoutent les journées de circulations alternées en cas de pic de pollution ou encore les journées sans voitures, comme celle du 1er octobre dernier, qu'Anne Hidalgo souhaiterait «plus fréquentes, mensuelles, pour multiplier les occasions de vivre la ville autrement».
Mais toutes ces décisions font grincer des dents les automobilistes et les Parisiens qui souffrent des embouteillages de plus en plus importants. Même l'objectif final de lutte contre la pollution a été égratigné par un récent rapport d'Airparif qui indique que la piétonisation de la rive droite de la Seine n'a pas eu d'impact «significatif» sur l'exposition de la population à la pollution de l'air. Mais la mairie de Paris campe sur sa position. «L'idée c'est de planifier à long terme, avec une stratégie qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre», affirmait encore ce matin Christophe Najdovski.

lu ici

dimanche 15 octobre 2017

Il n'y a pas de solutions

"Dans la vie il n'y a pas de solutions, il y a des forces en marche, il faut les créer, et les solutions suivent."

Saint-Exupéry

Bernanos et les démocraties

La chrétienté fait l’Europe. La chrétienté est morte. L’Europe va crever, quoi de plus simple ? La démocratie sociale a exploité l’idée de justice, et n’a tenu aucune de ses promesses, sinon celle du service militaire obligatoire et de la Nation armée. La démocratie parlementaire, l’idée de droit. La démocratie impérialiste dissipe aujourd’hui à pleines mains l’idée de grandeur. La démocratie guerrière mobilise les enfants de sept ans, prostitue l’héroïsme et l’honneur. Les démocraties autoritaires entraîneront demain avec elles jusqu’au souvenir de ce qui fut la libre monarchie chrétienne. 
Je puis parler ainsi parce que je ne suis pas démocrate. Le démocrate, et particulièrement l’intellectuel démocrate, me paraît l’espèce de bourgeois la plus haïssable. Même chez les démocrates sincères, estimables, on retrouve cet inconscient qui rend insupportable la personne de M. Marc Sangnier.
Georges Bernanos, Les grands cimetières sous la Lune

Les ondes extrêmement basse fréquence et les tremblements de terre


Il n’y a pas que les hautes fréquences qui posent problème. Les extremely low frequencies (ELF, extrêmement basse fréquence) utilisées pour communiquer avec les sous-marins nucléaires inquiètent les géologues. En raison de leur pouvoir pénétrant dans le sol, ces ondes pourraient déstabiliser les plaques tectoniques ! Un tremblement de terre en Chine qui a fait près de 650 000 victimes serait dû à l’émission d’ELF par les Russes ! Réalité ou intox ? Des ELF ont été détectées peu de temps avant les tremblements de terre d’Arménie en 1988, de San Francisco en 1989 et de Los Angeles en 1994. Le tremblement de terre de 1988 en Bolivie avait son épicentre à une profondeur vingt-quatre fois supérieure à la normale ! 

Gérard Desmaretz, Le renseignement high-tech

samedi 14 octobre 2017

Violence urbaine. Molotov au kérosène


[Fréquence ODA] #40 Chretiens en politique

Sans commentaire


Glyphosate : ce qu'il faut retenir des révélations liées aux "Monsanto Papers"


Documents internes à l'appui, Le Monde révèle que le géant américain Monsanto utilise une forme grave de fraude scientifique, appelée "ghostwriting". 

L'automne commence mal pour Monsanto. Le 5 octobre 2017 devait avoir lieu un vote des Etats membres de l'Union européenne pour autoriser le renouvellement du glyphosate, principe actif de son fameux désherbant Roundup. Il a été reporté une énième fois depuis deux ans. La veille, une famille française a annoncé son intention de porter plainte contre ce géant de l'agrochimie, dont ils jugent le Roundup responsable du grave handicap de leur fils Théo suite à une forte exposition de la mère pendant sa grossesse. Le 4 octobre encore, Le Monde a publié le deuxième volet de son enquête sur les "Monsanto Papers". Le quotidien a épluché des dizaines de milliers de pages de documents internes que le géant de l'agrochimie a été contraint de rendre public à la suite de procédures judiciaires engagées aux États-Unis. En effet, Monsanto est poursuivi par plus de 3.000 plaignants, victimes ou proches de victimes décédées d'un lymphome non hodgkinien, un cancer du sang rare, et qu'ils attribuent à une exposition au glyphosate. Que révèlent ces documents ? L'essentiel en 4 points. 

1. Les "auteurs fantômes" de Monsanto 
On l'appelle le ghostwriting (littéralement "écriture fantôme"). Cette forme grave de fraude scientifique consiste pour une entreprise, à faire rédiger des études à ses propres employés, puis à les faire signer par des scientifiques sans lien de subordination avec elle, apportant ainsi crédibilité et prestige à ces publications. Des signataires bien entendu rémunérés par l'entreprise. L'enquête du Monde révèle pour la première fois que Monsanto a eu recours à cette pratique. Cette stratégie serait tellement généralisée que des employés du groupe utiliseraient eux-mêmes le terme d'"écriture fantôme" dans leurs correspondances... 

2. Des consultants qui publient dans une revue scientifique 
Le Monde raconte que Monsanto a demandé à un cabinet de consultants, Intertek, de lui trouver près de 15 experts (professeurs et consultants privés) pour rédiger des synthèses sur les liens entre glyphosate et cancer. Ces experts, rémunérés par Monsanto, ont écrit cinq articles dans plusieurs champs scientifiques (toxicologie, épidémiologie, études animales, etc.). Publiés en septembre 2016 dans la revue Critical Reviews in Toxicology, les cinq articles concluent - sans surprise - que le glyphosate n'est pas cancérogène. Au bas de ces articles, il est bien indiqué que le géant de l'agrochimie a financé ces travaux. Mais une petite notice précise : "ni les employés de la société Monsanto ni ses avocats n'ont passé en revue les manuscrits du panel d'experts avant leur soumission à la revue." Or des échanges mis en évidence par Le Monde prouvent bien le contraire. 

3. Quand Monsanto écrit dans la presse 
Le ghostwriting de Monsanto ne se limiterait pas aux publications scientifiques. Selon Le Monde, des salariés du groupe ont presque entièrement écrit plusieurs articles du biologiste américain Henry Miller, publiés par le magazine économique Forbes. Monsanto aurait pris contact avec le scientifique en février 2015, pour contrecarrer les travaux du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), concluant que le glyphosate est un "cancérogène probable" pour l'homme. Un cadre de l'entreprise a proposé le projet à Henry Miller, qui a accepté à condition de "partir d'un brouillon de haute qualité". Un "brouillon" qui sera publié presque comme tel sur le site internet de Forbes. Mais vous ne pourrez malheureusement plus lire cette tribune sur internet : suite à ces révélations, la magazine a supprimé de son site l'ensemble des articles signés par Henry Miller, avançant un conflit d'intérêts évident entre le travail du chroniqueur et ses liens avec Monsanto. 

4. L'ampleur du phénomène 
Face à l'enquête du Monde, Monsanto nie tout ghostwriting et évoque quelques mots extraits de courriels "sortis de leur contexte". Mais le phénomène interroge : combien de scientifiques ont-ils prêté leur nom pour diffuser des écrits de Monsanto défendant le glyphosate ? Est-ce que d'autres géants de l'industrie chimique et agrochimique y ont recours ? La question est d'autant plus importante qu'une étude peut être largement relayée, au point de devenir une référence dans le domaine. Selon Le Monde, une méta-analyse financée par Monsanto et concluant à l'absence de danger du glyphosate a été citée plus de 300 fois dans la littérature scientifique ! 

Suite à l'affaire des "Monsanto papers", les eurodéputés ont décidé de convoquer l'entreprise pour une audition le 11 octobre 2017. Monsanto a tout bonnement... décliné l'invitation. Le géant de l'agrochimie a déclaré dans une lettre "ne pas avoir le sentiment que la discussion telle que proposée est le forum approprié pour aborder de tels sujets", selon l'AFP. Remontés par cette réponse, les chefs des groupes politiques du Parlement européen ont demandé d'interdire l'accès de l'institution aux cadres et lobbyistes de l'entreprise. D'autre part, en août 2017, la Commission européenne a ouvert une enquête afin d'évaluer le projet d'acquisition de Monsanto par Bayer, conduisant à une réduction de la concurrence dans l'agrochimie. Sa décision est attendue pour janvier 2018.

Source

vendredi 13 octobre 2017

[Boulette]Un agent du renseignement envoie par erreur un SMS... à un islamiste qu'il a mis sur écoute


C’est ce qu’on appelle une grosse boulette… Un agent du service central de renseignement territorial aurait commis samedi dernier une erreur de manipulation. Le policier, qui voulait envoyer un SMS à l’un de ses collègues au sujet d’un islamiste mis sur écoute, s’est trompé de destinataire. Son message aurait en fait été envoyé… à l’individu surveillé, révèle M6, qui a eu confirmation de l’information par le ministère de l’Intérieur.

Cet homme, fiché pour prosélytisme et résidant en Ile-de-France, l’a rappelé dans la foulée et n’a pas manqué de lui souligner son incompétence. Il a également prévenu tous ses interlocuteurs qu’ils étaient sur écoute.
Selon M6, cette grosse erreur serait très mal passée au sein de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) qui surveillait elle aussi cet individu.

lu ici

jeudi 12 octobre 2017

Jack Kerouac reads On The Road - Jack Kerouac

Quelle est la pire balance ? Puces RFID et accessoires connectés


Les accessoires 
Du bracelet qui monitore notre sommeil à la basket compte-pas, la plupart des accessoires connectés transmettent des données à leur constructeur. Elles lui permettent d’améliorer le produit ou de déduire le profil des utilisateurs. Quand elle touche à la santé, la fuite de données peut avoir des conséquences sérieuses. Pour le moment, en France, assureurs et mutuelles ne font pas payer leurs clients en fonction de leur comportement. Mais une brèche s’est ouverte à l’étranger. 

Les compteurs Linky et Gazpar 
Les nouveaux compteurs d’électricité et de gaz, dont l’installation a commencé en 2015, transmettent quotidiennement leurs données aux gestionnaires des réseaux (Enedis, GRDF) : consommation du foyer, mais aussi type d’équipements en service et heure d’utilisation. Seule la quantité d’énergie consommée chaque mois est communiquée aux fournisseurs (EDF, Engie...). Car la Cnil a interdit aux gestionnaires de transmettre d’autres types d’informations sans l’autorisation du clien. 

La box TV 
En général, la liste des programmes visionnés est transmise au fournisseur afin qu’il propose des contenus personnalisés aux spectateurs : choix de films, mais aussi publicités. Aujourd’hui, les fabricants de téléviseurs récupèrent aussi des données grâce à un logiciel intégré à l’appareil. En 2013, certains téléviseurs LG transmettaient ainsi le nom de tous les fichiers présents sur les clés USB connectées, sans que l’on sache vraiment à quelle fin... 

La carte bancaire 
Votre banquier sait tout des achats que vous effectuez avec votre compte et les banques n’hésitent pas à se servir de ces informations pour vous proposer de nouveaux services, par exemple une assurance pour la voiture que vous venez d’acheter... A l’étranger, des établissements comme la Barclays ont même commencé à vendre ces données après les avoir anonymisées. 

Le pass de transport 
Les cartes de transport équipées d’une puce RFID sont aujourd’hui la norme. A Paris, Lille ou Rennes, les déplacements y sont enregistrés avec les heures d’entrée et de sortie sur tout le réseau. A Paris, à moins d’avoir une carte non nominative, vos nom, prénom, adresse et lieu de travail – s’il se situe hors Ile-de-France – y sont aussi inscrits. La RATP déclare effacer les traces au bout de 48 h et utiliser les données pour détecter les fraudes et obtenir des statistiques afin d’améliorer l’office du transport... 

Les cartes de fidélité 
77% des Français ont déjà adhéré à au moins un programme de fidélité, donc accepté qu’une enseigne liste l’ensemble de leurs achats. Or, grâce à ceux-ci, on peut prédire des choses surprenantes, comme la survenue d’une nouvelle grossesse. L’achat d’hydratant anti-vergetures, la disparition des serviettes hygiéniques, de la liste des courses, l’augmentation de la consommation de sucreries, etc. sont autant d’indices. L’établissement peut alors vous envoyer des publicités ciblées ou revendre l’information aux marques intéressées. 

Le passeport 
Lors de sa création ou de son renouvellement, les informations recueillies par l’administration sont enregistrées dans le fichier national des titres électroniques sécurisés (TES). On y trouve des données d’état civil (sexe, nom de famille, prénoms, date et lieu de naissance, liens de filiation, dont la nationalité des parents...), des données personnelles (couleur des yeux, taille, adresse postale, adresse électronique, numéro de téléphone) ainsi que les images numérisées du visage, de la signature du demandeur et de deux de ses empreintes digitales. Depuis mars 2016, la carte d’identité aussi est concernée par l’enregistrement des données. Le TES contiendra donc les données biométriques de tous les Français et, bien que le Gouvernement réfute cette hypothèse, il pourrait techniquement être utilisé à des fins d’identification judiciaire à partir des empreintes digitales ou de la reconnaissance faciale

La carte vitale 
Sur son écran, le professionnel de santé qui la scanne voit apparaître, entre autres, notre identité, note numéro de sécurité sociale et, éventuellement, le nom de notre médecin traitant, notre mutuelle complémentaire, la personne à prévenir en cas de nécessité... 
Les soins reçus et médicaments prescrits n’y figurent pas, afin que ces données sensibles ne puissent être dérobées. En revanche, depuis novembre 2016, tout Français peut demander à son médecin d’ouvrir sur Internet un fichier numérique partagé concernant toutes ses données médicales : comptes rendus hospitaliers et radiologiques, résultats d’analyses, antécédents, actes importants effectués, médicaments prescrits... C’est le patient qui décide quelles informations sont consultables par le personnel médical. 

ça m’intéresse, mai-juillet 2017

Scandale des fausses pages Facebook racistes : la gauche autrichienne s'effondre à 7 jours du vote


Un homme d'affaires employé par le parti du chancelier autrichien (SPÖ) avait mis en place de fausses pages Facebook de soutien à son adversaire de droite. Entre théories du complot et révélations, ce scandale pourrait coûter cher à la gauche... 

L'Autriche traverse une période politique des plus troublées. Un scandale sans précédent impliquant le Parti social-démocrate (SPÖ) devrait confirmer le triomphe annoncé du Parti populaire (ÖVP, droite libérale) et permettre au Parti de la liberté (FPÖ, droite radicale) d'obtenir la deuxième place lors des élections fédérales qui auront lieu le 15 octobre prochain. 

Tout a commencé par des révélations choc parues dans le magazine Profil et le journal Die Presse en septembre dernier. Ces médias ont mis à jour une opération «sous faux drapeaux» imputée au Parti social-démocrate dont l'objectif était de discréditer le candidat du Parti populaire, Sebastian Kurz (ÖVP), en diffusant de fausses informations à son sujet. Sur la page «Wir für Sebastian Kurz» («Nous soutenons Sebastian Kurz»), de nombreux propos racistes et antisémites ont été publiés afin de véhiculer une image xénophobe de l'électorat du Parti populaire et rebuter ainsi une bonne partie de l'électorat de droite

Sur la page «Die Wahrheit über Sebastian Kurz» («La vérité sur Sebastian Kurz»), qui s'affichait comme appartenant à la mouvance identitaire, l'objectif était au contraire de dissuader les électeurs d'extrême droite de se rallier au Parti populaire, en diffusant de fausses informations destinées à faire passer le parti pour laxiste en matière d'immigration

Mais derrière ses fausses pages Facebook de soutien au candidat du Parti populaire, Sebastian Kurz (ÖVP), se cachait en réalité un entrepreneur israélien du nom de Tal Silberstein, qui n'est autre qu'un ancien conseiller du chancelier social-démocrate Christian Kern (SPÖ), qui brigue un nouveau mandat

La gauche reléguée à la troisième place selon les sondages 
Sitôt le pot aux roses découvert, le scandale a pris une ampleur nationale contraignant, Georg Niedermühlbichler, le numéro 2 du Parti social-démocrate et directeur de campagne du chancelier-candidat Christian Kern, à démissionner le 2 octobre. Avant de quitter son poste, ce dernier avait néanmoins juré ne pas avoir été mis au courant de l'opération organisée par Tal Silberstein. «Notre parti n'a ni eu connaissance, ni commandé ni financé cette opération», avait-il déclaré lors d'une conférence de presse le jour même. 

Le chancelier social-démocrate doit désormais affronter ce que la presse autrichienne n'a pas tardé à appeler «une catastrophe nucléaire». Sa candidature était déjà fortement fragilisée par le fait qu'il avait dû remplacer au pied levé son prédécesseur, démissionnaire après l'éviction de son parti du second tour de la présidentielle en 2016. Le voici désormais soupçonné d'avoir voulu combler son retard en ayant recours à des procédés malhonnêtes et illégaux en dépit de ses multiples déclarations précisant qu'il n'était au courant de rien. 

Les tentatives de la gauche pour redresser la barre demeurent pour l'instant infructueuses. Un temps donné deuxième dans les sondages, le SPÖ a en effet amorcé un lent déclin dans les études d'opinion, perdant plusieurs points, pour se stabiliser autour de 22%. Un résultat inférieur à celui du Parti populaire (ÖVP) qui se situe aux alentours de 33% mais aussi à celui de la droite populiste du FPÖ qui receuille autour de 25% des intentions de vote. 

Alors qu'elle visait au moins la seconde place, la gauche se retrouve désormais à batailler pour ne pas passer derrière le FPÖ, ce parti anti-immigration qui avait échoué de peu à s'emparer de la présidence en 2016. «Kern n’a plus aucune chance», commentait Wolfgang Bachmayer, patron d’un des principaux instituts de sondage autrichiens dans le quotidien Kurier le 6 octobre. 

Contre-attaques et théories du complot : centre-gauche et droite libérale se déchirent 
Depuis que cette affaire a été rendue publique, le SPÖ comme l'ÖVP n'ont pas de mots assez durs l'un envers l'autre. Au cours de la cinquantaine de débats organisés entre les différents candidats, Sebastian Kurz, celui de la droite libérale, a accusé à de multiples reprises le Chancelier-candidat d'avoir voulu «ruiner le processus démocratique». 

De son côté, le SPÖ avait dans un premier temps pris soin de condamner et de se désolidariser de l'opération mise en place par Tal Silberstein. Mais depuis quelques jours, il semble avoir changé de stratégie. Il contre-attaque en sortant une autre affaire de sa manche, révélée le 5 octobre dernier par le Kurier : des membres du Parti populaire (ÖVP) auraient été mis au courant de l'existence de ces fausses pages Facebook et auraient proposé de l'argent à leurs administrateurs, encadrés par Tal Silberstein, pour révéler l'affaire.

Plusieurs membres du Parti social-démocrate vont même plus loin, dans ce que certains journaux autrichiens, à l'instar du Kronen Zeitung, qualifient de «théorie du complot». Ils s'étonnent en effet que les pages Facebook incriminées aient continué à fonctionner jusqu'en septembre, alors que Tal Silberstein, arrêté pour des soupçons de blanchiment d'argent en Israël au mois d'août, avait été remercié par le SPÖ à cette époque. Pourquoi a-t-il continué à défendre les intérêts du Parti social démocrate ? 

Le maire de Vienne, Michael Häupl, a été l'un des premiers membres du SPÖ à émettre des soupçons, s'interrogeant notamment le 2 octobre d'une déclaration de Sebastian Kurz. Au cours d'un ancien débat télévisé, ce dernier avait évoqué «les douze collaborateurs» de Tal Silbertein – un nombre qui n'avait alors encore jamais été relayé par la presse. «Il a l'air bien renseigné... Cela pose des questions», s'est étonné Michael Häupl. 

Alors que près de 6,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes le 15 octobre prochain, la bataille entre les sociaux-démocrates (SPÖ) et le Parti populaire (ÖVP) réjouit le Parti de la liberté (FPÖ), qui a mené une campagne très discrète, se contentant de rappeler que gauche social-démocrate et droite libérale gouvernaient le pays ensemble au sein d'une même coalition. 

Après leur éviction du second tour de la présidentielle en 2016 (elle avait opposé les candidats du FPÖ et des écologistes), le parti anti-immigration espère conforter sa position de nouveau parti incontournable. En arrachant la deuxième place, il pourrait même contraindre l'ÖVP à faire alliance avec lui pour former un gouvernement de coalition...

[Fréquence ODA] #63 Héros français


Fréquence Orages d'acier #63 : Héros Français, de France mon pote, de France!
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Emission avec François Meslier, Capitaine Danjou et Baudoin
présentée par Monsieur K.


1:00 Introduction, des héros Français, des exemples pas des souvenirs
1:30 Retour sur l'université d'été d'Academia Christiana,
5:00 Des héros mal connus ou méconnus, des hommes d'action, des Français,
6:55 d'Artagnan, les Cadets de Gascogne, le duel, 4.000 morts par an, siege de Maastricht, message politique de d'Artagnan : le combat pour la Souveraineté, films et postérité, Les vraies devises des mousquetaires,
20:00 Général de Lassale, général Courage, la vie Hussarde, Mementio Audere semper,

29:00 Hall of Shame
Pause musicale

36:00 Roland de Ronceveau, la légende, le pas de Roland, Roland et legende arthurienne, Le tracé de la frontière, la legende dans l'émergence de la conscience nationale, Qui a tué Rolland ? Les Basques ou les Mauresques? La Chanson de Roland : une fiction "identitaire" antimusulmane ou une leçon politique ? Une chanson épique et lyrique, Roland et la Chanson de Roland,
51:00 Georges de Villebois-Mareuil, Parrain de l'Action française, le Boer de Nantes,

54:00 Pierre Nord, militaire et romancier, espion, agent de Contre espionnage, auteur, espion des 14 ans, condamné à mort à 16, auteur dès 1936, prisonnier, évadé, Résistant, 80 ouvrages, Catholique et Conservateur, A lire !

mercredi 11 octobre 2017

La France s'engage à accueillir 10 000 réfugiés d'ici octobre 2019


Le ministère de l'Intérieur a annoncé que Paris allait entamer des missions au Niger et au Tchad pour identifier des personnes pouvant bénéficier du droit d'asile, sur des listes proposées par le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés. 

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui recevait le 9 octobre le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR) Filippo Grandi, a évoqué avec lui les mesures pour renforcer la protection et l'intégration des réfugiés en France, et notamment le plan «Garantir le droit d'asile, mieux maîtriser les flux migratoires» qui avait été présenté en Conseil des ministres le 12 juillet dernier. 

A l'issue de leur rencontre, le ministre de l'Intérieur a fait savoir que la France s'engageait à réinstaller 10 000 réfugiés sur son territoire d'ici octobre 2019, dont 3 000 issus de missions de protection au Niger et au Tchad, dans le cadre des programmes de réinstallation de migrants. 

Emmanuel Macron a laissé entendre que dans les prochaines semaines, des missions seraient lancées afin d'identifier des personnes, notamment celles qui pourraient bénéficier du droit d'asile en France. Ces personnes seront sélectionnées en fonction de listes proposées par le HCR. 

Menées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), ces missions ont pour but de mieux prévenir la situation depuis le Niger et le Tchad pour prévenir un afflux de migrants économiques non éligibles au droit d'asile, selon le chef de l'Etat. 

En plus des 3 000 réfugiés qui seront accueillis en France depuis le Niger et le Tchad, 7 000 autres personnes, issues de Turquie, du Liban ou encore de Jordanie seront elles aussi bienvenues. 

Emmanuel Macron a enfin annoncé une augmentation de 10 millions d'euros des concours de la France au HCR et à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). 

«L'Europe doit construire un espace commun de protection et de solidarité en créant un Office européen de l'asile et un programme commun d'intégration et de formation des réfugiés», a répété le président de la République.

Conférence Dextra du 13/10 : Le romantisme fasciste de Paul Sérant, par le Pr Olivier Dard


Chers amis, chers camarades, 

Avec la réédition de l’œuvre de Paul Sérant, nous avons la joie de recevoir le Professeur Olivier Dard, qui nous parlera de cet ouvrage, de son auteur qui a analysé le travail des écrivains politiques promouvant la création d'un nouvel ordre social. 

Nous vous attendons nombreux pour cette analyse scientifique et historique de l'histoire de France, constamment jugée, mais trop peu analysée de manière réfléchie. 

A vendredi ! 

Soyez ponctuels !

Le faux-nez catalan …


Paris Vox (Tribunes) – Avec la rentrée, c’est le retour de la retranscription écrite des chroniques d’Arnaud de Robert sur Radio Libertés, désormais hebdomadaires. Aujourd’hui, Arnaud de Robert revient sur la grave crise qui secoue la Catalogne. 

J’accorde une grande importance à la défense de l’identité. Non pas par identitarisme, mais parce que ce concept renferme en lui quelque chose d’instinctif et de vivant, de complexe et d’unique. J’accorde donc une importance égale à la défense de toutes les identités des peuples et particulièrement à ceux de l’Europe, berceau de ma civilisation. Je salue leur persistance, leur expression, la pluralité des langues et des usages, la beauté des écrits et des légendes. Je lutte contre le folklorisme ridicule et muséifié dans lequel l’oligarchie essaie, depuis les « Lumières » de les enfermer. Ces patries charnelles – que j’appelle matries pour rappeler cet instinct qui relie l’enfant à sa mère – sont nos racines profondes et c’est un devoir que de les préserver. Je milite depuis bien des années pour le principe de subsidiarité à l’échelon européen, principe qui donne sa pleine expression à l’identité, sa pleine autonomie au peuple sans retirer de la puissance à l’entité étatique sur laquelle repose la défense, les relations internationales et la macro-économie. Alors, pourquoi ce matin suis-je si perplexe sur ce référendum catalan ? Et bien parce qu’à mes yeux, ce feuilleton qui draine l’agenda médiatique depuis des semaines a tout de la mascarade, du vaudeville, de l’épiphénomène. Je n’y vois d’ailleurs que très difficilement l’expression d’une volonté populaire affirmée. Certes, le gouvernement de la région Catalogne a su exploiter au mieux les décisions de ces dernières années – pour le moins maladroites et parfois scandaleuses – du gouvernement espagnol qui a tenté de réduire l’amplitude d’autonomie patiemment obtenue. Mais je doute que sur le fond, ce même gouvernement catalan soit animé d’une volonté séparatiste guidée par la nécessité de survie de son peuple. Pourquoi ? Parce que malgré les dernières décisions idiotes de Madrid, il n’y a aucune répression sur la langue, la culture, les coutumes et le mode de vie des catalans. Rien en Catalogne n’est directement menacé par l’existence de l’Espagne, à part peut-être le niveau de vie. 

Parce que malgré les dernières décisions idiotes de Madrid, il n’y a aucune répression sur la langue, la culture, les coutumes et le mode de vie des catalans. Rien en Catalogne n’est directement menacé par l’existence de l’Espagne, à part peut-être le niveau de vie. 

Et c’est là à mon sens le nœud du problème et le moteur de la tenue de ce référendum. C’est un rapport de riche à pauvre bien plus qu’un réflexe de protection d’un peuple et d’une culture. La riche Catalogne n’entend pas servir de vache à lait à l’Espagne. Et pour arriver à ses fins – une Catalogne indépendante et donc en possibilité de jouer libéralement sur les marchés – le gouvernement catalan a su exciter la saine veine identitaire de son peuple en réactivant savamment l’antifascisme des années 30, l’anti-franquisme, la menace « macro-jacobine » espagnole pour reprendre leurs mots ! Détournement à peine dénié d’aspirations autonomistes légitimes pour des objectifs financiers d’enfants gâtés et capricieux sur fond d’enrichissement élitaire, de dumping social et d’évasion fiscale … Avec et c’est aussi tragique, la volonté de poursuivre le développement catalan vers plus d’ouverture, une ouverture qui se traduirait essentiellement par la régularisation immédiate de dizaines de milliers d’immigrés. Oui, l’Etat espagnol a très mal géré cette affaire. Oui, les images d’intervention musclée des force de l’ordre hier vont laisser des traces, radicaliser une partie du peuple voire réactiver une potentielle lutte armée. Oui aussi l’autonomie peut être un idéal. Mais l’indépendantisme, ce petit jacobinisme répondant au grand, n’est qu’une impasse. Une impasse qui profiterait au libéralisme, une impasse qui affaiblirait encore plus l’Europe. Car les états libéraux se défendent déjà si mal, je ne vois pas comment des régions ultralibérales pourraient faire mieux. En fait ce matin j’ai vraiment, mais vraiment du mal à comprendre que ce sujet référendaire ait pu occuper autant la presse ibérique et européenne quelques semaines seulement après le sanglant attentat de Barcelone. Tout comme j’ai du mal à saisir la démonstration de force brutale de l’Etat espagnol à l’égard des catalans, force que l’on aurait préféré la voir employer en direction des milliers de radicaux islamistes présent en Espagne. Tout cela sent vraiment la chimère et la puérilité. Un vrai trompe l’œil médiatique alors qu’hier, dans le monde réel, deux jeunes femmes sont mortes poignardées et égorgés par un islamiste fou. Il serait temps de retrouver le sens des priorités. 

Bonne semaine !

Les chevaux de Troie de l’ingérence américaine forment une myriade de petits ruisseaux convergeant dans la grande rivière des révolutions colorées


Les chevaux de Troie de l’ingérence américaine forment une myriade de petits ruisseaux convergeant dans la grande rivière des révolutions colorées (ou de couleur). De quoi s’agit-il ? De la forme postmoderne du coup d’Etat : multicolore, festif, jeune, sympa, féministe, adapté à la société de consommation et du spectacle, et ayant écarté les signes extérieurs d’autoritarisme du putsch de colonels à l’ancienne. Evidemment, derrière leur image souriante et compassionnelle, ces fausses insurrections spontanées conservent un but inchangé, qui est de renverser les régimes politiques considérés indésirables. Une revue non exhaustive : printemps de Pékin, place Tiananmen (1989), printemps de Damas, Syrie (2000), révolution des bulldozers, Serbie (2000), révolution des roses, Géorgie (2003), révolution orange, Ukraine (2004), du cèdre, Liban (2005) des tulipes, Kirghizstan (2005), bleue ou « en jean », Biélorussie (2005), de safran, Birmanie (2007), des neiges, Russie (2011), de jasmin ou « printemps arabe », Tunisie, Libye, Egypte, Syrie (2011), du vinaigre, Brésil (2013), des parapluies, Hong Kong (2014), de la dignité ou « EuroMaïdan », avec sa déclinaison motorisée « AutoMaïdan », ou simplement « Maïdan », Ukraine (2014). Les méthodes appliquées étant les mêmes, on peut y ajouter les troubles ayant agité de façon assez coordonnée divers pays en 1968 : printemps de Prague en Tchécoslovaquie, Mars 68 en Pologne, Mai 68 en France, émeutes de Pâques en Allemagne, bataille de Valle Giulia en Italie, etc. 

Le sociologue Saul Alinsky (1909-1972) est souvent crédité de la paternité de l’idée de révolution colorée. Maître à penser d’Hillary Clinton et de la Nouvelle gauche des années 60, il a contribué à faire avancer la pratique de l’ingénierie sociale avec ses études sur la mécanique du lien social – comment le créer, comment il se défait – la construction de communautés (team building) et la désorganisation sociale. Le théoricien le plus connu de la révolution colorée reste cependant Gene Sharp, politologue américain, fondateur de l’institut Albert Einstein affilié aux Affaires étrangères des USA, qui publiait en 1994 From Dictatorship to Democracy (De la dictature à la démocratie). Ce livre se présente comme un manuel scientifique de déstabilisation et de renversement non violent des dictatures – la révolution sera théoriquement zéro mort – procédant par la création d’un mouvement social pacifique, mais suffisamment massif et coordonné pour ébranler un régime politique jugé indésirable. Les grands principes définis par Gene Sharp relèvent aussi de l’ingénierie sociale : imiter la spontanéité (astroturfing), faire monter la défiance envers le pouvoir, viser systématiquement ses point faibles, trianguler les situations, etc. En revanche, la question des moyens financiers et logistiques dont les révolutionnaires ont besoin est peu traitée et n’est posée que dans sa relation à l’étranger : « De plus, une assistance internationale, financière ou prenant la forme d’aide dans le domaine de la communication peut être fournie directement aux forces démocratiques. [...] Déterminer à l’avance le genre d’assistance extérieure qui serait souhaitable pour soutenir telle ou telle campagne particulière ou la lutte générale de libération. Comment mobiliser et utiliser au mieux l’aide extérieure sans dépendre de facteurs externes instables ? Il faut prêter attention à des groupes extérieurs qui peuvent être susceptibles d’aider le mouvement et de mener une action appropriée, comme les organisations non gouvernementales (mouvements sociaux, groupes religieux ou politiques, syndicats ouvriers, etc.), les gouvernements et/ou les Nations unies et ses différents corps »*. 

*Gene Sharp, De la dictature à la démocratie – Un cadre conceptuel pour la libération, L’Harmattan, 2009, pp. 81-86. 

Lucien Cerise, Retour sur Maïdan. La guerre hybride de l’OTAN

mardi 10 octobre 2017

[Intox] Jugeant qu'il gagne assez, il rend ses allocations familiales à la CAF: "Je bénéficie déjà du système"



La machine de propagande étatique se met en marche pour revenir (à nouveau) sur le concept d'universalité des allocations familiales déjà fragilisé sous François Hollande. Rappelons que cette aide n'est pas basée sur le revenu de celui qui le reçoit, mais sur le principe que l'Etat s'engage à aider et à envoyer un signal positif à ceux qui donnent des enfants à la France, enfants qui en grandissant feront la France de demain. La mise en place d'un monde vénal où tout est mesuré uniquement à l'aune du "combien ça coûte", voue notre monde à la mort. En effet, il est plus confortable est plus économique de rester célibataire et jouisseur que de s'engager dans une relation durable avec une femme/mari et des enfants à éduquer, à nourrir et à former. Pourtant ces bonheurs n'ont pas de prix...
 

Le gouvernement envisage de supprimer les allocations familiales pour les ménages les plus aisés. Logique selon Hubert, chef d'entreprise en Gironde, qui a déjà décidé de ne pas toucher aux 117 euros que lui versent la CAF.

lu ici

Le conservatisme est la conscience du permanent et de l’essentiel, ce qui résiste au temps et qu’un choc révolutionnaire pourra libérer des formes périmées


De Nietzsche, les penseurs de la révolution conservatrice ont retenu le défi du nihilisme (« la mort de Dieu »), auquel ils répondent par une nouvelle recherche de sens. Pour eux, la religiosité nationale et celle de l’action éternisent ce que le destin individuel a d’éphémère. Le mythe de l’éternel retour conforte une vision cyclique de l’histoire en opposition radicale avec la vision linéaire et finaliste issue du christianisme et qu’ont laïcisée les Lumières. Saisie dans cette structure mentale et dans sa signification astronomique de retour au point initial, le mot « révolution » prend une profondeur inhabituelle. Il ne signifie pas seulement rupture et bouleversement, mais retournement, achèvement d’un cycle historique. Il porte en lui la promesse d’un nouveau départ. Quant au conservatisme, contrairement à son acception française, il ne suggère ni l’immobilisme ni l’attachement à des formes caduques. Tout au contraire, dans l’esprit du romantisme allemand, il est la conscience du permanent et de l’essentiel, ce qui résiste au temps et qu’un choc révolutionnaire pourra libérer des formes périmées. Cette idée d’une révolution assurant le resurgissement d’un ordre fondamental porte en elle un grand dynamisme. Elle prend appui sur la conviction métaphysique que l’époque est celle d’un interrègne entre un ordre déjà mort et un autre à venir, une sorte de « point zéro », comme dira Jünger, à partir duquel tout devient possible. 

Dominique Venner, Ernst Jünger

lundi 9 octobre 2017

[citation] Saint Ex et l'amour du groupe


Mon amour pour le groupe n’a pas besoin de s’énoncer. Il est composé de liens. Il est ma substance même. Je suis du groupe et voilà tout. Il s’agit d’un amour véritable, un réseau de liens qui fait devenir. 

Antoine de Saint-Exupéry

La crise est un mode de gouvernement


Nous autres révolutionnaires sommes les grands cocus de l’histoire moderne. Et l’on est toujours, d’une manière ou d’une autre, complice de son propre cocufiage. Le fait est douloureux, et donc généralement dénié. Nous avons eu dans la crise une foi aveugle, une foi si aveugle et si ancienne que nous n’avons pas vu comment l’ordre néolibéral en avait fait la pièce maîtresse de son arsenal. Marx écrivait au lendemain de 1848 : « Une nouvelle révolution n’est possible qu’à la suite d’une nouvelle crise. Mais l’une est aussi certaine que l’autre ». Et il passa effectivement le restant de ses jours, au moindre spasme de l’économie mondiale, à prophétiser la grande crise finale du capital, qu’il aura attendue en vain. Il y a encore des marxistes pour nous vendre la crise présente comme « The Big One », pour nous enjoindre à attendre leur curieuse espèce de Jugement dernier. 
     « Si tu veux imposer un changement, conseillait Milton Friedman à ses Chicago Boys, déclenche une crise ». Le capital, loin de redouter les crises, s’essaie désormais à les produire expérimentalement. Comme on déclenche des avalanches pour se réserver le choix de leur heure et la maîtrise de leur ampleur. Comme on brûle des plaines pour s’assurer que l’incendie qui les menace viendra mourir là, faute de combustible. « Où et quand » est une question d’opportunité ou de nécessité tactique. Il est de notoriété publique qu’à peine informé, en 2010, le directeur de l’Elstat, l’institut grec de statistiques, n’a eu de cesse de falsifier pour les aggraver les comptes de la dette du pays, afin de justifier l’intervention de la Troïka. C’est donc un fait que la « crise des dettes souveraines » a été lancée par un homme qui était alors encore un agent officiellement rémunéré du FMI, institution censée « aider » les pays à en sortir. Il s’agissait ici d’expérimenter grandeur nature, dans un pays européen, le projet néolibéral de refonte complète d’une société, les effets d’une bonne politique « d’ajustement structurel ». 
     Avec sa connotation médicale, la crise a été durant toute la modernité cette chose naturelle qui survenait de manière inopinée ou cyclique en posant l’échéance d’une décision, d’une décision qui mettrait un terme à l’insécurité générale de la situation critique. La fin en était heureuse ou malheureuse, selon la justesse de la médication appliquée. Le moment critique était aussi le moment de la critique – le bref intervalle où était ouvert le débat au sujet des symptômes et de la médicalisation. Il n’en est plus rien à présent. Le remède n’est plus là pour mettre fin à la crise. La crise est au contraire ouverte en vue d’introduire le remède. On parle dorénavant de « crise » à propos de ce que l’on entend restructurer, tout comme on désigne comme « terroristes » ceux que l’on s’apprête à frapper. La « crise des banlieues », en France, en 2005 aura ainsi annoncé la plus grande offensive urbanistique des trente dernières années contre lesdites « banlieues » orchestrée directement par le ministère de l’Intérieur. 
     Le discours de la crise est chez les néolibéraux un double discours – ils préfèrent parler, entre eux, de « double vérité ». D’un côté, la crise est le moment vivifiant de la ‘destruction créatrice’, créatrice d’opportunités, d’innovation, d’entrepreneurs dont seuls les meilleurs, les plus motivés, les plus compétitifs survivront. « C’est peut-être au fond le message du capitalisme : la ‘destruction créatrice’, le rejet de technologies désuètes et des vieux modes de production au profit de nouveaux sont la seule façon d’élever les niveaux de vie [...] Le capitalisme crée un conflit en chacun d’entre nous. Nous sommes tour à tour l’entrepreneur agressif et le pantouflard qui, au plus profond de lui-même, préfère une économie moins compétitive et stressante, où tout le monde gagnerait la même chose », écrit Alan Greenspan, le directeur de la Réserve fédéral américaine de 1987 à 2006. De l’autre côté, le discours de la crise intervient comme méthode politique de gestion des populations. La restructuration permanente de tout, des organigrammes comme des aides sociales, des entreprises comme des quartiers, est la seule façon d’organiser, par un bouleversement constant des conditions d’existence, l’inexistence du parti adverse. La rhétorique du changement sert à démanteler toute habitude, à briser tous les liens, à désarçonner toute certitude, à dissuader toute solidarité, à entretenir une insécurité existentielle chronique. Elle correspond à une stratégie qui se formule en ces termes : « Prévenir par la crise permanente toute crise effective ». Cela s’apparente, à l’échelle du quotidien, à la pratique contre-insurrectionnelle bien connue du « déstabiliser pour stabiliser », qui consiste pour les autorités à susciter volontairement le chaos afin de rendre l’ordre plus désirable que la révolution. Du micro-management à la gestion de pays entiers, maintenir la population dans une sorte d’état de choc permanent entretient la sidération, la déréliction à partir de quoi on fait de chacun et de tous à peu près ce que l’on veut. La dépression de masse qui frappe présentement les Grecs est le produit voulu de la politique de la Troïka, et non son effet collatéral
     C’est de n’avoir pas compris que la « crise » n’était pas un fait économique, mais une technique politique du gouvernement que certains se sont ridiculisés en proclamant à la hâte, avec l’explosion de l’arnaque des subprimes, la « mort du néolibéralisme ». Nous ne vivons pas une crise du capitalisme, mais au contraire le triomphe du capitalisme de crise. « La crise » signifie : le gouvernement croît. Elle est devenue l’ultima ratio de ce qui règne. La modernité mesurait tout à l’aune de l’arriération passée à laquelle elle prétendait nous arracher ; toute chose se mesure dorénavant à l’aune de son proche effondrement. Lorsque l’on divise par deux le traitement des fonctionnaires grecs, c’est en arguant de ce que l’on pourrait aussi bien ne plus les payer du tout. Chaque fois que l’on allonge le temps de cotisation des salariés français, c’est au prétexte de « sauver le système des retraites ». La crise présente, permanente et omnilatérale, n’est plus la crise classique, le moment décisif. Elle est au contraire fin sans fin, apocalypse durable, suspension indéfinie, différemment efficace de l’effondrement effectif, et pour cela état d’exception permanent. La crise actuelle ne promet plus rien ; elle tend à libérer, au contraire, qui gouverne de toute contrainte quant aux moyens déployés

Comité invisible, A nos amis